« Tous les totalitarismes prétendent se fonder sur les Lois de la nature »

mardi 6 septembre 2022
par  LieuxCommuns

Entretien écrit mené en novembre 2021, par un journaliste à partir du livre « Éléments d’écologie politique — Pour une refondation » (Libre&Solidaire, 2021), pour citation dans un ouvrage prochainement à paraître. Les notes ont été ajoutées pour la présente mise en ligne.


Fondamentalement, la pensée écologiste constitue-t-elle un renversement anthropologique ? Comment décrire la révolution qu’elle opère dans sa vision de l’homme ?

Ce renversement anthropologique est moins dû à une « pensée écologique », à la fois diffuse et multiple, qu’au surgissement de ce qui est appelé « écologie » au fil du XXe siècle.

La nouveauté me semble d’abord dans une nature devenue acteur à part entière, omniprésent et incontournable à l’intérieur de la sphère politique, bousculant la conception gréco-occidentale classique. Ensuite cette nature ne parle pas d’elle-même mais par l’intermédiaire des sciences, qui se trouvent donc immergées comme jamais au sein de l’agora et à double titre puisqu’elles sont, en parallèle, mises en cause dans les dévastations environnementales du fait de leurs imbrications avec l’industrie, la technique et l’économie voire la rationalisation du monde. Enfin, l’écologie scientifique elle-même décrit une planète aux ressources limitées, interdépendantes, mouvantes, fragiles, tout autant qu’un univers biologique qui recèle une complexité incontrôlable où tout s’interpénètre en permanence, s’auto-engendre et rétroagit.

En résonance avec les expériences totalitaires du XXe siècle, il s’ensuit une profonde remise en question de l’être humain, en tant qu’animal étrange au sein de la biosphère, en tant que psychisme mêlant savoir, croyance et fantasme, en tant que société traversée de cette volonté d’« expansion illimitée de maîtrise rationnelle » comme l’appelle C. Castoriadis. Ceux qui s’affrontent à ces brèches grandes ouvertes aussi fondamentales que concrètes – les « écologistes » – se trouvent forts démunis et assaillis et traversés d’illusions, d’idéologies, de religiosité et de mythes. En face ceux qui les raillent, souvent justement, refusent passionnément de se saisir de la situation. Le déni de ceux-là nourrit le délire des autres qui les alimente en retour, et ce cercle vicieux nous condamne à l’impuissance.

Quelle place pour l’homme ? Doit-il s’incliner devant la nature ?

La « place de l’Homme dans la nature » est un de ces mythes écologistes qui entravent toute réflexion. Il suggère que l’être humain devrait (re)trouver des relations d’« harmonie avec la nature », une fois pour toutes et conforme à son essence. Tout y est faux : Homo sapiens, que ce soit en tant qu’être biologique, psychique ou culturel, n’est destiné à aucune niche écologique en particulier et le monde du vivant n’est en rien harmonie. Notre espèce est une aberration naturelle, a-naturelle et anti-naturelle qui ne cesse et ne peut cesser d’établir des rapports indéterminés et instables avec la biosphère. Celle-ci n’a d’ailleurs rien d’une pure extériorité puisque tous les écosystèmes terrestres sont largement anthropisés depuis des millénaires, à la fois dévastés et aménagés, entretenus et pillés, enrichis et asservis. La « place » à prendre dans la nature est d’une multiplicité indéfinie, à réinstituer dès que se modifient les coordonnées démographiques, culturelles, agricoles, religieuses ou techniques toujours mouvantes et elles-mêmes prises dans un entrelacs d’espèces et de milieux, de processus géologiques et climatiques, eux-mêmes changeants. La diversité des civilisations dans l’histoire humaine tout autant que la fréquence de leurs effondrements montrent qu’une telle adéquation est aussi concevable que passagère. C’est à la recherche d’une telle formule que convient les écologistes, sans savoir a priori jusqu’où les transformations à opérer sont envisageables dans la matrice culturelle qui est la nôtre aujourd’hui [1].

