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Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque. Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez lire notre déclaration.

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En guise d’éditorial...
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Ecole, éducation, société autonome


L’école est en crise. Il faudrait être aveugle et sourd pour l’ignorer tant on nous le serine à longueur de magazines, d’études sociologiques et de revues spécialisées : « baisse du niveau », « déclin de l’autorité », « démotivation », « violences », etc... Cette accumulation de symptômes spectaculaires, répandus dans toute la société, entretient le désarroi et empêche de comprendre les mécanismes d’effondrement qui opèrent. Face à cela, les pseudos-responsables multiplient en tous sens les mesures qui ne font qu’aggraver la situation : logiques sécuritaires, coupes budgétaires, gadgets technologiques, évaluations manageriales, scientisme pédagogique, multiplication des échelons et niches bureaucratiques,etc...

Historiquement, l’éducation est chargée de deux fonctions bien distinctes, correspondant aux deux tendances fondamentales de l’occident : l’ac­croissement permanent de la puissance économique et l’émancipation individuelle et collective. La pre­mière, utilitaire, consiste à éduquer les enfants au sens étroit du terme : leur fournir certains savoirs spéciali­sés qui rendront possible leur intégration dans la sphère de la production. La seconde fonction, hu­maniste, vise à cultiver les élèves en les initiant à ce qu’on appelle la « culture » (les grandes œuvres litté­raires, philosophiques et artistiques d’une société etc.). Évidemment, l’aspect culturel passe pour secon­daire alors qu’il est premier : C’est lui qui permet d’é­laborer sa propre personnalité au sein de l’humanité et de développer une certaine passion pour la connaissance, qui seule rend possible la compréhen­sion et la construction de savoirs spécialisés.

Mais ces deux fonctions que les institutions éducatives sont censées accomplir sont devenues contradictoires. La spécialisation du savoir, les fortes pressions qu’exercent l’économie et les exi­gences du marché du travail forcent l’école à s’orien­ter plutôt vers son aspect utilitaire, en méprisant son côté humaniste. Cette contradiction n’est qu’une par­tie de la crise anthropologique qui caractérise l’en­semble des sociétés contemporaines : les valeurs, la culture et les modes vie qui ont jusqu’à présent structuré la vie sociale sont en phase de décomposi­tion, écrasés sous le poids de la culture de masse et du consumérisme. La disparition progressive des mouvements contestataires de fond depuis les années 50 (aussi bien politiques et sociaux que culturels ou intellectuels) a laissé le champ libre au capitalisme débridé et a son propre modèle culturel. Comment, alors, former les jeunes à se hisser le plus haut pos­sible dans les hiérarchies hyper-compétitives du pou­voir et de l’argent en instrumentalisant tout à cette fin et, en même temps, éduquer à la connaissance pour elle-même, à la réflexion critique, à l’amour du bien commun ? (...)

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Citations

Lamartine A.

mardi 31 août 2010

Le noble et désintéressé comportement des ouvriers insurgés [de Lyon en 1831] a surpris et fasciné les contemporains, y compris ceux qui étaient chargés de la répression, tel Lamartine : « La ville a été prise d’assaut par quarante mille ouvrier, qui, une fois vainqueurs, se sont conduits comme des séminaristes ». A un ami, il écrit le 29 novembre 1831 : « Dans cette révolte immense, la politique n’a aucune part. C’est l’émeute de la faim. Les femmes criaient, en se jetant au-devant des corps : ’’Tuez-nous tous, nous n’auront plus faim...’’ (...) Nous attendions le pillage et l’incendie s’ils étaient vainqueurs. Rien. Pas un crime de sang-froid après le combat (...)Trois cent soldats sont tombés. Le Rhône était rouge. Cette pauvre garde [nationale] avait refusé de tirer la première sur des ouvriers qui ne demandaient que de l’ouvrage. Dix ou vingt imprudents de la garde ont commencé le feu. Tout s’est mêlé alors et confondu : Les femmes, les enfants, et le peuple passé au coté des ouvriers, dont le courage est d’autant plus inouï qu’ils étaient exténués de faim, en lambeaux. »

A. de Lamartine, cité in Ferro. M , « Histoire de France », OJ, p. 374