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En guise d’éditorial : Islamisme, totalitarisme, impérialisme

L’ambition de ce texte est d’avancer quelques éléments d’analyse à des fins de compréhension du phénomène islamiste. Cela exige de se défaire d’un certain nombre d’idées reçues, fruits d’un arbre dont les racines idéologiques ne seront pas analysées ici [1]. Mais trois d’entre elles, particulièrement saillantes, méritent cependant d’être citées dans cette introduction afin de clarifier notre propos.
Aborder l’islamisme : trois idées reçues
La première consiste à croire que le mode de vie des sociétés occidentales incarne « l’idéal » des sociétés humaines – autrement dit que leurs attraits prouvent que, comme on l’entend souvent, « au fond tout le monde veut vivre tranquille » avec sa famille, sa maison, son chien et, sous-entendu, toute la société de consommation. Cet ethnocentrisme touchant veut ignorer la marche de l’Histoire tout autant que la complexité du psychisme humain : si le confort et l’indifférence peuvent effectivement anesthésier quelque temps la quête de sens, le besoin d’appartenance, les tendances à la domination et à l’accaparement, les poussées meurtrières et le désir de mort, ils ne les suppriment pas.
La seconde, implication logique de la première, serait que les désordres du monde, ses violences, son chaos et, partant, l’islamisme, trouvent leurs sources dans ce même Occident, ses imperfections transitoires, ses difficultés d’accès et que, par conséquent, lui seul serait à même de les résoudre. C’est là confondre l’influence de l’aire occidentale sur la marche du monde d’un côté et les réactions qu’elle suscite de l’autre. Ces réactions sont aussi diverses que la multitude des sociétés et des cultures qui doivent en assumer l’entière responsabilité : l’islamisme appartient à l’islam [2] comme l’ère Meiji au Japon. (...)
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Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Cependant, avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants ; ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant, mais aussi celle de la continuité du monde. Ces deux responsabilités ne coïncident aucunement et peuvent même entrer en conflit. En un certain sens, cette responsabilité du développement de l’enfant va contre le monde : l’enfant a besoin d’être tout particulièrement protégé et soigné pour éviter que le monde puisse le détruire. Mais ce monde a aussi besoin d’une protection qui l’empêche d’être dévasté et détruit par la vague des nouveaux venus qui déferle sur lui à chaque nouvelle génération. »
H. Arendt, « La crise de l’éducation » in La crise de la culture, p. 237-239.

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).