Dans ce cadre, chercher à « s’incliner devant la nature », simple retournement du projet de « domination de la nature », n’est qu’une autre manière de dénier l’altérité irréductible entre systèmes sociaux et systèmes bio-physiques, et l’infinie complexité de leurs interrelations – dont on retrouve un équivalent dans l’inévitable altérité de l’esprit et du corps. Mais il faudrait être sourd pour ne pas y entendre, aussi, un appel à l’humilité, à admettre la finitude de l’existence, à accepter la perte et la souffrance, à consentir aux limites individuelles et collectives. Principes fondamentalement écologistes enracinés dans les sagesses antiques et les hétéronomies traditionnelles mais fuis par notre époque éperdue de divertissement perpétuel, d’infantilisme hyperconnecté et de croissances infinies.

Quelle relation au capitalisme entretiennent les écologistes ?

Il est difficile de parler « des » écologistes. On peut y distinguer au moins trois pôles : scientifique, socio-culturel et politique. En se limitant à ces derniers, il est évident que malgré son caractère fondamentalement conservateur, il s’est ancré très à gauche dès sa formation dans les années 60-70 ; on y retrouve alors sans surprise la démonologie systématique où « le capitalisme » a remplacé le Mal permettant d’un coup d’installer une connivence, de diaboliser les opposants et d’expliquer à peu près n’importe quoi – sans pour autant s’empêcher de réaliser de très belles carrières, notamment dans les énergies renouvelables.

Sur ce plan, le contenu intellectuel est à peu près nul. Pour la majorité, le capitalisme est assimilable à une vague quête de profit, nourrissant simultanément un primitivisme qui se fait moralisme crypto-religieux anhistorique et un conspirationnisme protéiforme. Les plus idéologues se font théologiens en se rabattant par exemple sur la pseudo-« critique de la valeur », véritable métaphysique du capital dans la continuité d’Althusser reprenant le pire du Capital, à savoir la rationalisation intégrale du réel sous le signe de l’économique – un comble pour des écologistes. D’un côté comme de l’autre, avec tous leurs intermédiaires, sont ingénument escamotés les bilans des anticapitalismes réellement existants qu’ont été le communisme, le national-socialisme, le maoïsme et tous leurs avatars tiers-mondistes, ce qui augure mal de la suite…

En réalité, l’écologie politique est un courant hétérogène et foisonnant, que l’on peut qualifier de révolutionnaire au sens exact, peu à peu phagocyté par les résidus diffus du marxisme-léninisme. Le noyau religieux, millénariste même, qui imbibe la gauche radicale a donc infesté les milieux et les mentalités écologistes en formation, aujourd’hui poreux aux idéologues végans, anti-spécistes, néo-féministes, gauchistes, décoloniaux et racialistes, voire islamistes, composant un noyau proto-totalitaire en formation [2].

Comment définir la notion de décroissance ? N’est-elle pas synonyme de baisse drastique du confort et du niveau de vie ?

L’ambition sous-tendue est particulièrement juste : il s’agit, principalement au nom de la finitude des ressources de la biosphère, notamment hydrocarbonées, de s’opposer au « développement » des sociétés qui suivrait une ligne de mesure du PIB, impliquant la création infinie de nouveaux besoins, l’expansion incessante de la sphère économique et la marchandisation progressive de l’existant. Mais le terme de « décroissance » est singulièrement mauvais : aliéné au paradigme économiste dont il inverse simplement le signe, il se trouve par conséquent vide de sens politique [3].

Cette contamination par l’idéologie économiste fait écho à celle des mouvements ouvriers par les courants marxisants dès le début du XXe siècle. Le résultat final en a été la réduction de tout mouvement visant à changer radicalement l’organisation sociale, et notamment les injustices, à une revendication de hausse du « niveau de vie ». Les populations occidentales finirent finalement par accepter toutes les transformations de leur mode de vie et de leurs environnements humains, matériels et naturels en échange d’augmentations successives de leur « pouvoir » d’achat, rendu synonyme de « confort », de « bonheur ».

