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En guise d’éditorial : Premières remarques sur la crise ouverte par la pandémie

(...) 1 – Questions épidémiologiques

L’évidence était partagée par ceux qui voulaient savoir : nous étions entrés depuis de nombreuses décennies dans une nouvelle ère historique de pandémies.

Et cela pour des raisons, connues, de géopolitique (la « mondialisation », c’est-à-dire le brassage accéléré des objets, des humains et des espèces à l’échelle planétaire) et d’écologie (perturbation accrue des écosystèmes, y com­pris fossiles comme le permafrost, généralisation de l’élevage industriel, déve­loppement d’agents pathogènes résistants aux antibiotiques) mais aussi, souvent éludées, bio-anthropologiques : l’immunodépression chronique des modes de vie sédentaires dans des centres urbains surpeuplés, pollués, à l’alimentation déséquilibrée, et des campagnes à l’envi, accompagnée par la disparition pro­gressive du bon sens collectif (et des minimas de culture scientifique), et surtout par l’affaissement du sentiment d’appartenance, d’identité, d’intérêts communs.

Cette situation n’est pourtant pas nouvelle : c’est celle, mutatis mutandis, de tous les grands empires dans l’histoire, immanquablement ravagés par des épi­démies dévastatrices qui ont pu contribuer à des effondrements ou des refonda­tions. La dernière grande pandémie, la grippe espagnole de 1918-1919, ayant marqué l’aboutissement de la première mondialisation du XIXe, au sortir de la Première Guerre mondiale, premier affrontement colossal d’empires coloniaux de l’ère moderne. Mais si la plupart des épidémies importantes se sont propagées dans ces configurations de « grandes mêlées des peuples » ou d’États affaiblis, leurs impacts ont pu être très différents en fonction de la pente historique où elles se déroulaient – la grande peste du XIVe accompagnant paradoxalement l’émergence de l’Occident, la Renaissance.

Placé dans cette perspective, le Covid-19 est une pathologie relativement bénigne – il suffit de comparer avec les dévastations provoquées par la peste ou le typhus, ou même la grippe de Hong Kong de 1968-1968, qui avait fait, rien qu’en France, plus de 30 000 morts en deux mois. Il constituerait donc plutôt un aver­tis­sement (les MERS, SRAS, Ebola… n’ayant pas été entendus en Occi­dent) et un entraînement à de futures pandémies qui ne manqueront pas de surve­nir dans les conditions actuelles. De ce point de vue, ce que nous vivons est une occasion historique inespérée, et in extremis, d’éviter des cataclysmes à venir.

Les inconnues qui entourent le virus SARS-CoV-2 sont nombreuses et leurs levées progressives vont déterminer la sortie de la pandémie :

  • Y a-t-il d’éventuelles séquelles sur l’organisme, à moyen ou long terme, d’une infection, ainsi qu’une possibilité d’immunité acquise (une première infection ne protégerait sinon pas de la suivante) ? ;
  • Nous ignorons si la pandémie va se dérouler en plusieurs vagues successives (la deuxième de la grippe espagnole avait été la plus mortelle), ni si le virus ne va pas devenir endémique, revenant saisonnièrement sous une forme alté­rée ;
  • La découverte de médicaments adéquats semble sur la bonne voie, même s’il est possible qu’ils ne soient pas une panacée ; idem pour le vaccin, promis pour dans un an, sans que sa réalisation ou son efficacité technique ne soient, là aussi, certaines ;
  • Enfin, corrélé à ce qui précède, des mutations du virus sont toujours possibles et même probables, à mesure que l’épidémie s’étend et rencontre des popula­tions différentes.(...)
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