Correspondances diverses

mardi 21 novembre 2017
par  LieuxCommuns

De  : Relledemocratie
À : Lieux Communs
Objet  : Utilisation d’un de vos textes
Date  : 28/05/11

Bonjour,

mon nom est coalize !

Vous avez peut-être entendu parlé que des soulévements ont lieu en
Espagne, et que ces mouvements font tâches d’huile en france ! Je suis un
représentant de la commission nationale de la communication du mouvement
Democratire réelle [Mouvement des indignés français].

après la lecture très intéressante d’un de vos articles :
http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph.... Nous désirerions nous
servir des conseils très avisés que vous mettez en exergue dans l’article
pour nos AG.

Je vous contacte donc pour vous demander la permission d’utiliser votre
texte sur notre site ; reelledemocratie.fr

Cordialement !

De  : Lieux Communs
À : Relledemocratie
Objet  : Re : Utilisation d’un de vos textes
Date  : 28/05/11

Salut !

> Vous avez peut-être entendu parlé que des soulévements ont lieu en
> Espagne, et que ces mouvements font tâches d’huile en france !

Vous pensez vraiment qu’on peux diffuser des tracts comme les nôtres et ne pas suivre ça ?
On a tellement suivi la révolution tunisienne qu’on est allé voir : http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...

Donc,bien sûr que nous sommes au courant et sommes déjà passé à Bastille, et nous comptons écrire un tract si le mouvement se poursuit.

Par ailleurs, un copain grec (mais à Paris) me donne des nouvelles d’Athènes, que je vous communique ci-dessous, à faire circuler, si vous le souhaitez.

> après la lecture très intéressante d’un de vos articles :
> http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph.... Nous désirerions nous
> servir des conseils très avisés que vous mettez en exergue dans l’article
> pour nos AG.
> Je vous contacte donc pour vous demander la permission d’utiliser votre
> texte sur notre site ; reelledemocratie.fr

Avec plaisir, ils sont fait pour ça.
S’il vous était possible de laisser la mention de notre collectif et de notre site, ce serait bien.
Ça permettrait à tout le monde de découvrir d’autres textes, que je vous recommande par ailleurs, si vous ne les connaissez pas, notamment :

’Comment manipuler une AG’ http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...
’La démocratie contre les élections’ http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...
’Autogestion et hiérarchie’ http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...
’L’anti-démocratisme’ http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...

Bon courage et à demain soir !

K.

De  : Relledemocratie
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Re : Utilisation d’un de vos textes
Date  : 28/05/11

Merci beaucoup de votre autorisation, K. !

Désolé, pour le ’peut-être’, effectivement, c’était juste une formule de politesse pour prendre contact ! :)

Merci pour votre autorisation !

Il n’était pas question de ne pas mentionner votre collectif, cela était non seulement prévu, mais tout à fait normal ! Il n’y a pas moyen que l’on s’approprie le travail d’autres ! :)

Et il est évident que je vais faire circuler les nouvelles d’athènes, cela nous concerne tous !

Coalize, pour reelledemocratie.fr

De  : Lieux Communs
À : Relledemocratie
Objet  : Re : Re : Re : Utilisation d’un de vos textes
Date  : 28/05/11

Re bonsoir Coalize

> Il n’était pas question de ne pas mentionner votre collectif, cela était non seulement prévu, mais tout à fait
> normal ! Il n’y a pas moyen que l’on s’approprie le travail d’autres ! :)

Certes.
_ Mais en même temps vous risquez d’être accusé de noyauter le mouvement (en notre nom !) ou au contraire de vous faire manipuler (par nous !) et surtout le contenu du tract risque d’être lu avec plus de méfiance que s’il est sans signature. Nous préférons infiniment que nos idées circulent sans nous plutôt qu’elles soient mal reçues ou mal comprises... Notre pari est bien sur qu’elles parlent d’elles-mêmes, mais la paranoïa étant la maladie politique du siècle...

Peut-être serait-il utile / souhaitable / possible de mettre en bas du tract une mention du genre : ’Tract récupéré en toute indépendance sur le site bla bla...’

A vous de voir en tous cas.

A bientôt

K.

De :Relledemocratie
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Re : Re : Re : Utilisation d’un de vos textes
Date  : 28/05/11

Ecoute, les bonnes idées, moi je les prend d’ou qu’elles viennent...

