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Citations

Lamartine A.

mardi 31 août 2010

Le noble et désintéressé comportement des ouvriers insurgés [de Lyon en 1831] a surpris et fasciné les contemporains, y compris ceux qui étaient chargés de la répression, tel Lamartine : « La ville a été prise d’assaut par quarante mille ouvrier, qui, une fois vainqueurs, se sont conduits comme des séminaristes ». A un ami, il écrit le 29 novembre 1831 : « Dans cette révolte immense, la politique n’a aucune part. C’est l’émeute de la faim. Les femmes criaient, en se jetant au-devant des corps : ’’Tuez-nous tous, nous n’auront plus faim...’’ (...) Nous attendions le pillage et l’incendie s’ils étaient vainqueurs. Rien. Pas un crime de sang-froid après le combat (...)Trois cent soldats sont tombés. Le Rhône était rouge. Cette pauvre garde [nationale] avait refusé de tirer la première sur des ouvriers qui ne demandaient que de l’ouvrage. Dix ou vingt imprudents de la garde ont commencé le feu. Tout s’est mêlé alors et confondu : Les femmes, les enfants, et le peuple passé au coté des ouvriers, dont le courage est d’autant plus inouï qu’ils étaient exténués de faim, en lambeaux. »

A. de Lamartine, cité in Ferro. M , « Histoire de France », OJ, p. 374