Podcasts et émissions de radio

dimanche 15 février 2026
par  LieuxCommuns

Ci-dessous quelques émissions à écouter ou lire, soit que nous en soyons les invités (« Interventions radiophoniques »), soit que nous ayons participé à leur élaboration (« Émissions de radio en collaboration »).

On trouvera dans la rubrique « Séries d’été » les regroupements thématiques estivaux du podcast « Hérétiques ».

Émissions de radio / podcasts en collaboration

Dernière émission du 15 février 2026


Fantômes de la gauche (avec Nathalie Heinich)

Parmi tous les bouleversements de notre époque, celui de la « gauche » est sans doute le plus spectaculaire. Il faudrait lister tous les combats populaires qu’elle a abandonnés, laissés à d’autres : la laïcité, bien sûr, la lutte contre les superstitions religieuses et particulièrement l’islam, mais aussi la dignité du travail et l’importation de main d’œuvre, le féminisme universaliste et l’intérêt collectif contre la marchandisation de tout, la rigueur scientifique et le mérite, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, la liberté de pensée… D’avant-garde de la modernité, la gauche est devenue, au fil des décennies, le parti du retour à l’obscurantisme

Voir la liste des émissions de radio / podcasts en collaboration depuis 2017

Néoténie, sadisme et divin marché (avec Dany-Robert Dufour)

Il y a des concepts qui ouvrent des mondes : celui de néoténie en est un. Issu de la biologie, il décrit Homo sapiens comme un animal prématuré, hanté par le délire et le fantasme de puissance, mais aussi être ontologiquement inachevé imaginant et modelant son propre monde. Cette conception, fondamentalement non-déterministe permet de comprendre les grands traits du monde contemporain. C’est le cas du sadisme, qui semble s’y déployer sous les apparences de la rationalité instrumentale et de l’économie de marché, comme du wokisme, dernier avatar de cette folie humaine qui cherche à en finir avec sa propre civilisation.

Déliaisons démocratiques (avec Marcel Gauchet)

Après avoir survécu aux totalitarismes du XXe siècle, les sociétés occidentales s’affrontent à leur propre puissance, qui se déploie sans gardes-fous. Reposant sur le double fantasme du marché et du droit, la mondialisation a prétendu à un arrachement au vieux monde sous couvert de sortie de l’hétéronomie millénaire. C’est donc la notion même d’autonomie qui est à questionner, ses réalisations concrètes, ses possibilités effectives, son projet existentiel et, avant tout, son actualité : la masse qui s’enorgueillit de son pseudo-individualisme cherche-t-elle encore la vérité, la sienne et celle du monde, ou se contente-t-elle de ce bonheur conforme qui détruit ses conditions même d’existence ?

Le signe juif (avec Georges Bensoussan)

La célèbre « question juive » renvoie aujourd’hui, immanquablement, au « problème musulman » et, plus profondément aux graves interrogations autour de l’état de la société française. La haine des juifs qui sourd à nouveau annonce un délabrement inconnu depuis des siècles et le retour de logiques d’épuration à la fois tribales et impériales, micro-sociologiques et géopolitiques.
Ces aspects de plus en plus inquiétants de notre quotidien soulèvent des passions qui dépassent de loin l’observateur qui, en se croyant extérieur à une histoire qui redémarre sans lui, croit s’en prémunir.

Les mouvances anti-Lumières (avec une partie de l’équipe)

La « cartographie des mouvances anti-Lumières » a été mise en ligne au printemps 2022 et en est aujourd’hui à sa quatrième version.
Élaborée par une petite équipe qui tente de la maintenir à jour, elle vise à recenser, sans prétention à l’exhaustivité, l’ensemble des personnalités, groupements et institutions qui travaillent à la fin du projet d’autonomie tel qu’il a été porté par la modernité, les Lumières, l’Occident comme germe de l’émancipation individuelle et collective.

Propagandes contemporaines (avec Yana Grinshpun)

La propagande était, depuis des millénaires, un simple « discours du pouvoir » justifiant la soumission du troupeau humain. Elle est devenue au XXe siècle une technique manipulatoire sophistiquée, élaborée et généralisée aussi bien par le matraquage publicitaire que par la terreur totalitaire. Depuis quelques décennies, les procédés propagandistes ont proliféré au point de saturer l’espace publique comme privé, chacun vendant un dogme ou une marchandise — soi-même à l’occasion. Dans ce cynisme omniprésent et ce nihilisme banalisé, reste-t-il une place pour la liberté de pensée, qui ne peut qu’être collective ?

