Bienvenue sur le site Lieux Communs

Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.

Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez commencer par lire notre présentation et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse, ou de nous écrire ici ou .

Nos dernières productions

Entretien
Enseigner... la catastrophe
Septembre 2018
Recension
« La ruée vers l’Europe » de S. Smith
Août 2018
Texte
Effondrement et permanence de l’idéologie
Juillet 2018
Émission
La démocratie directe et ses lieux communs
Mai 2018
Brochure
L’horizon impérial (n° 23). Sociétés chaotiques et logique d’empire
Mars 2018
Livre
Sur les fondements idéologiques et les destinées politiques du revenu d’existence
Mars 2018
Correspondance
Anmerkungen zur „Erklärung von Lieux Communs“
Février 2018
Tract
Élections 2017 : le coup d’État oligarchique
Juin 2017

En guise d’éditorial...

Nous, immigrés arabes, face à nos choix politiques

(...) D’où parlons-nous ?

Nous tenons non pas à la liberté de spéculer, de produire et de consommer de la camelote, mais bien à la liberté de critiquer nos sociétés dans l’espoir de les transformer, et de prendre nous-mêmes en main nos vies et le sort de nos collec­tivités. Nous sommes pour l’appropriation mondiale de cer­taines valeurs dont la culture occidentale est porteuse. Certaines sont incarnées dans des ins­titutions et ont un statut d’effecti­vité en France ; notamment les principes de laï­cité et d’éga­lité, les droits des femmes, la liberté d’expres­sion et de contes­tation. Nous sous­crivons à ces valeurs, conquises et inachevées, que nous ju­geons préfé­rables à bien d’autres que porte l’Occident, notamment à celle de l’obsession écono­mique et de la compé­tition qu’elle engendre entre les indivi­dus. Mais nous te­nons également à un certain art de vivre maghré­bin, que nous avons reçu en hé­ritage et dans lequel nous puisons ce qui nous semble à même de com­battre les aspects les plus aliénants de l’évolution des cultures occiden­tale et arabo-musulm­ane. Nous pensons que cet art de vivre est mena­cé non seule­ment par l’occidentalisation de la planète mais également par le dévelop­pement de l’isla­misme radi­cal. Nous sommes donc pour la reprise cri­tique des valeurs et des pra­tiques que portent ces deux ci­vilisations.

Ces positions ne sont pas abstraites : lorsqu’en France, on oublie les prin­cipes égalitaires et d’émanci­pation pour se réfugier dans le divertissement et le consu­mérisme, on peut difficilement re­procher aux im­migrés installés en France de se mettre au diapason... Les immigrés arabes ne sont ni plus ni moins que les socié­tés qui les habitent. Ils sont arabes et français et bien d’autres choses en­core. Leurs situations ne les rendent donc pas plus à même de porter un quelconque projet de démo­cratie radicale que quiconque en France, mais ne les exonèrent pas plus des comptes qu’ils ont à rendre sur ce qu’ils font, ce qu’ils sont, ce qu’ils veulent. Notre démarche contraste donc d’avec l’ambiance actuelle, puisque ici comme ailleurs, l’heure est à la re­cherche de boucs émis­saires pour en faire les responsables de nos maux et l’élection de grands ou petits sauveurs pour ne plus avoir à croire en nous-mêmes. Plus personne ne prend ses respon­sabilités dans notre histoire collec­tive, fa­miliale, nationale ou méditerra­néenne, à l’heure où le développe­ment ef­fectif du projet théocratique islamiste tend à ruiner tout effort de bâtir des socié­tés vivables.

