Poster un commentaire à la suite de l’article...

lundi 3 janvier 2011
par  LieuxCommuns

Entre le vide occidental et le mythe arabe

Entretien paru dans le journal « Le Monde » du Mardi 19 mars 1991, p. 2, sous le titre « Débats : après la guerre du golfe - L’après-guerre du Golfe vue par Cornelius Castoriadis et Edgar Morin - Entre le vide occidental et le mythe arabe ». Propos recueillis par J.-M. Colombani. Texte repris dans « (...)

En réponse à...

vendredi 7 janvier 2011 à 01h55

« Mais, derrière tout cela, se pose la relation entre le monde islamique et l’Occident. D’une part, il y a la formidable mythologisation des Arabes par eux-mêmes, qui se présentent toujours comme des éternelles victimes de l’Histoire. Or, s’il y a eu une nation conquérante, du VII au XI siècle, ce sont bien les Arabes. Les Arabes ne poussaient pas naturellement sur les pentes de l’Atlas au Maroc, ils étaient en Arabie. En Egypte, il n’y avait pas un seul Arabe. La situation actuelle est le résultat, d’abord, d’une conquête et de la conversion plus ou moins forcée des populations soumises ; puis de la colonisation des Arabes non par l’Occident, mais par leurs coreligionnaires, les Turcs, pendant des siècles ; enfin de la semi-colonisation occidentale pendant une période comparativement beaucoup plus courte. »

Autant je suis d’accord avec le fait que certains arabes se présentent comme des éternelles victime de l’histoire (surtout parmi les nationalistes arabes et les islamistes de tout bord) je ne partage pas la deuxième partie de la remarque. Car il ne faut pas oublier que les peuples arabes ont aussi combattu avec des degrés divers la colonisation ottomane. Quant à comparer les différentes périodes de colonisation elle ne se tient pas car ce que le capitalisme a pu réalisé en quelques décennies dépassent de loin ce que certains empirent ont réalisé pendant des siècles : on ne compare pas l’incomparable. Exemple : en quelques décennies le colonialisme français a imposé la généralisation des implantions d’olivier dans toute la Tunisie (voir Jean Dupois le plus grand géographe de la Tunisie : La Tunisie orientale, Sahel et basse steppe) et a bouleversé toute la structure sociale. Il fallu un siècle pour que l’Islam s’impose au Maghreb. Dans cette phrase je sens un peu d’ethnocentrisme.

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)