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Quelques mots de présentation [+]

  • Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.
  • Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ».
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Ce que pourrait être une société démocratique

Toute réflexion politique qui dépasse le stade élémentaire, toute réaction à l’actualité, tout mouvement contestataire, toute lutte pour quelque cause que ce soit, se heurte rapidement à l’organisation générale de la société et à la nécessité de la transformer en profondeur. Et simultanément surgit le fait incontestable qu’il n’existe plus aucun projet de société digne de ce nom, pour peu que les mots aient encore un sens [2].

On peut s’en réjouir, certes, à condition de ne pas examiner la marche du monde et l’état catastrophique d’un nombre impressionnant de domaines apparemment indépendants les uns des autres, ceux de l’énergie, de l’art, de la défense, de l’éducation ou encore de l’alimentation par exemple. Bien sûr, des rapports de forces, des luttes, des combats existent, un peu partout, et ils iront en se multipliant — ils ne visent finalement qu’une amélioration des sociétés existantes, préférant ignorer que celles-ci, dans leur fonctionnement et leurs principes, comme les modes de vie qui y sont attachés, sont condamnées à plus ou moins brève échéance. Les gens conscients de ces simples constats chercheraient-ils à définir, ne serait-ce que pour eux, les bases d’une autre organisation sociale, les voilà ligotés par les corsets idéologiques dont beaucoup sont issus des bilans terrifiants des expériences historiques du passé [3].

1 — De la nécessité de projets de sociétés

Cette absence de conceptions d’autres sociétés possibles, pourtant courantes depuis le XVIe siècle, ne sera comblée par aucune théorie, aucun texte, aucun groupe : ce ne peut qu’être la tâche de pans entiers de populations qui, pour l’instant, restent dans une inquiète expectative face au délabrement du monde. Ce texte n’ambitionne certainement pas de s’y substituer. Nous voulons d’abord établir la cohérence de notre démarche politique, souci qui devrait être celui de tout engagement sérieux. Mais il s’agit surtout, et bien plus, de jeter les bases d’un travail d’élaboration collective, qui s’avérera pour tous d’autant plus nécessaire que l’effondrement progressif de nos repères familiers ne peut qu’entraîner une cascade de remises en cause pour un nombre croissant d’entre nous.

Donner un sens aux mouvements actuels et futurs Plus personne ne conteste que l’humanité est en train de vivre un moment critique de son histoire, notamment de son histoire écologique, et les mouvements sociaux et politiques ne peuvent qu’en faire l’amère expérience. Butant sur l’impossible deuil de la société de consommation, ils restent encore confinés à la perspective de la restauration d’un monde qui disparaît inéluctablement [4]. Sans la définition pratique d’un véritable horizon politique, soit l’affirmation concrète d’une autre organisation de la société, ce sont toutes les initiatives populaires qui demeurent sans perspectives et jouent le rôle de marche-pied pour des dynamiques qui leur sont tout à fait étrangères. Cela est éclatant pour les soulèvements politiques qui ont secoué le monde arabe, mais aussi pour les grands rassemblements des pays du sud de l’Europe en 2011 ; et cela devrait l’être également pour les mouvements futurs, dont les « indignés » pourraient être les prodromes [5], pour peu que les grands déséquilibres géopolitiques ne les réduisent pas au silence d’une manière ou d’une autre. (...) --------Lire la suite...


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