Série d’été (2/2) : Écologie, technique et politique

L’écologie est avant tout une science, née au XIXe siècle, qui étudie les interactions des systèmes biologiques au sein d’un milieu. C’est une branche de la biologie avec laboratoires, crédits et chercheurs, au carrefour de la physique-chimie et de la géographie. Mais l’écologie est aussi une idéologie, qui a émergé dans la seconde moitié du XXe siècle, considérant les milieux naturels comme des milieux vierges et sains que l’Homme ne peut que perturber ou détruire, au risque de catastrophes voire d’Apocalypse. Enfin, l’écologie est également une politique, apparue plus tardivement, mêlant conservation des écosystèmes, appels à la révolution, contrôle des populations et néo-colonialisme, culpabilisation et disparition de la paysannerie, gestion bureaucratique ou militante.

Série d’été (1/2) : L’Occident et son devenir

Comme tous ces mots qui mériteraient d’être pensés ou repensé, il y a celui d’« Occident ». Proie de toutes les idéologies qui le louent ou le maudissent, il déclenche les passions et les anathèmes qui empêchent de comprendre, et cela semble comme un fait exprès, ce qu’est cet « Occident », ce qu’il a été et ce qu’il devient, ce qui y disparaît et ce qui s’y invente, ce à quoi nous pourrions tenir et ce qu’il faudrait y enterrer.

Castoriadis, penser l’époque (avec Quentin Bérard)

Pour celui qui cherche à comprendre le chaos du monde et considère toujours que ce sont les humains qui font leur histoire, la rencontre avec Cornelius Castoriadis est inévitable. Tout aussi inévitables sont les obstacles, nombreux et proliférant au fil des années, qui en empêchent l’accès et, parmi eux, tous ces leurres idéologiques qui saturent l’air du temps. Que, par extraordinaire, ceux-ci n’aient pas complètement pénétré son esprit, et le lecteur ira au-devant d’une des plus grandes aventures intellectuelles qu’il lui sera jamais donné de vivre.

Transformations du religieux (avec Chantal Delsol)

L’effondrement du christianisme semble achevé en Europe, refermant ainsi une période historique de plus d’un millénaire et demi. Mais cette victoire incontestée des luttes anticléricales, antireligieuses, laïques ou athées a un goût amer : plutôt qu’à une généralisation de la libre pensée nous assistons à la prolifération de pseudo-religions de substitution, tissées de croyances, de superstitions et de pensée magique. Ce néo-paganisme, constitué d’un mélange de marxisme dégénéré, de mystiques asiatiques, d’écologie, d’islam, de new age et de wokisme semble un bouillon de culture qui renverse les normes morales jusque-là évidentes.

Assimilation ou communautarisme ? (avec David Duquesne)

Parmi les gens issus des deux rives de la Méditerranée, il y a ceux, de plus en plus nombreux, qui ne retiennent que le pire des deux cultures : ils allient, dans un opportunisme consommé, la bigoterie musulmane et le consumérisme occidental, le clanisme bédouin et l’exigence illimitée de droits, l’antisémitisme islamique et l’instrumentalisation victimaire du racisme. Et il y a ceux qui, en face, sans rien ignorer de leurs origines, nourrissent une indépendance d’esprit, un regard critique et exigeant sur leur société, refusant de la voir sombrer dans les ténèbres de l’islam conquérant.

La religion woke (avec Jean-François Braunstein)

Comment comprendre la vague woke qui déferle depuis une dizaine d’années ? Ses partisans reprennent apparemment les ambitions légitimes des mouvements progressistes du XXe siècle, mais pour imposer un arbitraire de plus en plus autoritaire, contradictoire et délirant. On peut alors discuter de leur parenté avec la French Theory, le gauchisme des années 60-70 et le totalitarisme bolchevique et ses promesses millénaristes. Mais c’est surtout un nouveau courant religieux que le wokisme évoque, en cherchant à supprimer le savoir, la rationalité et, finalement, la réalité elle-même.

