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En guise d’éditorial : « Le discours de l’écologie (dé)coloniale est une arnaque totale »

Cyrille : Bonsoir vous êtes bien sur Radio Libertaire 89.4 Fm, c’est l’émission Offensive Sonore qui commence, comme un vendredi sur deux de 21h30 à 22 heures. On va parler d’écologie (dé)coloniale avec beaucoup d’intervenants pour une fois, puisqu’on est quatre. C’est toujours une émission enregistrée à distance et il y a Quentin, Rimso, Daman et moi-même et nous allons débattre d’une nouvelle tendance qui s’appelle l’écologie (dé)coloniale. Je propose que Quentin tu définisses un peu ce que c’est… On va aborder plusieurs points mais commençons par définir ce qu’on appelle actuellement l’écologie (dé)coloniale du point de vue des acteurs, de ceux qui en font la promotion.
Quentin : En réalité l’écologie (dé)coloniale est très simple à comprendre : c’est uniquement les thèses dites (dé)coloniales ou (anti)indigénistes, c’est-à-dire racialistes ou communautaristes et islamistes qui sont appliquées au domaine de l’écologie. C’est assez simple, il suffit donc d’avoir suivi un petit peu la vie politique française depuis une dizaine d’années et on voit à peu près de quoi il retourne. Ça va demander évidemment un peu plus d’attention mais globalement le principe est assez limpide. Donc, il y a une montée en puissance depuis quelques années, particulièrement depuis deux ans, depuis les municipales et on verra pourquoi, il y a une affirmation croissante de cette écologie-là dans la plupart des groupes militants, dans l’écologie officielle aussi et dans les universités. Tout cela est un sujet de préoccupation parce qu’il y a à la fois un vide du côté des écolos et une affirmation de plus en plus importante du côté de la mouvance (dé)coloniale, (anti)indigéniste, etc. (...)
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Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Placés devant un but aussi grand, [les grandes personnalités historiques] se sont audacieusement proposé de le servir contre toute l’opinion des hommes. Ce n’est pas le bonheur qu’ils ont choisi, mais la peine, le combat et le travail pour leur but. Leur but une fois atteint, ils n’en sont pas venus à une paisible jouissance, ils n’ont pas été heureux. Leur être a été leur action, leur passion a déterminé toute leur nature, tout leur caractère. Leur but atteint, ils sont tomés comme des douilles vides. Ils ont eu peut-être du mal à aller jusqu’au bout de leur chemin ; et à l’instant où ils y sont arrivés, ils sont morts – jeunes comme Alexandre, assassinés comme César, déportés comme Napoléon. Qu’ont-ils gagné, c’est leur concept, leur but, ce qu’ils ont accompli. Ils n’ont rien gagné d’autre ; ils n’ont pas connu la jouissance paisible. C’est une affreuse consolation de savoir que les hommes historiques n’ont pas été ce qu’on appelle heureux. Mais seule la vie privée, laquelle ne peut exister que dans des conditions extérieures très différentes, peut connaître le bonheur. Ceux qui ont besoin d’une consolation aussi affreuse peuvent la chercher dans l’histoire. Mais seule la jalousie en a besoin, la jalousie qui est gênée par ce qui est grand et excellent et qui cherche à l’amoindrir et à lui trouver des défauts. Les grands ne furent grand que parce qu’ils ont été malheureux : ainsi raisonne la jalousie pour pouvoir supporter la grandeur et se mettre sur un pied d’égalité avec elle. Dans les temps modernes aussi, il a été abondamment prouvé que les princes ne sont pas heureux sur leur trône. On le leur concède donc et l’on trouve tolérable de n’y pas être assis. Mais l’homme libre n’est point jaloux ; il reconnaît volontiers ce qui est grand et se réjouit que cela puisse exister. »
G. W. F. Hegel, La raison dans l’histoire, 1837

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).