L’objectif des « décroissants » – dont je suis – est de prendre acte que ce contrat tacite, garantissant la croissance du niveau de vie en échange d’une passivité politique des peuples, ne sera pas tenu – et les oligarchies le rompent d’ailleurs sous nos yeux. Le mouvement spontané des gilets jaunes procède de cette situation nouvelle et l’occasion a été manquée d’une remise à plat de tous les renoncements opérés depuis, au moins, deux ou trois générations et que visaient confusément les revendications de démocratie directe [4]. Car l’horizon dessiné par la « décroissance », s’il paraît illusoire ou caricatural, se retrouve mezzo voce : Qui, au fond, appelle encore « confort » les kilomètres parcourus quotidiennement au milieu des campagnes agonisantes, les barquettes d’aliments industrialisés et les métropoles inhospitalières ? Qui, en son for intérieur, tiendrait encore à son « niveau de vie » s’il était rendu évident qu’il se payait du prix de la disparition de tout ce qui donne sens à une vie digne ? Qui ne se demande pas, ne fût-ce qu’un instant, si les écrans supplémentaires offerts à Noël ne vont pas approfondir plus encore l’abrutissement et l’analphabétisme affolant des nouvelles générations ?

À lire et écouter les penseurs écologistes, on en vient parfois à penser que leur but n’est pas fondamentalement la lutte contre le réchauffement climatique mais la fin de la société industrielle / de la société de consommation. Qu’en pensez-vous ?

Il est clair que ce qui se donne pour écologie politique aujourd’hui est bien souvent un marxisme dégradé à peine déguisé qui remplace le « capitalisme » par de nouveaux vocables et pour lequel l’environnement n’est qu’un prétexte à l’idéologie. L’important, dans ce schéma millénariste et apocalyptique, est de maintenir la figure du Démon, qui tend à prendre les traits de l’Occident, dont la fin serait censée annoncer la grande réconciliation cosmique avec la nature. Mais il est tout aussi évident que pour bon nombre de leurs adversaires, les problèmes que pose l’écologie n’exigent que quelques modifications comportementales, mesures volontaristes et ajustements techniques, que l’on pense marginaux, du modèle occidental – c’est ainsi que se présente la chimérique « transition énergétique ». Eux aussi s’ébattent dans l’illusion en pensant réduire la multidimensionalité de la situation écologique à un unique facteur quantifiable et maîtrisable : à ce titre, le « réchauffement climatique », rendu responsable de tout, de son contraire et du reste, avec ses célèbres gigatonnes de CO2 et son « empreinte carbone » semble emporter leur faveur.

On ne pensera jamais la réalité avec des slogans, d’un côté comme de l’autre, et refuser de faire de l’écologie politique un projet de civilisation est une profonde erreur. Il est évident que la question que recouvre ce que l’on appelle « société industrielle » ou « société de consommation » ne peut qu’être au centre d’une auto-transformation de la société. Encore faut-il savoir ce que recouvrent ces termes, ce que l’on y décèle de mortifère et, surtout, par quoi il s’agirait de les remplacer. Qu’il s’agisse, pour certains, de l’occasion de renouer avec un dénouement christique et la crainte de l’Apocalypse ne doit pas servir de prétexte pour oublier que l’obsolescence incorporée, le productivisme effréné, l’emballement techno-scientifique ou la marchandisation des corps et des esprits ne procèdent pas moins d’un univers mythique fait de corne d’abondance, de jardin d’Éden, d’ambition prométhéenne, de Création à dominer, voire d’Homme-dieu dans le cauchemar transhumaniste.

Les écologistes sont-ils opposés au progrès technique ? N’est-ce pas une posture réactionnaire, qui rejette la science au nom d’une nature sacralisée ?

