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Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque. Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez lire notre déclaration.

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En guise d’éditorial...
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Naissance et développement de la démocratie post-totalitaire


Selon le sens que l’on donne au mot démocratie, on peut mettre avant tout l’accent sur l’un des deux aspects fondamentaux de celle-ci : un État de droit, protecteur des libertés individuelles, et une participation active des citoyens aux affaires de la cité. Ces deux traits fondamentaux sont inséparables : la participation à la vie politique s’effectue dans le cadre institutionnel de l’État de droit, et avant tout par le biais du suffrage universel.

Ces dimensions politiques sont essentielles, mais elles ne suffisent pas pour autant à définir la démocratie. La participation des citoyens à la vie politique ne va pas de soi, elle renvoie à la situation d’une société en termes de valeurs, d’idées, de représentations, de comportements, proche de ce qu’on appelait autrefois l’« état des mœurs ». Quand on s’interroge sur la démocratie, il est donc important d’examiner ce qu’il en est des ressources, de la dynamique existant au sein même de la société. Sans ces dernières, la démocratie perd de sa consistance et les citoyens se replient sur leurs affaires privées. Ce risque est inhérent à la démocratie et il a été particulièrement mis en lumière par Tocqueville qui, en observant la société démocratique américaine au XIXe siècle, voyait déjà poindre la possibilité d’une nouvelle servitude « réglée, douce et paisible » qui « pourrait se combiner mieux qu’on ne l’imagine avec quelques-unes des formes extérieures de la liberté » [Tocqueville, 1986, t. 2, p. 435].

Les sociétés démocratiques européennes s’inscrivent dans cette tendance mise en lumière par Tocqueville, mais elles semblent bien avoir franchi une nouvelle étape historique dans le courant du XXe siècle. Les évolutions du siècle dernier sont marquées par les guerres et les totalitarismes qui sont survenus sur le sol européen et, en contrepoint, par la montée d’une exigence de paix et de bonheur individuel dont le rapport avec la citoyenneté ne va pas de soi. Mais ce double mouvement ne suffit pas à décrire le retournement qui s’est opéré dans le dernier quart du siècle : la conjonction d’une crise culturelle et de la fin des Trente Glorieuses a débouché sur une logique de victimisation et de ressentiment qui érode l’ethos des sociétés démocratiques. Il importe de savoir comment on en est arrivé là, en soulignant les lignes forces qui peuvent aider à mieux comprendre la situation critique dans laquelle nous sommes. (...)

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Citations

J. Baudrillard

vendredi 17 décembre 2010

"Les indigènes mélanésiens étaient ravis par les avions qui passaient dans le ciel. Mais jamais ces objets ne descendaient vers eux. Les Blancs, eux, réussissaient à les capter. Et cela parce qu’ils disposaient au sol, sur certains espaces, d’objets semblables qui attiraient les avions volants. Sur quoi les indigènes se mirent à construire un simulacre d’avion avec des branches et des lianes, délimitèrent un terrain qu’ils éclairaient soigneusement la nuit et se mirent à attendre patiemment que les vrais avions s’y posent.

Sans taxer de primitivisme (et pourquoi pas ?) les chasseurs-collecteurs anthropoïdes errant de nos jours dans la jungle des villes, on pourrait voir là un apologue sur la société de consommation. Le miraculé de la consommation lui aussi met en place tout un dispositif d’objets simulacres, de signes caractéristiques du bonheur, et attend ensuite (désespérément, dirait un moraliste) que le bonheur se pose.« J. Baudrillard, 1970 ; »La société de consommation", Gallimard, pp. 26-27