L’intelligence artificielle et son monde (avec François Rastier)

Ce que l’on appelle « L’intelligence artificielle » fait déjà partie de notre quotidien, que nous le voulions ou non. Surgie du monde de la science-fiction, elle rend notre réalité encore plus irréelle, imposant une multitude de questions, toutes plus pressantes et paniquantes les unes que les autres. Mais il ne s’agit pas là d’une révolution, plutôt d’un approfondissement des traits les plus régressifs de nos sociétés, mêlant surveillance de masse et foule solitaire, fuite de la condition humaine, conformisme mental et destruction de la pensée et du langage. Nous vivons simplement une nouvelle étape dans l’industrialisation de la bêtise.

La haine de la nature (avec Christian Godin)

Derrière le mythe de l’amour universel de la nature que chacun d’entre nous prétend ressentir se cache une réalité moins honorable : une haine indicible pour cet univers incontrôlable, mouvant et contradictoire qui échappe obstinément à notre volonté. Du fond de l’inconscient comme du cœur des sociétés historiques sourd une profonde ambivalence que l’on peine à masquer derrière les meilleurs sentiments du monde. L’écologisme lui-même, en croyant la nature bienveillante, est une manière contournée de la rendre maîtrisable. Cet aveuglement n’est-il pas le premier obstacle à la recherche de solutions ?

2024

Laïcité, athéisme et auto-institution (avec Catherine Kintzler)

Il y a des mots qui, depuis des décennies, sont rabâchés, usés, tordus, élimés jusqu’à la corde. La laïcité en fait partie, enjeu d’une guerre de position qui masque un projet de société et un choix de civilisation. Couramment réduite à la fameuse loi de 1905 et à la célèbre séparation de l’Église et de l’État, la laïcité mérite d’être examinée philosophiquement : elle repose et assure une liberté de conscience exceptionnelle dans l’histoire de l’humanité puiqu’elle postule une société qui s’auto-institue sans appel à une quelconque transcendance extérieure à elle-même, fondant du même coup la possibilité d’une communauté auto-gouvernée.

Les théologiens de l’écologie (avec Arnaud Blaret)

Tout le monde connaît le discours stéréotypé des idéologues écologistes : pour eux, il faudrait préserver une nature, fondamentalement bonne et harmonieuse, de toute influence humaine, fondamentalement mauvaise et destructrice. L’absurdité de cette position ne répond en rien à la crise écologique et relève plutôt de la rêverie judéo-chrétienne d’un mythique Jardin d’Eden. Mais peu de gens soupçonnent qu’il existe depuis une soixantaine d’années un courant religieux dont c’est la propagande explicite et qui ont pénétré toutes les institutions internationales environnementales.
Arnaud Blaret, humaniste, libre-penseur athée et autodidacte, a enquêté pendant des années sur cette nébuleuse théologique inconnue et à l’influence considérable

L’islamisation de l’Europe (avec Fadila Maaroufi)

La Belgique, centre institutionnel de l’Union Européenne, est devenue, sous nos yeux et en quelques années, l’avant-garde de l’entrisme islamique. Tiré par une immigration massive, l’islam a progressivement conquis un grand nombre quartiers, monté des commerces, infiltré puis fondé des associations, pénétré les partis politiques. La terreur de la Charia s’est installée dans la vie civile avec son lot d’intimidations, de chantages et de menaces.
Fadila Maaroufi, belge d’origine marocaine et travailleuse sociale, co-fondatrice du Café Laïque, îlot d’expression encore libre au milieu de la marée montante de l’islamisation, analyse pour nous la situation de son pays et nous exhorte à refuser l’ombre qui s’installe sans retour dans tous les pays européens.

Les militants du multiculturalisme (avec Aline Girard)

En quelques décennies, les terres européennes sont devenues multi-culturelles, sous les encouragements officiels à la diversité, au « vivre-ensemble » et à l’antiracisme. Ces bons sentiments cachent, de moins en moins, de dramatiques divisions communautaristes et confessionnelles menant à véritable éclatement du corps social et accélérant l’effritement de ce que l’on entendait jusque-là par « société ». Mais ce basculement historique est légitimé, défendu et activement promu par une nébuleuse militante mue par l’entreprenariat social dans la perspective néo-libérale du soft power américain.

