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Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.
Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons “essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres”. Vous pouvez commencer par lire notre déclaration et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse.

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(...)

C’est dire si le terme d’oligarchie, utilisé aujourd’hui à tort et à tra­vers, oblige en fait à repenser à la fois le régime social établi, le rôle des domi­nants, l’aspiration des dominés, et les rapports entre eux ; autant d’im­pensés qui se sont établis parallèlement au déclin épouvantable de ce qui se donne pour “théorie politique”, académique et / ou radicale.

L’oligarchie des oligarques...

Commençons par les puissants de ce monde, sur lesquels la contesta­tion aime d’autant plus à s’attarder qu’elle rechigne à considérer ses propres fai­blesses. Dire aujourd’hui qu’ils constituent une oligarchie, c’est d’abord par­tir du principe qu’ils ne forment plus une classe, pour qui s’attache en­core aux sens des mots. Ils n’investissent pas, ils misent ; ils n’entre­prennent pas, ils déconstruisent ; ils ne gèrent pas, ils pillent ; ils ne négo­cient pas, ils ra­ckettent ; ils ne combattent pas, ils détournent ; ils ne perdent pas, ils émigrent ; ils ne gagnent pas, ils règnent – bref, ils ne di­rigent pas ; ils se contentent de dominer. La corruption devenue régime so­cial, le clienté­lisme, l’exercice consacré du pouvoir, et l’arrivisme, posture comportemen­tale de base, sont les modalités mondialisées de cette « ré­volte des élites », excellemment décrite par C. Lasch il y a près de vingt ans (3). Le « capitaine d’industrie » inventif, autoritaire et paternaliste, entrep­reneur « shumpeté­rien » passionné par la création de formes novatrices et pérennes, a fait place au jeune trader libéral-libertaire, nomade et borderl­ine, obsédé par le luxe et l’hédonisme marchand high-class, totalement nui­sible du point de vue de la logique capitaliste elle-même. Aux bour­geoisies raffinées, mora­listes et hypocrites (4) ont succédé des quasi-maf­fias obscènes et prédatrices : c’est tout naturellement qu’elles s’allient systé­matiquement les bandes, les gangs et les caïds pour mener leurs raids contre les peuples et leurs cultures. Il ne s’agit pas de « guerre sociale », le terme sous-enten­dant au moins deux camps constitués : celui de « mise à sac » décrit mieux le mo­nopole de l’initiative. Ces traits déjà décelables de­puis la « contre-offens­ive » sauvage de l’oligarchie, qu’elle tente depuis trente ans de faire passer pour du (néo)-« libéralisme » sont devenus évi­dents en France de­puis l’élection de N. Sarkozy (5), et incontournables à tous via le hold-up perman­ent que constitue le traitement institutionnel de la crise dite finan­cière de 2007.
Réduire cette dernière à ses seules dimensions économiques serait juste­ment manquer les implications du passage des sociétés de classes aux so­ciétés oligarchiques, car ce sont les mécanismes mêmes du capitalisme his­torique qui branlent : la course à l’accumulation, au pouvoir et à la puis­sance rencontrait hier des valeurs, des habitudes, des coutumes et une épaisseur sociale qui se cristallisaient en luttes acharnées, collectives ou parcellaires, qui en limitaient les effets les plus dévastateurs, voire arra­chaient, en Occident, une multitude de droits historiques. La disparition du mouvement ouvrier depuis un demi-siècle a libéré le délire de maîtrise ra­tionnelle, qu’elle soit économique ou techno-scientifique, de ses entraves culturelles, de tout contrôle empirique et de toute régulation sociale, comme elle a ôtée aux dominants toute unité conséquente. Ceux-ci ont eux-mêmes accéléré le délitement de l’Etat-nation où ils avaient trouvé pendant des siècles le cadre où exercer une souveraineté économique. La paix relative qu’a connu le monde développé dans l’après-guerre leur a lais­sé les mains libres pour s’acharner sur leurs populations, balayant tous les garde-fous : nos oligarchies occidentales sont libérales, au sens où de­meurent des droits réels, par héritage, mais elles le sont et le seront de moins en moins. L’oligarchie est désormais seule a régner sur une dyna­mique emballée qui désarme jusqu’à l’imaginaire de toute dissension, condamnant à une désertion qui ne fait qu’accélérer le délitement des socié­tés. De tout cela, on peut s’indigner, mais cela ne doit pas dispenser de comprendre. Et d’abord, de comprendre comment une telle couche parasi­taire a pu s’installer. (...)

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