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Keynésianisme improbable



Gravité du dérèglement en cours

La gravité de la “crise économique”, que l’on pressentait considérable dès l’automne 2008 n’a cessé de se confirmer. La désintégration de l’ensemble du système bancaire et financier a paru tout à coup inéluctable, de l’avis même des spécialistes. Les procédés “miraculeux” de la prestidigitation financière n’avaient cessé de progresser depuis les années 1980, indifférents aux crises boursières et financières de 1987 et 1998 et 2000, s’en servant même pour approfondir leur emprise. En 2008, le premier réflexe des financiers aurait été de “partir avec la caisse”, tant ils considéraient la situation au-delà de tout rattrapage. L’ensemble du marché interbancaire s’était grippé en quelques jours à la suite de l’effondrement et de la liquidation de Lehman Brothers (automne 2008) et surtout de ce qu’avait révélé cette disparition brutale : l’interdépendance souterraine, non maîtrisée, de tous les circuits financiers, contaminés par les prêts toxiques sur lesquels reposaient la bulle immobilière aux États-Unis.

Cette situation résultait d’une immense économie d’endettement, aggravée par l’éradication méthodique de tous les garde-fous mis en oeuvre à la suite de la crise de 1929. On a vu se créer de véritables “banques hors les murs”, sans les mesures prudentielles qui régulaient au moins de façon approximative les errements et les risques. Le nouveau type d’organisation des banques d’affaires et d’investissement a amplifié à un degré exceptionnel une économie de surendettement, née en réponse aux deux grandes crises d’approvisionnement pétrolier en 1973 et 1979. Les prêts immobiliers risqués aux États-Unis ont fabriqué une “pyramide de Ponzi”, une cavalerie, dont les répercussions se sont étendues à l’ensemble des mécanismes financiers mondiaux : l’accumulation financière s’est faite aux dépens des nouveaux entrants, sans créer de richesse. Et la débâcle, inévitable, est devenue visible à partir de 2007.

A l’automne 2008, la propagation de l’effondrement à la manière d’un nouveau 1929 n’a été conjurée que par l’improvisation de mesures d’intervention étatique généralisées, à rebours de l’ensemble des préconisations néo-libérales martelées depuis la fin des années 1970. Le résultat a consisté en un transfert massif des dettes privées vers des dettes publiques déjà considérables, selon la vieille “méthode” de la socialisation des pertes, après la période de privatisation des profits. Cet effet d’aller et retour n’est jamais une simple péripétie : il permet de consolider un immense transfert de richesses vers les secteurs les plus parasitaires de l’économie. Les discours médiatiques ont alors assuré que l’économie réelle ne serait pas concernée par l’actuel dérèglement financier, qui n’aurait été qu’un sous-produit technique d’imprudences pourtant « systémiques », néologisme devenu la référence des commentaires journalistiques. Mais tout au long de 2008 et 2009, le dérèglement a envahi l’ensemble des économies, en commençant par les plus financiarisées. (...)

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