Le nouveau régime

lundi 25 février 2019
par  LieuxCommuns

Dans les pays occidentaux, il est devenu aussi dangereux de critiquer l’islam que ça l’était autrefois de dénoncer le “socialisme réellement existant” en URSS.

Toute remarque envers un certain “prophète” ou ses sectateurs entraîne un péril mortel et une traque pseudo-judiciaire pour crime imaginaire d’“islamophobie”. Cette atmosphère de terreur musulmane est encouragée et assistée par les techniques de falsification héritées du marxisme-léninisme.

Tout ce qui se rattache au socialisme et au communisme ayant connu un naufrage absolu, il faudrait que l’Occident, qui n’existe que par ses nations, disparaisse puisqu’il constitue une base de comparaison insupportable

Les “grands corps” de l’État, notamment le Conseil d’État, agissent de manière à bouleverser les institutions par le “droit” : “Une révolution par le droit, orchestré par le haut de la société, une révolution d’élites non élues, indéboulonnables, qui utilisent la loi et le règlement comme outil de transformation politique, démographique et social, (Yves Mamou, “Le grand abandon”, éd. L’Artilleur, sept. 2018, p. 157).

Le projet d’Union européenne a amplifié cette opération : “ L’immigration dit en réalité la vérité du projet européen ” (ibid.) Si Montesquieu défendait l’équilibre des pouvoirs comme critère du bon gouvernement, l’histoire a fourni de nombreux exemples désastreux de la prédominance de l’exécutif et un peu plus rarement des défauts propres aux “régimes d’assemblée”. Mais jamais une telle domination arbitraire de l’instance juridico-constitutionnelle n’avait été constatée.

Leur procédé se résume en une formule : non pas combattre ouvertement les libertés occidentales, mais les pousser systématiquement jusqu’à leur point de désintégration.

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Paris, le 4/01/2019, supplément au n°37 du Crépuscule du XXème siècle