Série d’été 2/2 : Totalitarisme, gauchisme, wokisme

Ce que l’on appelle le « wokisme » peut se définir, en première approche, de manière assez simple : il s’agirait de la reprise de luttes issues, et fondatrice, de la modernité – luttes sociales, luttes des femmes, luttes des écologistes, luttes des immigrés, etc. – mais dont la perspective n’est plus de changer la société, mais de changer de société. La question n’est donc plus tellement le changement social, mais la destruction des sociétés modernes elle-mêmes, dans toutes leurs dimensions, mais sans que l’on sache, jamais, ce qui viendrait les remplacer, sinon les idéologies islamistes, communautaristes et racialistes qu’ils promeuvent.

Série d’été 1/2 : L’extrême droite dans nos murs

Cela fait longtemps que le terme d’extrême droite n’est plus une catégorie politique mais un simple anathème. Comme tant d’autres mots importants, il serait essentiel de lui redonner un sens. Une première approche permet de dégager quelques critères simples : refus fondamental du principe démocratique, oppression des femmes, obsession d’un bouc-émissaire, nostalgie d’un passé mythifié et volonté d’expansion.

La révolution culturelle de 1960-1990 (avec Jean-Pierre Le Goff)

Si les sociétés occidentales n’ont cessé d’évoluer au fil de leur histoire millénaire, la vitesse et l’ampleur des transformations qu’elles ont vécues au sortir de la seconde guerre mondiale sont sans précédent. Déferlements techniques, basculements sociaux, bouleversements idéologiques, métamorphoses des mœurs : comment penser ces mutations anthropologiques dont le « wokisme » et son ambition de rééducation poulaire semble être l’ultime radicalisation ? Cette véritable révolution culturelle menée tambour battant et ses multiples implications n’ont toujours pas été pensées à leur juste mesure, civilisationnelle.

Pédopsychiatrie : la fabrique des barbares (avec Sofia)

Jusqu’ici cantonnés à des milieux jugés dépressifs ou nostalgiques, les discours alarmants sur le délabrement de nos sociétés se sont répandus. Ils sont maintenant cautionnés par le sommet de l’État, qui évoque ouvertement « l’effondrement » et la « décivilisation ». C’est que les effets concrets en sont de moins en moins escamotables : chacun peut vivre, à sa petite échelle, la dégradation continue de ses conditions de vie et l’irruption, à présent quotidienne, d’une violence feutrée ou meurtrière. Sofia, animatrice, institutrice puis psychopédagogue expérimentée décrit cette catastrophe permanente avec la justesse des praticiens de base pour en appeller à la renaissance de l’intérêt collectif et la fin de la bêtise savante.

Iran, Russie, Turquie... les anti-démocraties (avec Hamit Bozarslan)

Après la très forte polarisation de la planète lors de la guerre froide a émergé un monde multipolaire de puissances rivales. Un type particulier de régime s’est affirmé depuis une vingtaine d’années, qu’incarne singulièrement l’Iran des Mollahs, la Russie poutinienne et la Turquie d’Erdogan. Personnifiées par un leader qui enrégimente les institutions, ces nations qui se rêvent empires sont hantées par leur mission millénariste de domination universelle nourrie par une passion de revanche historique. Leur actualité géopolitique brûlante et croissante les place au cœur des grands déséquilibres du carrefour du monde.

Origines et métamorphoses du stalino-gauchisme (avec Guy Fargette)

Depuis le putsch bolchevique d’octobre 1917 en Russie, un nouveau type de militant mine les sociétés : les stalino-gauchistes. Habités par le déni passionné des dévastations communistes et renouvelant sans cesse leur chantage aux bons sentiments, ils instillent partout leurs réflexes totalitaires. On les retrouve aujourd’hui dans ce que l’on entend par « wokes » ou « progressistes », militants du genre ou pro-immigration, islamo-gauchistes ou écologistes radicaux, néo-féministes ou anti-flics. Pour comprendre leur dynamisme et leur audience, il faut se plonger dans leur généalogie historique, examiner leurs ressorts idéologiques et leurs procédés politiques, mettre à jour leurs motivations authentiquement religieuses et même millénaristes.

