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En guise d’éditorial : L’expropriation de la parole

Ce livre comporte une disproportion flagrante entre la langue brune (nazie) et la langue de bois (communiste) [1], même si le prototype du newspeak imaginé par Orwell correspond assez largement à cette dernière. D’où ce chapitre sur un penseur que je n’avais pas retenu dans mon projet initial de « tryptique » du langage totalitaire : le poète et essayiste polonais Aleksander Wat (1900-1967) qui, dans ses écrits du début des années soixante, a esquissé une analyse importante de ce qu’il a appelé la « sémantique stalinienne », ressort fondamental de la langue communiste. « Ses analyses font penser aux réflexions de Victor Klemperer sur la langue du Troisième Reich, à la novlangue d’Orwell, aux analyses d’Alain Besançon. Parmi de tels chercheurs, Wat occupe une place bien à lui, celle d’un penseur et d’un poète » [2], écrit à son propos Wojciech Karpinski. Avant d’aborder la contribution de Wat à une réflexion sur le langage totalitaire, un rapide détour sera nécessaire pour évoquer son parcours biographique et situer son interprétation de la « sémantique stalinienne » dans le cadre de sa vision globale du communisme.
La vie tourmentée d’un poète polonais
Qui était Aleksander Wat ? De son vrai nom Szymon Chwat, il est né à Varsovie en 1900, dans une famille juive de vieille tradition lettrée, et s’est toujours considéré comme étant à la fois « tout à fait juif » et « tout à fait polonais ». Poète, prosateur et traducteur, il devient l’une des figures les plus remarquables du milieu littéraire varsovien de l’entre-deux-guerres. (...)
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Lire (et comprendre) Castoriadis
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De quelques tentatives de penser notre époque

Le courant anti-Lumières en France
Rap, banaliser la barbarie
Citations
De la psychiatrisation des dissidents de l’islam
Fantômes de la gauche
Films, documentaires & podcasts
Les incontournables de « Lieux Communs »


Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Cependant, avec la conception et la naissance, les parents n’ont pas seulement donné la vie à leurs enfants ; ils les ont en même temps introduits dans un monde. En les éduquant, ils assument la responsabilité de la vie et du développement de l’enfant, mais aussi celle de la continuité du monde. Ces deux responsabilités ne coïncident aucunement et peuvent même entrer en conflit. En un certain sens, cette responsabilité du développement de l’enfant va contre le monde : l’enfant a besoin d’être tout particulièrement protégé et soigné pour éviter que le monde puisse le détruire. Mais ce monde a aussi besoin d’une protection qui l’empêche d’être dévasté et détruit par la vague des nouveaux venus qui déferle sur lui à chaque nouvelle génération. »
H. Arendt, « La crise de l’éducation » in La crise de la culture, p. 237-239.

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).








