Bienvenue sur le site Lieux Communs

Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.

Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez commencer par lire notre présentation et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse, ou de nous écrire ici ou .

Nos dernières productions

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Octobre 2018
Entretien
Enseigner... la catastrophe
Septembre 2018
Recension
« La ruée vers l’Europe » de S. Smith
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Effondrement et permanence de l’idéologie
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Émission
La démocratie directe et ses lieux communs
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Brochure
L’horizon impérial (n° 23). Sociétés chaotiques et logique d’empire
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Livre
Sur les fondements idéologiques et les destinées politiques du revenu d’existence
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Correspondance
Anmerkungen zur „Erklärung von Lieux Communs“
Février 2018
Tract
Élections 2017 : le coup d’État oligarchique
Juin 2017

En guise d’éditorial...

Élections 2017 : le coup d’État oligarchique

L’élection présidentielle de 2017 est sans précédent, même si elle prolonge des tendances lourdes : elle entérine le règne des lobbys, des corporations influentes, des communautarismes. C’est la version française d’une évolution mondiale qui voit la dislocation progressive des cadres géopolitiques, so­ciaux ou mentaux qui permettaient un reste de souveraineté populaire. La décomposition de ce en quoi nous croyons s’accélère, et le cauchemar qui vient ne trouvera de terme qu’avec le réveil politique et social des populations.

Depuis 2011, les mouvements dits « popu­listes » se multiplient en Occident, prenant différ­entes formes (gauchisme, conserva­tisme, nationalisme ou régionalisme), mais sans embrasser toutes les dimensions des crises que nous traver­sons. Même s’ils par­viennent quelquefois à parta­ger le pouvoir (Orbán en Hongrie, Podemos en Espagne, M5S en Italie, Trump aux USA, Brexit en Grande-Bretagne,... ), ils restent des réactions confuses, multiformes et contradictoires face aux évolutions profondes et irréversibles de nos so­ciétés contemporaines et en révèlent la dérélic­tion des mécanismes de directions. Partout les oligarchies en place sabotent, ac­compagnent ou utilisent ces courants selon des lignes improvi­sées.

Les élections présidentielles Françaises étaient ainsi menacées par la percée du Front National, bête noire de la Ve répu­blique et signe ostensible de sa crise de régime.

L’ « étrange campagne » électorale qui s’est déroulée a été le théâtre de l’intervention directe d’une coalition d’intérêt de certaines parties de l’oligarchie. Il s’est agit pour elles, essentielle­ment, de promouvoir un insipide héritier du « hollandisme » et d’exploser en vol le favori, le candidat Fillon, pour des « affaires » à la fois an­ciennes et courantes dans le milieu, afin de porter aux nues un pur produit de l’oli­garchie ; M. Ma­cron.

L’assentiment général qu’a rencontré ce putsch institutionnel, vécu comme un « 18 bru­maire » en direct, au su et au vu de tous, montre le degré de soumission du monde politique face aux puis­sances financières et surtout média­tiques. Quant aux populations, elles restent ma­joritairement té­tanisée par le chantage d’une en­trée du pays en crise ouverte et profonde telle qu’aurait pu être, par exemple, l’accession au pouvoir du Front Na­tional.

Un putsch institutionnel

Devenu un improbable chef d’État par l’ac­tion simultanée de milieux influents, essentiel­lement bancaires, médiatiques et judiciaires, E. Macron, dauphin de l’oligarchie incarne la fin de l’État. Il ne peut qu’être le président des lobbys, l’homme de paille des rivalités auxquelles se livrent tous les groupes de pressions qui régentent depuis des décennies la vie du pays : juges, hauts fonction­naires, média audio-visuels, appareils de partis, sommets de l’armée et des polices, banques et fi­nanciers, pa­tronats, conglomérats industriels, ré­seaux d’influences étrangers et maintenant com­munautés ethnico-religieuses. Contrairement au fantasme gauchiste, et son petit frère le délire complo­tiste, l’oligarchie n’est pas une caste, ni une classe, ni même un milieu uni, soudé, et mû par des intérêts bien compris : elle est l’ensemble des sommets de di­verses pyramides, de nœuds de réseaux, dont les stratégies, les moyens et les fi­nalités peuvent être fort divergentes. Ce sont ces conflits eux-mêmes, tout autant que leurs visées explicites qui accélèrent le dépe­çage du pays, sa fragmentation et, à terme, son éclatement.

Si il y a un « projet » derrière la conduite que l’oligarchie va adopter tout au long des pro­chaines années, c’est celui de la dislocation de tous les cadres permettant la souveraineté popu­laire. C’est ainsi que le verrou électoral vient de sauter, privant, peut-être sans retour, le peu de contrôle que le peuple avait sur des institutions « représentatives » républicaines, déjà minées par une abstention massive et croissante. Mais c’est, bien au-delà, une unité politique, sociale, culturelle, anthropolo­gique, construites au fil des siècles, qui est en train d’être détruite – ou re­niée...

Ce n’est, principalement, qu’une accentuation des mutations en cours depuis des décennies. On peut tenter d’en schématiser les grandes ten­dances.(...)
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