Islamisme, immigration et impérialisme (avec Boualem Sansal)

L’islam est-il « l’islamisme au repos« , comme l’affirmait Ferhat Mehnni ? Ou n’est-il pas plutôt, comme l’affirmait Fouad Zakariya, « rien d’autre que ce font les musulmans » ? Comment décrire le monde arabo-musulman bousculé depuis trois siècles par une modernité alors triomphante mais aujourd’hui en déclin ? Quelles relations le « sujet arabo-musulman » entretient-il avec cet Occident, cette Europe, cette France qui semblent à la fois haïs et adulés ? Faut-il distinguer immigration et migrations ? Qui émigre d’Algérie, pourquoi, comment sont vus les « émigrés » et comment ces départs sont-ils vécus par ceux qui restent ? La pensée d’Ibn Khaldoun, penseur de la mécanique impériale, peut-elle nous aider à lire la situation actuelle ?

La marche à l’empire (avec Gabriel Martinez-Gros)

Ibn Khaldoun, savant musulman du Maghreb du XIVe siècle, pourrait-il nous aider à comprendre les bouleversements de nos sociétés et le monde qui vient ? Ses analyses de l’empire arabo-musulman de son temps décrivent une dialectique subtile : le centre impérial, peuplé de populations productives et désarmées, se trouve régulièrement envahi par les tribus belliqueuses venant de ses confins, remplaçant ses élites avant de se pacifier à leur tour. Gabriel Martinez-Gros, historien médiéviste, tisse au fil de son œuvre une réhabilitation de la pensée politique d’Ibn Khaldoun qu’il applique à tous les empires historiques et voit dans les multiples basculements qui nous paraissent chaotiques le retour de cette logique millénaire particulièrement inquiétante.

2023

L’écologie : science, politique ou idéologie ? (avec Christian Lévêque) L’écologie est avant tout une science, née au XIXe siècle, qui étudie les interactions des systèmes biologiques au sein d’un milieu. Mais l’écologie est aussi une idéologie, qui a émergée dans la seconde moitié du XXe siècle et, enfin, l’écologie est également une politique, apparue plus tardivement, mêlant conservation des écosystèmes, appels à la révolution, contrôle des populations et néo-colonialisme, culpabilisation et disparition de la paysannerie, gestion bureaucratique ou militante. Ces trois aspects s’entrecroisent dans une grande confusion, que tente de démêler Christian Lévêque, écologue hydrobiologiste, directeur émérite à l’IRD et président honoraire de l’Académie d’Agriculture.

Le mirage du néo-féminisme (avec Sabine Prokhoris)
Émission des 1er et 15 novembre 2023. Depuis une dizaine d’année, un nouveau féminisme est apparu, bousculant les repères et les habitudes. Il a éclaté au grand jour avec le « mouvement #MeToo », visant à dénoncer les « violences sexistes et sexuelles ». Depuis, les scandales et les révélations se succèdent, dont l’objectif semble moins la cause des femmes de toutes cultures et de toutes conditions que la criminalisation systématique de l’homme blanc hétérosexuel au nom de l’« intersectionnalité ».Comment comprendre une telle lame de fond, qui modifie en profondeur nos sociétés et notre quotidien en généralisant la suspicion et la ségrégation des sexes ?

Le secret de l’Occident, avec David Cosandey
Émission des 1er et 15 octobre 2023. Le progrès technico-scientifique en Occident est incomparable à celui de toutes les autres grandes civilisations. Pourquoi ce processus historique s’est-il déroulé uniquement à l’ouest de cette péninsule eurasiatique et guère avant le XVIe ? Les explications génétiques, religieuses, culturelles, environnementales ou décoloniales sont toutes insuffisantes ou idéologiques. David Cosandey, dans une œuvre monumentale et peu connue (voir son site), avance une thèse originale et qui met en avant les phases historiques de polycentrisme géopolitique, générateurs de créativité, opposé à celle des grands empires unificateurs qui paralysent les sociétés.