La grande question est : qui sacralise quoi ? Le monothéisme a institué un univers où l’Homme, incarnation de l’Esprit sur Terre, était en charge de la gestion de la Création Divine : il lui revenait de s’y multiplier et de la soumettre. La naissance de l’Occident, autour des XIe-XIIIe siècle, a vu l’essor des outils, mécanismes, machines, dont la puissance instrumentale croissante a progressivement entraîné un transfert du sacré vers la technique, selon l’excellente formule de J. Ellul. Après la révolution industrielle, un véritable culte technicien a culminé dans les délires totalitaires, mais aussi la bureaucratisation et l’autonomisation de la techno-science, mariés dans l’informatisation généralisée de notre quotidien le plus intime. Tout au long de cette histoire, les résistances et les réactions – au sens propre – ont été nombreuses, comme l’énorme courant romantique, dont l’écologie politique est très largement héritière. La sacralisation de la nature en est une expression, qui peut prendre la forme d’un primitivisme infantile mais aussi s’hybrider avec le progressisme technolâtre actuel dans l’apparition d’un monde peuplé de procédures, d’idéologies, d’algorithmes et d’ applis » aussi incontrôlables et obscurs que nos jungles originelles.

Les écologistes conséquents cherchent à s’extraire de cette oscillation entre sacralisation et détestation, en renouant avec l’immanence de la délibération collective des affaires communes : la technique fait partie de ces choix de société, elle est incontestablement politique de part en part et doit être discutée librement par des citoyens éclairés. Du reste elle l’est déjà, exceptionnellement, dans l’arène médiatico-politique concernant la GPA, les manipulations génétiques ou les réseaux de surveillances électroniques, au sein des familles concernant les « réseaux (a)sociaux » ou l’utilisation des écrans, etc. Mais on élude soigneusement la question politique par excellence ; quelle société veut-on ?, et son prérequis inévitable ; peut-on encore décider explicitement de quoi que ce soit si tout ce qui est concevable techniquement est réalisé, utilisé et diffusé ? [5]

Avec ses injonctions à la sobriété et son intrusion dans la vie quotidienne, l’écologisme fonctionne-t-il comme une religion prônant une éthique vertueuse, frugale et finalement puritaine ?

Il existe clairement une idéologie de l’écologisme, moralisatrice, culpabilisante et omniprésente notamment par médias interposés, qui découle au moins de trois processus.

D’abord l’échec de l’écologie politique à développer une politique digne de ce nom, couplé à l’impossibilité actuelle que rencontrent nos sociétés à envisager les transformations à effectuer. Toute politique empêchée a tendance à se réduire à une morale et la multiplication des injonctions aux « petits gestes pour la planète » (trier ses déchets, etc.) remplit exactement cette fonction de dérivatif de l’action collective. Ensuite la matrice gauchisante, dont l’écologie politique ne parvient pas à s’extraire, s’est muée en un véritable catéchisme [6] ; le simple « politiquement correct » est devenu véritable « bien-pensance » jouant sur la culpabilité populaire pour tendre aujourd’hui vers le « wokisme », ce salmigondis proto-totalitaire qui veut en finir avec les sociétés démocratiques et leur insupportable indétermination – l’arnaque de l’« écologie décoloniale » ne rencontre aucun contre-feu [7]. Ces gens se cherchent une religion, et l’écologisme en sera une composante importante. Enfin, l’écologie électorale joue le rôle d’échappatoire entre les gestions oligarchiques prédatrices et les poussées populistes contestataires : c’est le refuge de la petite bourgeoisie urbaine hyperconnectée, notamment peuplée d’ingénieurs dans les grandes industries technologiques. Cette « moraline verte » fait office de supplément d’âme et de marqueur efficace de distinction sociale, faisant pièce aux angoisses plébéiennes du « Grand Remplacement » par la préoccupation du « Grand Réchauffement » [8].

Le résultat est cette confusion entre écologisme et écologie politique, reproduisant celle entre charité et justice sociale ou et entre religion et politique, mais elle n’est pas passagère. Nos sociétés développées sont au pied d’un mur, ou au bord d’un fossé, comme l’était le comité central d’URSS dans les années 80 : les promesses tenues ne le seront pas et des bouleversements monumentaux vont survenir. Pour des raisons écologiques évidentes, mais aussi parce que les grands mouvements populaires à l’origine des dispositifs de redistributif ont disparu, laissant libre cours à l’accaparement des richesses par les puissants. L’austérité qui sera imposée ne pourra que se parer de l’appel à la sobriété que l’écologisme fait aujourd’hui entendre, devenant idéologie officielle et coercitive. La seule issue serait d’élaborer une véritable écologie politique capable de redéfinir collectivement nos besoins en renouant avec l’égalité sociale et la souveraineté populaire [9].

