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Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque. Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez lire notre déclaration.

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En guise d’éditorial...
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« Irradiés de tous les pays, unissons-nous ! »


Le temps des hypothèses sur le nucléaire est fini. De Hiroshima à Tchernobyl, de Three Mile Island à Goiania, les faits ont suffisamment parlé. Par ces preuves catastrophiques, mais aussi dans son existence moins déflagrante, le nucléaire s’affirme aujourd’hui comme l’un des instruments privilégiés de l’édification de nouvelles conditions de survie auxquelles les hommes sont contraints de s’adapter alors même qu’elles les tuent à petit feu.

L’industrie nucléaire civile et militaire est l’exemple le plus extrême et le plus significatif des conséquences désastreuses qu’inflige à l’humanité un développement de la production émancipée de toute raison humaine, soumis aux seuls impératifs de l’économie autonome. La mise en route du programme nucléaire a été, dès le début, le type même d’activité productrice excluant le vivant et cela à double titre : biologique et historique.

Avant tout, comme tout au long de l’ère industrielle, les artisans de sa mise en œuvre se sont permis de faire abstraction du temps, mais à un degré jamais atteint auparavant : des découvertes scientifiques (radioactivité, théorie des quanta, fission et fusion de l’atome) ont été immédiatement utilisées à des fins militaires d’abord, économiques ensuite, sans qu’il ait été tenu compte des effets biologiques à long terme que pouvait avoir leur usage, ni des problèmes technologiques que pouvait poser une exploitation à grande échelle de l’énergie atomique et, surtout, sans que les populations concernées aient eu la possibilité de décider autrement. On a ainsi ôté aux hommes la capacité de modifier, au moins sur ce point, leur sort. Ce qu’aucun tyran n’avait jamais réussi : imposer sa domination pour 24 000 ans (c’est la demi-vie du plutonium 239), le nucléaire y est parvenu. L’histoire ne pourra plus se faire sans tenir compte de ce cadeau empoisonné, de cette tunique de Nessus passée à l’humanité.

Ensuite, le nucléaire, venant ajouter ses effets aux dommages que les autres formes de pollution infligent à la planète, en a les deux caractéristiques majeures : d’une part, celles qui interviennent en fin de chaîne, comme résultat d’un processus cumulatif, tels la destruction de la couche d’ozone, les pluies acides, les conséquences variées de l’usage des pesticides ; d’autre part, les catastrophes résultant d’un accident dans une unité de production ou de stockage, comme celle de Seveso, Bhopal ou des usines Sandoz. La radioactivité s’accumule inexorablement sur terre et les « accidents » se multiplient dans les centrales ; les bombes s’amoncellent dans les arsenaux en attendant les futurs accidents de l’IDS (Initiative de Défense Stratégique, prétendu bouclier des Etats-Unis chargé d’automatiser la guerre nucléaire).

Ainsi, le nucléaire révèle et résume ce phénomène sans précédent d’accélération du processus de destruction de la vie, duquel participe chaque nuisance particulière. Jamais l’existence de la planète n’a été remise en question dans une telle fuite en avant du développement scientifique et technique, à tel point séparé de ses bases humaines. Et pourtant, ce péril a été imposé aux populations du monde entier. (...)

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Citations

J. - L. Godart

jeudi 11 février 2010

Personne n’a vécu dans le passé, personne ne vivra dans le futur. Le présent est la forme de toute vie. C’est une possession qu’aucun mal ne peut lui arracher. Le temps est comme un cercle qui tournerait sans fin. L’arc qui descend est le passé celui qui monte est l’avenir… Toute a été dit, à moins que les mots ne changent de sens et les sens de mot. N’est-il pas évident qu’une personne vivant de façon habituelle d’un coté de la souffrance exige une autre sorte de religion ; qu’une personne vivant de façon habituelle de l’autre coté ? Avant nous, il n’y avait rien ici, ni personne. Nous y sommes totalement seuls. Nous y sommes uniques, épouvantablement uniques. La signification des mots et des expressions n’est plus perçue. Un mot isolé, un détail isolé dans un dessin peuvent être compris ; mais la signification de l’ensemble échappe. Une fois que nous connaissons un, nous croyons que nous connaissons deux. Or, ce que un plus un égal deux, nous oublions qu’auparavant il faut savoir ce qu’est plus. Ce sont des actes des hommes, à travers les siècles passés qui, peu à peu vont les détruire logiquement. Moi, Alpha 60, je ne suis que le moyen logique de cette destruction. (…) Que ce soit dans le mode, dit capitaliste, le mode communiste, il n’y a pas une volonté méchante d’assujettir les hommes dans la puissance de l’endoctrinement, celle de la finance, mais uniquement l’ambition naturelle de toute organisation de planifier tout son action.

Godard J. L. (1965) Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution.