Retirer les crocs au parti-journaliste

samedi 5 janvier 2019
par  LieuxCommuns

Tract supplément au « Crépuscule du XXe siècle » n°37, janvier 2019.

Tous ceux qui présentent le régime actuel comme une démocratie insultent à notre intelligence. Le régime est une oligarchie, où le pouvoir ne circule qu’entre quelques milieux restreints.

Les cercles technocrates ont directement pris en main les leviers de l’État en mai 2017, par un véritable « hold-up du siècle », comme Macron l’a revendiqué avec cynisme au printemps 2018.

L’action de la pieuvre médiatique fut décisive en 2017 pour disqualifier tous ses concurrents. Mais la technocratie n’a pas la reconnaissance du ventre et le parti-journaliste a été fort mal récompensé de sa complaisance. Pour un journaliste, il n’y a “démocratie” que lorsqu’il est associé au pouvoir et intervient dans les processus de décision, afin d’en tirer lui-même profit.

En novembre et décembre 2018, ce parti-journaliste a montré son pouvoir de nuisance en rendant compte des actions des gilets jaunes en direct lors des principales journées sur les Champs-Elysées.

Depuis, ce même parti-journaliste s’applique à relayer la vengeance de Macron et des Cro-maniens contre le mouvement. Il veut maintenant montrer sa capacité de collaboration.

Pour retirer à cette faune ses capacités manipulatrices, une mesure de salut public s’impose : obliger tout journaliste à faire comme les politiciens, déclarer son patrimoine et ses sources de revenus, chaque année. Il importe que ceux qui exigent l’austérité pour le peuple commencent par dire combien ils gagnent eux-mêmes.

On verrait ainsi combien de temps ils maintiendraient leur adhésion à une mondialisation qui est en réalité une tiers-mondialisation des pays occidentaux.


Commentaires

Retirer les crocs au parti-journaliste ?
mercredi 16 janvier 2019 à 11h32

Il y a sans aucun doute quelques journalistes « vendus ». Quelques uns, employés des télévisions, frisent le « bon d’achat », mais je me garderai d’enfermer l’ensemble de cette profession dans cette catégorie peu glorieuse de la consommation courante. Nombre d’entre eux prennent des risques y compris avec la ligne éditoriale de leur rédaction. Nombre d’entre eux savent l’importance de ce contre pouvoir représenté par la presse en démocratie. Ils l’exercent avec sérieux et responsabilité : Ceux de Médiapart, par exemple, mais ils ne sont pas les seuls. Pensons aussi à tous ceux qui alimentent, le « Canard Enchainé. » Et bien d’autres encore. Il y a surtout nombre de journalistes qui sans être « réellement » vendus, enfoncent des portes ouvertes et sont incapables de s’éloigner de la direction « main-street » des opinions stéréotypées qui trainent dans les allées du pouvoir. John Lee M.