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Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez commencer par lire notre déclaration et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse.

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En guise d’éditorial...

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Le pouvoir entre paranoïa et perversion



Le pouvoir a toujours un visage, il trouve son incarnation dans un individu ou dans un groupe qui médiatise les rapports du peuple avec l’État, des travailleurs avec l’entreprise. C’est ce visage qu’il nous faut maintenant tenter de dévoiler (du moins en partie) pour essayer de comprendre les raisons pour lesquelles les forces de mort agissent avec un tel impact dans la société. Ceci ne signifie pas que notre visée soit psychologique, qu’elle tente de réduire les phénomènes sociaux à Faction de quelques personnes. Notre but est au contraire de tenter de saisir pour­quoi des systèmes sociaux s’identifient, à un moment donné, à certains types d’individus, les acceptent (ou les intronisent) comme chefs, y font écho, les raisons pour lesquelles ils façon­nent les hommes suivant un certain registre et marginalisent ceux qui n’adhèrent pas à ce pattern, pourquoi des sociétés tout entières deviennent folles, même si cette folie apparaît comme parfaitement acceptable à ses membres.
Il nous a semblé que les deux figures essentielles de chefs que nous rencontrons dans le monde moderne, le leader charismatique et le technocrate, pouvaient être décrites et leur action sociale éclairée, en se référant à deux catégories ayant un rapport spécifique avec la loi (le pouvoir institué) et le désir : le paranoïaque et le pervers.

LE PARANOÏAQUE OU LA MISSION SALVATRICE

Le paranoïaque parle. Le discours, l’écriture sont les preuves de son existence, de sa puissance. Ce qu’il énonce, c’est non seulement sa grandeur (ou sa persécution), c’est un message de sauvetage, de rédemption de l’humanité. Le paranoïaque est un messie, envoyé pour remettre de l’ordre et pour assurer le règne de la vraie loi, dont il est seul porte-parole possible. Ce qu’il ’annonce, c’est une nouvelle origine et une nouvelle fondation du système social à partir de son entrée dans le monde.
Son discours s’articule sur trois fantasmes principaux : la culpabilité du monde ; la nécessité de la rédemption (de changement du monde) ; l’engendrement parthénogénétique de la nouvelle société, et se cristallise sur trois positions : la forclusion de la mort ; la relation duelle (exclusion du tiers) ; l’installation dans l’imaginaire (tout est possible).

La culpabilité du monde

Le monde est mauvais. Il est pourri, souillé, que ce soit par les Juifs, les Nègres, les francs-maçons, les bolcheviks, les hippies, les capitalistes, les immigrés, les sorcières, etc. Il existe, en tout état de cause, un groupe ou une série de groupes qui mettent en péril la nation, qui la dominent de façon occulte, afin de l’asservir à leurs propres projets, qui promulguent des lois garantissant leur pouvoir et plaçant les autres dans l’impossibilité de s’exprimer et de contester. En acceptant cette situation, les dominés (la majorité de la population) troque son besoin de réalisation de soi contre le besoin de sécurité, ses capacités agressives contre un sentiment de culpabilité. En intériorisant les normes définies par le système de la loi, en renforçant la conscience morale et le Sur-Moi, ils acceptent de renoncer à leurs désirs et à leur expérience de satisfaction, de prendre en charge le péché et la soumission. (...)

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