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En guise d’éditorial : « La paix sociale sexuelle est achetée au prix du silence… »

(...) Je commencerai par des témoignages non écrits dont je me souviens, mais qui sont restés pour moi assez révélateurs de la détresse et de la brutalité de l’environnement pour ces jeunes.
Tous les jours, tous les soirs, qu’il pleuve ou qu’il vente, dans des coins de collèges ou lycées (oui oui, collèges aussi), des arrière-cours d’immeubles, des apparts ou des voitures en fond de parking, des jeunes filles se font défoncer la gueule, la dignité ou le fondement dans une totale indifférence, non si pardon, par-ci par-là des « Ouh oh, la, la ! Quelle horreur ! Ça fait jeune, pauvre gamine… merci, au revoir ». Au cas où certains ne s’en rendraient pas encore compte, zone de non-droit ne veut rien dire, parce qu’il y a bien un droit : celui du plus fort. Un droit, une loi et même des usages.
Alors voilà. Entendus, recueillis à l’hosto ou dans divers services sociaux, souvent redondants, donnant lieu à des plaintes ou non selon le souhait des adolescentes, ici des témoignages dont l’anonymat reste bien sûr ssentiel.
Ils se répètent et très souvent se ressemblent :
« On sortait du collège, il m’a dit raccompagne-moi juste chez moi et il a porté mon sac avec mes affaires dedans. Quand on était devant sa porte il a ouvert et a jeté mon sac au fond du couloir, j’ai dit pourquoi tu fais ça et j’ai couru chercher mon sac, après il a fermé la porte et il a insisté deux heures, j’avais peur que sa mère revienne alors on l’a fait, après j’ai dû partir vite, c’était ma première fois. J’ai oublié mon sac mais il a crié quand j’ai sonné. Je suis rentrée et c’est là que mon cousin m’a tapée parce que tout le monde avait fini le repas, on m’attendait, j’ai rien osé dire » (...)
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Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Les soleils sont de formidables machines à la fois horlogères, motrices, fabricatrices. Ils produisent des atomes lourds, c’est-à-dire de l’organisation complexe, et du rayonnement, c’est-à-dire la manne dont se nourrit la vie. En bref, tout ce qui dans le cosmos est ordre et organisation, tout ce qui produit toujours plus d’ordre et d’organisation a pour source un soleil. Or, il faut le remarquer inlassablement : cette machine à feu est en feu. Le soleil est en flamme. Notre soleil n’éclaire pas comme une lampe. Il crache le feu, il pète le feu, dans une auto-consomption insensée, une dépense folle que n’avait prévu nul traité d’économie cosmique. Son noyau est un pur chaos. C’est une gigantesque bombe à hydrogène permanente, c’est un réacteur nucléaire en furie. Créé en catastrophe, s’allumant à la température même de sa destruction, il vit en catastrophe, puisque sa régulation est faite de l’antagonisme d’une rétroaction explosive et d’une rétroaction implosive. Il va tôt ou tard vers l’une ou l’autre destruction, l’hyperconcentration ou l’ultime gerbe de feu de la nova ou supernova ? Ainsi les milliards de milliards de soleils sont à la fois l’ordre suprême, l’organisation physique admirable, et le chaos volcanique de notre cosmos. »
E. Morin, La méthode I — La nature de la nature, 1977

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).








