Bienvenue sur le site Lieux Communs

Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.
Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons «essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres». Vous pouvez commencer par lire notre déclaration et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse.

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« Pour les islamo-gauchistes, derrière les revendications religieuses, il y a des revendications sociales mal exprimées » De l’islam à l’islamisme... Islamismes, islamophobie, islamogauchisme (n° 21 bis) Discours informe ou recherche d’un éclectisme cohérent ? La « campagne » électorale de 2017
Janvier 2017 Janvier 2015 Août 2016 Octobre 2016 mars 2017
Textes à venir...

En guise d’éditorial...

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(In)Actualité de la démocratie directe


(...)

Renaissance sur d’autres bases

Deuxième point, il est possible que ce projet d’auto­nomie, de démocratie directe, renaisse sur d’autres bases et sorte du schéma classique de l’insurrection, ou plutôt se situe en deçà, au niveau de la renaissance d’un tel projet, c’est-à-dire au niveau vraiment moléculaire.

Cela peut se faire par exemple en cas d’effondrement économique ou de crise énergétique majeure : là, on as­sistera de fait à une relocalisation radicale de toutes les activités humaines et ce seraient alors les réseaux d’en­traide, de solidarité, les associations de fait, les initiatives à la base qui prendraient le relais des grands circuits com­merciaux, monétaires, alimentaires, etc. Dans cette situa­tion, ce seraient les petits réseaux déjà organisés, comme les SEL, les AMAP, les Coopératives, etc, qui pourraient servir de squelette, d’embryon, comme en Argentine en 2001, et c’est quelquefois leur ambition explicite. Mais, comme je le disais à leur propos, ça ne veut pas dire qu’il y aura renaissance d’un projet démocratique : ces disposit­ifs peuvent juste servir à assurer la survie des gens. L’auto-organisation n’est souvent qu’un pis-aller, un moyen pragmatique de lutte ou de logistique, mais qui ne signifie pas une fin, un objectif pour les premiers concer­nés, mais un mal nécessaire en attendant qu’une autorité nous reprenne sous sa coupe. Mais au moins, avec cette ré-institution de fait de la société, s’ouvrira peut-être une éventuelle politique émancipatrice, même si dans l’his­toire récente, les effondrements économiques n’ont jamais engendré que du pire...

Seconde possibilité, sans exclusive, moins envisagée de nos jours, mais les événements se précipitent, se situe­rait dans un contexte de chaos social, d’affrontement eth­nico-religieux et on en prend grandement le chemin. Dans une telle situation où la police et l’armée sont relati­vement neutralisées d’une manière ou d’une autre, la né­cessité de rétablir un minimum de sécurité obligerait à une auto-défense collective de la part des populations. L’auto­défense est aujourd’hui très connotée extrême droite, comme à Calais, mais c’est de l’étatisme de bas étage ; tous les mouvements révolutionnaires ont toujours mis en place, spontanément, des groupes d’autodéfense en cas de nécessité. Le dernier exemple dont nous avons connais­sance est, encore une fois, la Tunisie : après le dé­part du dictateur vers La Mecque, la police qui incarnait le régime avait littéralement disparu, la petite armée tuni­sienne était peu structurée tandis que les milices du ré­gime, les mafias, les djihadistes et l’ouverture (volon­taire) des prisons faisaient régner un climat de terreur dans tout le pays. Immédiatement, spontanément, les habitants se sont rassemblés, partout, par pâtés de mai­sons, par quar­tiers, pour organiser la sécurité locale, avec des bâtons, des couteaux, faisant des tours de garde, contrôlant les al­lées et venues suspectes, rassurant les gens. Ces groupes auto-nommés « Comités de sécurité » sont rapidement devenus des lieux de réunion, de parole, d’information, de ravitaillement, de partage des stocks de nourriture, etc. Bref, il émergeait là un embryon de société où tout se dis­cutait, où les opinions se confron­taient, s’élaboraient, jus­qu’à ce que l’armée rétablisse finalement la sécurité au bout de dix à quinze jours, et ils se sont alors dissous d’eux-mêmes.(...)

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