Discours médiatiques et idéologie dominante, avec André Perrin
Émission des 1er et 15 septembre 2023. Les grands médias contemporains (presse écrite, radiophonique ou télévisuelle) véhiculent tout un ensemble de postures, de discours qui forment ce qu’il faut bien appeler une idéologie dominante, c’est-à-dire minoritaire dans la société car propre à une classe ou une caste. À l’intersection de la « gauche » et de la « droite », ce prêt-à-penser est une camisole bien-pensante qui vise précisément à empêcher de penser, par l’intoxication, l’intimidation, le chantage politique au « fascisme ». Quels sont les ressorts qui poussent la presque totalité des journalistes influents à colporter de tels discours ? Comment mener des réflexions libres dans cette époque de confusion délibérément entretenue ?

L’Occident et sa culpabilité narcissique, avec Daniel Sibony
Émission des 1er et 15 juin 2023. Face à l’offensive islamiste, l’Occident répond par la repentance. Face aux minorités communautaristes ou racialistes et, au-delà, face aux chantages des néo-féministes, pseudo-écologistes et autres wokes, l’Occident s’accuse et se flagelle. Cette posture néo-puritaine élude les véritables problèmes tout en se distinguant par sa pureté d’âme. Cet étrange sentiment qui mêle auto-dénigrement et magistère moral qui permet de se placer en surplomb en se posant comme responsable de tout, le psychanalyste Daniel Sibony le qualifie de culpabilité narcissique : il consiste à prendre sur soi la souffrance réelle ou supposée de l’Autre, afin de l’infantiliser en se plaçant soi-même au centre de la scène.

Heidegger et sa postérité militante
Émission des 1er et 15 mai 2023. Quel point commun entre le suprémaciste russe Alexandre Douguine, le Comité Invisible, le New Age, le racialiste Kémi Séba, le leader iranien Ahmadinedjab, la Théologie de la Libération, le penseur Bruno Latour, les complotistes que Qanon et l’anthroposophie de Rudolf Steiner ? Ils se placent tous, explicitement ou non, dans le sillage du philosophe allemand Martin Heidegger. La pensée de celui-ci, qui a transité chez M. Foucault ou Jacques Derrida, a engendré le mouvement de déconstruction (Destruktion) de la modernité, ouvrant les portes des discours irrationnels qui prennent aujourd’hui toutes les formes du wokisme dans le domaine du féminisme, de l’indigénisme, de l’écologie ou du racialisme.

L’individu en islam et en Occident, avec Sonya Zadig
Émission des 1er et 15 avril 2023. Est-il possible, aujourd’hui, de quitter l’islam ? Des centaines d’apostats en témoignent, qui ont pulvérisé l’assignation identitaire des proches, des islamo-gauchistes voire du quartier ou de l’« Oumma » toute entière. Mais de cet enfermement religieux, ne reste-il pas des traces profondes, inscrites dans le psychisme, la langue, le corps ? Se débarrasse-t-on si facilement de ces schémas de domination, d’irresponsabilité, d’exclusion qui ont été incorporés tant par les hommes que par les femmes ? Quelles sont les pathologies mentales que cet univers véhicule et celles, nouvelles, que font naître le délabrement de l’Occident ? Au délire mahométan, que répond le vide de la post-modernité contemporaine ?

Les enjeux des technocritiques, avec Daniel Cérézuelle
Émission des 1er et 15 mars 2023. Pour le sens commun, le progrès technique est indiscutable : ses bienfaits s’étendent à tous les domaines et ne font pas question. Pourtant, depuis au moins deux siècles, l’accélération, la sophistication et la généralisation des techniques se sont accompagnées de fortes critiques décrivant une dépossession croissante de l’existence par une innovation technologique que plus personne ne contrôle. Elle prétend régler les problèmes qu’elle a elle-même provoqués, nous entraînant dans un emballement qui semble sans limite et dont la face obscure et grandissante est déniée, accusant toute interrogation d’arriération et d’obscurantisme.

Une société multiculturelle est-elle viable ?, avec Céline Pina
Émission des 1er et 15 février 2023. Où en est-on de ce multiculturalisme de fait qui s’est installé au fil des années ? Existe-t-il des liens entre les phénomènes d’immigration, d’intégrisme religieux et de délinquance ? Le chaos qui s’installe de moins en moins discrètement est-il inéluctable ? Quel type de société se dessine-t-il derrière une actualité de plus en plus consternante ? Que pourrait être une sortie possible de cet effondrement ?

