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L’islamisme d’État En Marche…

Le projet gouvernemental de créer un « islam de France » ne date pas d’hier, c’est un peu l’Arlésienne… Pourrais-tu nous dire de quoi il s’agit ?
C’est la nouvelle tentative de l’État français d’« encadrer » les pratiques musulmanes sur son territoire. Ce besoin se fait de plus en plus pressant avec l’augmentation du nombre de pratiquants due à l’immigration légale ou illégale, aux descendants d’immigrés et aux « re-conversions » mais aussi pour lutter ou au moins contrôler la radicalisation de la religion musulmane à laquelle on assiste depuis maintenant une cinquantaine d’années, fortement liée à l’ingérence de beaucoup de pays musulmans, notamment par des financements opaques.
La première tentative remonte, je crois, à 1990 avec le Corif (Conseil d’orientation et de réflexion sur l’islam de France), entre le déclenchement de la guerre civile algérienne et la deuxième guerre du Golfe. Puis il y a eu la Fondation des œuvres de l’islam de France (FOIF) presque en même temps que le célèbre Conseil français du culte musulman (CFCM), entre 2002 et 2003 et, dernièrement, la Fondation de l’islam de France (FIF) en 2016. Mais ce ne sont que des coquilles vides qui n’ont rien « encadré » du tout…

Pourquoi ces échecs successifs ?
Ce ne sont des échecs que du point de vue républicain, parce que du point de vue islamiste toutes ces tractations ont encouragé les courants musulmans les plus radicaux donc l’islamisation progressive du pays. De là à dire qu’il y a sabotage, je ne sais pas, mais en tous cas, il y a clairement rapport de force entre les islamistes et l’État, même de ce point de vue institutionnel… On avance souvent comme explication principale les intérêts des pays d’origine des imams (Algérie, Maroc, Turquie essentiellement) et leur mise en concurrence, mais il y a aussi l’arrivisme des personnalités – qui ne connaît pas le fameux recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur ? – habitués à un fonctionnement quasi-maffieux. Donc rien de très représentatif ou démocratique…

Peut-être aussi des résistances des laïques ?
Oui : de l’autre côté du spectre il y a, tout autour des militants laïques, la réticence diffuse mais très forte de la population française, attachée à l’esprit et à la lettre de la laïcité, c’est-à-dire au fait que, selon la formule consacrée, « l’État ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ». Que la France se mette à organiser l’islam, cela revient, pour beaucoup, à revenir progressivement au Concordat, avec des curés, des rabbins, des imams fonctionnaires… Et entre les deux, il y a la « base musulmane », elle aussi réticente et sans doute pour plusieurs raisons contradictoires : certains sont attachés à la laïcité à la française, d’autres y verraient des contraintes à leurs croyances et pratiques religieuses – les meilleures comme les pires – mais tous refusent l’émergence d’un clergé qui n’a jamais existé dans l’histoire traditionnelle de l’islam sunnite (contrairement aux Chiites, comme en Iran, les imams et les ulémas ne sont théoriquement que consultatifs). Nous sommes donc ici à un point de contact entre plusieurs blocs culturels contradictoires : tradition catholique vs. tradition sunnite, laïcité vs. religion mais aussi libertés individuelles vs. intérêts communautaires. (...) --------Lire la suite...


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