Sommaire
Avant-propos : Détruire l’Occident, disent-ils
Le XXIe siècle comme Crépuscule du XXe
Renaissance d’un impérialisme archaïque
La quatrième guerre mondiale s’avance
Violences et banlieues françaises
L’affaire des caricatures : plus grave que le 11 septembre 2001
La motivation actuelle du stalino-gauchisme et des “bien-pensants”
L’injection goutte-à-goutte du poison de la charia
Liste provisoire des faits accomplis de Charia
Premier octobre 2017 : Apothéose des « Nique-la-France » à Marseille
Recension : l’islam à la lumière de la poésie sans rivages — ci-dessous...
L’acharnement à liquider les nations
Annexe sur le personnage Hitler
Aux sources du totalitarisme (ce stalino-gauchisme qui ne passe pas)

Celui qui est considéré comme le poète contemporain majeur de langue arabe, Adonis, a formulé une série de constatations dévastatrices sur l’islam. Son exil physique lui permet de survivre aux remarques rigoureuses qui se cristallisent dans son livre, Violence et islam, entretiens avec Houria Abdelouahed (Seuil, 2015), où il précise qu’il parle de l’islam des pays arabes, celui qu’il connaît de près. Il ne cherche nullement à se réfugier derrière des distinctions byzantines entre islam et islamisme, casuistique dont les protecteurs occidentaux du nouveau totalitarisme en marche ne peuvent se passer. Adonis traite de “l’islam réellement existant”, comme on disait du “socialisme” des années 1970. Seul un musulman est censé pouvoir parler de l’islam, mais quand il le critique, il va droit au fait. Citer cet auteur averti ou rendre compte de ses conclusions relèvera-t-il du délit ou du crime ? Tel était déjà le tour de prestidigitation des marxistes au XXème siècle : seuls des communistes patentés auraient eu le “droit moral” de qualifier l’URSS, quels que fussent ses résultats monstrueux, mais il ne fallait pas faire écho aux critiques de leurs propres dissidents, sous peine de se voir renvoyé à l’“extrême-droite” (cf les révélations des Ciliga, Souvarine, Kravtchenko, etc.).
- les exterminations font partie de l’histoire de l’islam (qui veut abolir l’histoire).
- le fondamentalisme prône une religion sans culture.
- la culture musulmane est une décadence.
- l’islam a attaqué les acquits des civilisations antérieures.
- la violence est intrinsèque à l’islam.
- le décalage le plus marquant pour un poète dans les textes de référence de l’islam, c’est l’écart entre la beauté de la langue et l’atrocité des supplices recommandés (on récite des versets terribles comme on réciterait un poème d’amour).
- en islam, la croyance est intimement liée à l’épouvante
- on se trouve devant un lot d’images d’une extrême cruauté. A la violence du texte coranique, s’ajoute celle des musulmans dès le Ier siècle de l’Hégire, en 622 après J.-C. (les “guerres d’apostasie” furent des guerres d’extermination).
- à partir de l’an 41 de l’Hégire, avec les Omeyyades, la violence devient une structure religieuse.
- les musulmans ont préféré répondre à l’instinct de domination et de cruauté aux dépens de la Justice.
- le djihad libère les instincts destructeurs.
- l’islam repose sur une violence qui terrorise l’humain.
- si le christianisme connaît un domaine privé (le Christ, homme de bonté et d’amour), et un domaine populaire et sauvage qu’est l’Apocalypse, livre de haine (le “livre des zombies”, selon D.H. Lawrence), en islam, ce n’est pas le livre privé qui a triomphé, mais le second.
- avec le sceau de la prophétie, l’humain n’a plus rien à dire ni à ajouter (la création historique est impie).
- en islam, le Moi se dissout dans la communauté.
- l’homme arabe vit dans “deux prisons”, celle de l’interprétation salafiste du texte religieux et celle de la dissolution de son moi dans la Oumma, la communauté.
- en s’appuyant sur l’expérience historique, on peut dire que, sur le plan pratique, l’islam était davantage un exercice du pouvoir que le dessein d’une nouvelle humanité.
- la nature est absente de la vision islamique (l’interdit de représentation vient de l’absence de la nature plurielle, et l’avilissement de la femme découle de cette absence de la nature).
- la jurisprudence (fiqh) a transformé le monde en paroles, projetant l’homme du monde de la nature vers le monde de la langue. Le fiqh a anéanti les droits de l’individu par le recours à l’idée du licite et de l’illicite (la vie elle-même se trouve réduite à un monde de prohibitions et d’interdits). Le fiqh n’est rien d’autre qu’une école juridique qui suit et justifie le pouvoir politique et le califat.
- la censure politique et religieuse est l’essence de la culture musulmane.
- l’inconscient des musulmans : la femme n’est pas un être humain, c’est un objet que l’on peut acheter et vendre. La femme est la plus grande perdante du printemps arabe.
- l’homme arabe reste de façon générale fondamentalement un homme religieux, constat affligeant.
- les musulmans ne respectent même pas leur texte, le dialogue n’est plus permis. Le croyant pense qu’il détient la vérité absolue. Cette sorte de croyance a transformé la politique islamique en une teknè dont le dessein ultime est le pouvoir et la manière de le conserver. Toute l’histoire des Arabes atteste ce fait. Leur culture est une culture de pouvoir.
- Daesh est la fin de l’islam.
- l’islam est dans son essence anti-Occident. L’Occident institutionnel traite avec l’islam institutionnel (c’est-à-dire la politique et l’économie en lien avec le gaz et le pétrole). Aujourd’hui, l’Occident politique soutient les fondamentalistes.
- l’islam, à partir de 1258 (la chute de Bagdad) n’est qu’une régression. Bien qu’il ait pris la couleur de tout ce qui est moderne, il demeure prisonnier de cette régression.
- ce qui intéressait les orientalistes comme Massignon ou Corbin, c’est la mystique ou la spiritualité. Avec une nuance : ils ont cru qu’elles faisaient partie de l’islam, alors qu’il les a reniées et refusées.
- un moderne ne reste jamais dans le contexte hérité ou régnant. Mais en islam, même les poètes n’osent pas faire de véritables ruptures avec la culture religieuse.
- une société qui n’ose pas s’exprimer librement n’est pas une société humaine.
- les Arabes n’ont pas réussi à créer un État ou à instaurer la citoyenneté. Grâce à des circonstances particulières, ils ont réussi à fabriquer une histoire arabe, mais le contexte dans lequel l’Arabe a vécu durant quinze siècles semble terminé. Cette Oumma n’a plus aucune présence créatrice dans aucun domaine de la civilisation humaine. Les Arabes sont absents du monde.
- l’islam est un essentialisme.
Paris, le 31 décembre 2017





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