2022

Voile, féminisme et Islam, avec Naëm Bestandji
Émission des vendredi 25 novembre et 9 décembre 2022. Pour Naëm Bestandji, ce n’est pas la laïcité qui est mis en cause par l’omniprésence et la surenchère du voile islamique,, mais bien le féminisme lui-même, dont une partie croissante de ses militantes exhibe une complaisance incompréhensible envers ces symboles sexistes. Son livre Le linceul du féminisme – caresser l’islamisme dans le sens du voile explore certaines facettes de ces phénomènes déroutants qui questionnent autant l’islam littéral que l’islam pratiqué et les sociétés occidentales elles-mêmes.

Observatoire du Décolonialisme, avec Xavier-Laurent Salvador
Émission des vendredi 28 octobre et 11 novembre 2022. Xavier-Laurent Salvador, rédacteur en chef du site de L’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires, créé en janvier 2021, assure une veille quotidiennement, nourrit la réflexion et lance des appels afin de refuser l’avancée de ces nouveaux obscurantismes dans le monde intellectuel.


  • Le CCIF, faux nez de l’extrême-droite islamique
    Émission du 12 décembre 2020. Interviewé de Naëm Bestandji militant féministe et laïque. Le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) est une association politico-religieuse mettant en pratique une stratégie victimaire et une rhétorique d’inversion typique de l’islamisme politique.
  • La laïcité à l’école face à l’offensive islamiste
    Émission du 8 novembre 2020. Avec Nayla, revenant sur son parcours dans les milieux d’enseignement pendant deux décennies pour évoquer l’ambiance islamiste qui a abouti, sans surprise pour les gens du terrain, à la décapitation de Samuel Paty.
  • Sur les nouveaux OGMs — et ici la seconde partie
    Émission du 4 septembre 2020. Avec Hervé Le Meur, du site OGM Dangers : résumés techniques, questions écologiques, phiilosophiques et politiques et perspectives des prochaines innovations prévisibles.
  • Féminisme au Maroc et ailleurs — et ici la seconde partie
    Émission du 24 janvier 2020. Invitée Betty du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles [M.A.L.I.] (Maroc). Discussion libre sur les questions du féminisme et les libertés individuelles au Maroc.
  • Arrêt immédiat du nucléaire c’est possible — et seconde partie ici
    Émission du 4 octobre 2019, nous recevons Marie-Christine militante anti-nucléaire. L’arrêt immédiat est possible, encore faut-il avoir la volonté politique de le faire. Relance de la filière du charbon propre, interconnexion, puis diminution de la consommation voir changement de système autant de piste à explorer.
  • Le revenu d’existence : panacée incomprise ou fausse bonne idée ?
    Emission du 14 septembre 2018, nous avons organisé un débat radiophonique avec les deux avis divergent sur le « revenue d’existence » appeler aussi « revenu universelle ». Baptiste Mylondo (au téléphone) est économiste et philosophe et co-auteur de « Inconditionnel – Anthologie du revenu universel » (éditions du Détour). Jean-Luc issue des mouvements pour la décroissance et contre le nucléaire et co-auteur de « Revenu d’existence, salaire à vie : fausses utopies ? » (en recherche d’éditeur).
  • Waleed Al Husseini, un athée en « terre d’islam »
    Émission du vendredi 12 mai 2017, nous recevons Waleed Al-Husseini. Né en Palestine, Waleed Al-Husseini a été emprisonné et torturé, à cause de son engagement pour l’athéisme. Après s’être réfugié en France, il sera à l’origine du CEMF (Conseil des Ex-Musulmans de France). Il est auteur de deux ouvrages : l’un est auto-biographique : « Blasphémateur ! Les Prisons d’Allah », sorti en 2015. L’autre est un pamphlet sur la situation en France : « Une trahison française », sorti en 2017.

Interventions radiophoniques

Dernière émission :


« Les mouvances anti-Lumières » (avec une partie de l’équipe)
podcast « Hérétiques » des 1er et 15 octobre 2025


Voir la liste des interventions radiophoniques depuis 2011


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