Faut-il instaurer un régime autoritaire pour sauver la planète, les hommes n’étant pas capables de se résoudre aux mesures indispensables dans un régime démocratique ?

En un sens, les écologistes se trouvent, mutatis mutandis, dans la situation d’un Eric Zemmour : vouloir faire effectuer à la société un virage à 180° pour rattraper une lente dérive réalisée depuis de nombreuses décennies [10]. De tels basculements exigent une mobilisation populaire exceptionnelle et/ou un durcissement du régime politique – les écologistes militent généralement pour la première mais sont de plus en plus nombreux à envisager le second, dans le sillage de Hans Jonas. La perspective dictatoriale face à la raréfaction des ressources a été précocement entrevu par les écologistes et est aujourd’hui devenue la toile de fond des récits d’anticipation à la tonalité de plus en plus post-apocalyptique. Un des moteurs du mouvement anti-« pass sanitaire » a été ce sentiment qu’il n’existe plus réellement de direction à nos sociétés depuis que le peuple a été congédié et que les divers épisodes d’autoritarismes improvisés ressemblent à des coups de sonde pour une possible mise au pas généralisée.

Plusieurs facteurs militent pour l’établissement d’une telle « écocratie » [11]. Il y a, bien sûr, la situation écologique alarmante et qui ne cesse de s’aggraver dans les domaines agricole, énergétique, climatique, nucléaire, sanitaire ou encore génétique, et qui entrent en synergie. Il y a ensuite l’escamotage de cette complexité au profit d’une focalisation croissante sur le seul facteur climatique, formant une orthodoxie monopolisée par les cercles techno-scientifiques et les grandes puissances mondiales, suscitant une mobilisation facile pour une jeunesse profondément angoissée, le tout au nom des intérêts supérieurs de l’humanité [12]. Enfin, l’écologie politique, imbibée des schémas marxistes-léninistes, fantasme sur un « écofascisme » introuvable mais ne possède strictement aucune défense immunitaire contre les tropismes totalitaires qui hantent la gauche historique. C’est, d’un côté, la vague « woke » qui y déferle, désignant l’Occident comme nouvelle incarnation du Mal absolu en retournant ses exigences de liberté et d’égalité contre elles-mêmes pour les anéantir [13]. C’est, de l’autre, plus fondamentalement, la singularité de l’écologie politique, oxymore qui accole la science, domaine du savoir, de l’épistémè, et la politique, domaine de la doxa, l’opinion : tous les totalitarismes prétendaient se fonder sur les Lois de la nature (lutte des races ou des classes) pour s’aliéner la sphère politique.

Un tel régime écocratique ne sera évidemment en rien écologique et se rapprocherait plutôt de la dynamique des empires décrit par Ibn Khaldoun [14], avec leurs cycles effondrements / restauration / déclin et leur confusion entre l’ordre naturel, la physis, et l’univers humain, le nomos [15]. Face à un tel retour à la pré-modernité [16], il n’est possible que de renouer avec le meilleur de l’héritage occidental, et contre des pans entiers de celui-ci.


[1Voir l’intervention auprès de l’association Technologos : « L’écologisme empêche l’émergence d’une écologie politique »

[6Voir l’article dans la revue « Front Populaire » : « L’écologie politique contre l’écologisme »

[9Voir l’entretien dans la revue La Décroissance « Décroissance et démocratie directe »

[10Voir la conférence chez les Décroissants d’Île-de-France « Immigration, écologie et décroissance »

[11Voir l’extrait du livre Éléments d’écologie politique : « Écologie politique, effondrement et écocratie »

[12Voir l’entretien dans la revue La Décroissance « Climat : la longue marche ? »

[13Voir l’entretien dans la revue La Décroissance « Face aux nouveaux inquisiteurs »

[14Voir la brochure L’horizon impérial

[15Voir la conférence chez les Décroissants d’Île-de-France « Écologie et démocratie directe »

[16Voir l’article dans la revue « Front Populaire » : « Wokisme et obscurantisme : articulations et complémentarités »