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Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.
Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez commencer par lire notre déclaration et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse.

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Texte Tract Brochure Correspondance Dossier
(In)Actualité de la démocratie directe De l’islam à l’islamisme... Islamismes, islamophobie, islamogauchisme (n° 21 bis) Discours informe ou recherche d’un éclectisme cohérent ? Le mouvement « Nuit debout » & contre la réforme du code du travail
Décembre 2016 Janvier 2015 Août 2016 Octobre 2016 Avril 2016
Textes à venir...

En guise d’éditorial...

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Sur les racines de la disparition de la pensée critique



Le projet d’autonomie, c’est-à-dire le projet pour une autotransformation radicale et démocratique de nos sociétés, ne peut se résumer à un changement de la structure politique et économique des régimes oligarchiques en place. Il nécessite en effet une mutation anthropologique, un changement radical en d’autres mots, qui toucherait toutes les sphères de la vie sociale, tant au niveau collectif qu’individuel. C’est précisément pour cette raison que toute tentative de revendiquer une telle perspective politique doit essayer d’élaborer une nouvelle forme de praxis, au sein de laquelle l’engagement proprement politique, au sens étroit du terme, se concilierait avec une tentative d’élucidation théorique. Dans le cadre de cette approche, il faut reconnaître un fait fondamental : depuis la fin des années 1970, il n’existe plus de tradition majeure de pensée politique critique.
Il y a bien évidemment des penseurs ou des auteurs qui, à titre individuel, continuent de critiquer les insti­tutions en place et proposant, parfois, leurs propres projets politiques censés les dépasser. Mais ils restent minoritaires et ne font partie d’aucun courant théorique et idéologique véritablement important en termes de retentissement social. Aucun renouveau n’aura lieu tant que cette situation ne sera pas élucidée.

Disparition de la pensée politique critique

La plupart des philosophes politiques considèrent les régimes sociaux des pays occidentaux comme al­lant de soi et se bornent à chercher des arguments pour les fonder et les légitimer théoriquement. Un consensus général s’est développé autour de l’idée que les régimes sociaux des pays occidentaux constituent la forme définitive de l’évolution politique de l’humanité. La seule chose, donc, que pourrait et devrait dé­sormais faire la philosophie politique, c’est essayer de trouver des moyens pour améliorer les mauvais côtés de ces régimes. Toute pensée qui voudrait dépasser les limites des institutions en place est aussitôt qualifiée d’antidémocratique, d’utopique, voire de totalitaire. Même les critiques des aspects des sociétés contempo­raines qui émergent ici et là, restent, le plus souvent, partielles, focalisées sur telle ou telle dimension parti­culière de l’institution sociale, même lorsque les questions posées exigent un traitement plus global (comme dans le cas de la question écologique, par exemple). (...)

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