La fascisation de l’islam

Qu’appelons nous le projet islamiste ? C’est la mise en œuvre d’une socié­té théocratique et dictato­riale, xénophobe et ségrégationniste, fondée sur des lois re­ligieuses, donc indiscutables. C’est la volonté d’insti­tuer des sociétés du même type que celles du moyen âge où se déploie l’Inquisition, ou encore celle de la Chine traditionnelle ou du Japon de l’aube de la modernité. C’est la vo­lonté de dominer le monde et de remplacer l’Occident, si haï car si admiré, dans ce rôle. [Il s’agit, comme le fit le nazisme auprès des Allemands, d’exa­cerber le ressentim­ent chez tous les musulmans et d’éveiller la nostalgie de l’em­pire, ici du Califat, thématiques abordées explicitement par les isla­mistes tuni­siens depuis la campagne électorale d’octobre.] Ce projet s’ap­puie notamment sur la pré­gnance de normes religieuses dans les Constitutions de tous les pays musul­mans – mis à part le Liban – qui, des plus laïcs et inspi­rés par l’Occident (Tunisie, Turquie, Algérie,...) aux plus islamistes (Barheïn, Qa­tar, Ara­bie Saou­dite,...), ont toujours maintenu tout ou partie des lois fon­dées par l’islam dans leur législa­tion. Ainsi, par exemple, dans tous les pays arabes, des lois inter­disent à un non-musulman d’épouser une mu­sulmane, sauf si l’homme se convertit à la foi de sa future épouse. Le débat sur la réfé­rence à l’origine ju­déo-chrétienne des Euro­péens dans la Constitution euro­péenne, quoi qu’on en pense, a pu se poser. Ini­tier un tel débat au sein du monde ara­bo-musulman est tout simplement impos­sible encore à l’heure ac­tuelle : la ques­tion pour les Etats arabes, qu’ils soient pro­gressistes ou isla­mistes radi­caux, est réglée et depuis fort longtemps. La base de leur législation est la Shari’a, plus ou moins présente et appliquée en fonc­tion des pays. Car, pour les musulmans, la religion et la « citoyenneté » sont confon­dues historiquem­ent de­puis la naissance de l’islam. C’est cette prégnance de l’islam et dans les lois et dans la vie civile que le projet islamiste veut radica­liser. Il en­tend pour cela raviver une division traditionnelle encore présente dans l’esprit de cer­tains musulmans. Traditionnellement, ces derniers divisent le monde en trois zones : il y a d’abord Dar islam : Maison / Terre de l’islam, lieux où les mu­sulmans sont dominants et où la société est en­tièrement régie par des lois isla­miques ; ensuite, Dar el daw’a : Maison / Terre de prédication, ap­pelée aussi Dar solh, Terre où l’islam doit être restauré : pays non-musulmans dont la conquête se doit d’être subtile car limitée par des traités de paix provi­soires et relatifs aux rapports de forces et aux enjeux divers en pré­sence. Et en­fin, Dar arb, Maison / Terre de guerre, territoires non-musulmans à conquérir par la force et à soumettre, appelés aussi Dar el koufar, terre de mé­créants. Ces deux derniers termes englobent bien entendu la France. Comment, dès lors, interp­réter les récentes et généreuses propositions d’aides financières du Qatar pour la ré­habilitation de certaines banlieues françaises où nous vivons et qui sont socialement et matérielle­ment en ruine ; ou encore les non moins géné­reuses subventions des pays du Golfe à la vie associa­tive « culturelle et cultuelle » en France ? Comment entendre les revendications des musulmans en France pour la prise en compte de leur religion dans l’arsenal juridique, les ins­tallations munici­pales, ou encore dans les pratiques médicales d’un pays pour­tant laïc ? (...)
-------------Lire l’article...


Articles les plus récents

vendredi 12 octobre 2018
par  LieuxCommuns

Le giustificazioni teoriche dell’oligarchia

Tratto dall’opuscolo : Les justifications théoriques de l’oligarchie dans la brochure Démocratie directe : principes, enjeux, perspectives – Première partie : Contre l’oligarchie, ses fondements politiques, sociaux et idéologiques, avril 2013. https://istrixistrix.noblogs.org/po... La democrazia (...)

jeudi 4 octobre 2018
par  LieuxCommuns

La multiculturalie s’est incarnée avec ’Nuit rouge’ (dite ’Nuit debout’)

Textes extraits du bulletin de Guy Fargette « Le Crépuscule du XXe siècle » n°31-32, octobre 2016. La satisfaction des partisans du multiculturalisme est compréhensible devant les succès immenses, si longuement préparés, que leur idéal ne cesse de rencontrer un peu partout dans le monde occidental. Il (...)

jeudi 27 septembre 2018
par  LieuxCommuns

Nous aider

L’autonomie des uns commençant là où commence celle des autres, ce sont vos libres initiatives qui nous intéressent en premier lieu. Mais nous ne refusons pas les coups de mains, réguliers ou occasionnels, au-delà des discussions autour des idées que nous avançons. Cette page est consacrée à nos (...)

dimanche 23 septembre 2018
par  LieuxCommuns

On parle de nous...

En vrac, quelques liens vers les pages de sites qui nous ont mis en lien sans intervention de notre part, classés par période au fil de leur récolte, c’est à dire des connexions avérées. Il peut s’agir d’un lien permanent mis sur un site, d’une référence hypertexte dans un document, dans un forum, un (...)

jeudi 20 septembre 2018
par  LieuxCommuns

« Le bordel des conspirations et la conspiration des bordels »

Partie inachevée intitulée « Le tiers-Monde », rédigée en 1983, incluse dans le chapitre « Le rapport des forces vives : stratégie russe et non-stratégie américaine » qui devait s’inclure dans le second volume prévu de « Devant la Guerre », publié dans « Guerre et théories de la guerre. Écrits politiques (...)

jeudi 13 septembre 2018
par  LieuxCommuns

Enseigner... la catastrophe (2/2)

Voir la première partie (.../...) On va revenir sur tout ça, mais comme tu parles de la célèbre « baisse du niveau », il faut que je te relance dessus... Pour toi, c’est une réalité... D’abord c’est difficile à évaluer concrètement de mon seul point de vue, par manque d’éléments de comparaison puisque je (...)