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En guise d’éditorial : La démocratie athénienne : fausses et vraies questions

Cela commence déjà à Athènes, et pas plus tard qu’au IVe siècle. C’est Platon, c’est la vue de la démocratie comme le pouvoir du vulgum pecus, des illettrés qui croient savoir mieux que les gens qui savent vraiment, qui assassinent les généraux, qui assassinent Socrate, etc. Je passe sur les vingt-deux siècles qui suivent, je note simplement le quasi-renversement qui s’opère au moment de la Révolution française et le beau texte de Vidal-Naquet, « Athènes bourgeoise » [1], je rappelle surtout la grande inversion qui a lieu en Angleterre vers 1860 avec le travail du grand George Grote, à laquelle font suite les pastorales wilhelminiennes en Allemagne avec Wilamowitz, des courants analogues en France etc. – sans oublier les tentatives d’appropriation d’une Grèce « dorienne » par les nazis. C’est sans doute l’objet le plus riche disponible (seule l’histoire du christianisme est, de ce point de vue, aussi riche) pour servir à une étude sur l’imaginaire social-historique comme source non pas même de ré-interprétation, mais de recréation d’une époque fondatrice par les époques suivantes selon le propre imaginaire de ces dernières. Du reste, l’opposition Athènes/Rome joue encore un rôle en France. Enfant, je lisais la grande Histoire romaine de Victor Duruy dont la préface se termine sur un appel aux Français, les invitant à étudier l’histoire romaine, car – c’est la dernière phrase de la préface et, soixante ans après, elle reste dans ma mémoire –, « plus encore que d’Athènes, c’est de Rome que nous sommes les héritiers ». Or récemment encore, Claude Nicolet a repris en fait cette idée. Reste-t-il même un grain de vérité à cela ? (...)
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Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Cependant, avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants ; ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant, mais aussi celle de la continuité du monde. Ces deux responsabilités ne coïncident aucunement et peuvent même entrer en conflit. En un certain sens, cette responsabilité du développement de l’enfant va contre le monde : l’enfant a besoin d’être tout particulièrement protégé et soigné pour éviter que le monde puisse le détruire. Mais ce monde a aussi besoin d’une protection qui l’empêche d’être dévasté et détruit par la vague des nouveaux venus qui déferle sur lui à chaque nouvelle génération. »
H. Arendt, « La crise de l’éducation » in La crise de la culture, p. 237-239.

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).