J’ai lu l’article en question, j’ai apprecié ce que j’y ai lu, et j’ai pas été cherché plus loin :-)

Je vous ai demandé votre permission ensuite pour l’utilisation car je pense que c’est nécessaire et normal !

de plus c’est surtout la partie concernant la manipulation des AG qui m’a fortement intéressée... 

et de plus, ce n’est pas pour des tracts, ou effectivement la question pourrait se poser, mais pour une reprise sur notre site internet...

Et concernant la paranoïa du siècle dont tu nous parles, perso c’est une des raisons pour lesquelles je m’indigne (pas la seule, tu t’en doutes bien)... : une bonne idée est une bonne idée : point

De plus, peut-être suis-je ignorant, peut-être suis-je naïf, mais je n’ai aucune idée, mais vraiment aucune idée d’ou vous vous situez sur l’échiquier politique, si cette notion a un sens pour un collectif indépendant ! Je n’ai pas eu le temps, ni l’envie d’approfondir cette question ! Ce n’est pas important !

La seule chose qui m’a intéressé c’est que vous aviez effectué un travail qui m’a plu sur le sujet sur lequel je recherchais des infos !

Je vous remercie beaucoup, et de votre travail, et de votre sympathie !

Cordialement,

Coalize pour reelledemocratie.fr


De  : Lieux Communs
À : Mondialisation.ca
Objet  : Qui pro quo
Date  : 22/06/11

Bonjour,

Nous venons de découvrir sur une page de votre site (http://www.mondialisation.ca/index....) l’article de Chems Eddine Chitour intitulé ’De la prise de la Bastille à la prise de la Kasbah : La parole est à la société civile’.

Dans la partie intitulée ’Mentalité dominante’, l’auteur de l’article cite élogieusement de longs extraits d’un de nos textes paru sur notre site et auquel il renvoie (http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...), tout en les attribuant à... Gilles Kepel !

Sans doute M. Chems Eddin Chitour a-t-il confondu la citation en exergue, qui est effectivement de M. Kepel (mais pas à son avantage !) du reste du texte, qui est de notre collectif, et de lui seul.

Merci d’informer l’auteur du qui pro quo, et de rectifier, l’article en question dût-il perdre de son cachet.

Cordialement

D.


De :F.
À : Lieux Communs
Objet  : Rapprochement avec les libertaires
Date : 10/01/13

Salut,

A la lecture de vos dernières nouvelles et de quelques uns de vos textes, je me pose une question : vous qui êtes partisans de l’autonomie et de la démocratie directe, comment vous situez-vous dans le mouvement d’ensemble pour l’autonomie et la démocratie directe (actuel et passé) et ses diverses composantes (anarchistes, syndicalistes, ’autonomes’...) ? En fait je me demande plus précisément qu’est-ce qui justifie votre maintien en dehors de l’essentiel de ce mouvement, puisqu’en dehors de nuances d’analyse vos propositions politiques me semble être les mêmes que celles de l’anarchisme. Quel(s) désaccord(s) fondamental(aux) ? Bien que vous me soyez sympathiques j’avoue être tenté, pour expliquer cet isolement, d’avancer l’hypothèse d’une séquelle gauchiste.
Ainsi, un projet de fédération pro-démocratie directe qui voudrait sincèrement promouvoir cette forme d’organisation, est pour moi inconcevable sans inviter l’ensemble des groupes et organisations libertaires. C’est parmi eux qu’on trouve une grande partie des partisans de la démocratie directe, et en leur sein elle a été expérimentée sous des formes multiples, même s’il y a plein de gros cons à Paris.

Amicalement,
François

De :Lieux Communs
À : F.
Objet  : Re : Rapprochement avec les libertaires
Date : 13/01/13

Bonjour François,

Quelques éléments de réponses à vos interrogations.

Sur nos divergences d’avec les ’syndicalistes’ et les ’autonomes’, notre texte sur le mouvement des retraites (http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...) nous semble apporter des précisions in vivo. Dans la même brochure, vous trouverez nos positionnements politiques, que nous n’avons alors retrouvés nulle part, tant en ce qui concerne sur le terrain le déroulement des AG que les revendications minimales.

Concernant nos rapports avec la nébuleuse libertaire elle-même, il est vrai qu’aucun de nos textes ne les stipule avec précision (c’est un chantier auquel nous devrions nous atteler dès que possible), même si il est facile de trouver de nombreuses pistes parmi tous les documents du site.
En quelques mots, une multitude de divergences existent qui, s’accumulant, renouvelle en permanence notre écart à ce milieu : sa dominante adolescente (jeunisme, clanisme, psittacisme,...) , son fétichisme récurrent (vestimentaire, langagier, historique, ...), son idéologie close (’antiautoritarisme’, volontarisme, ’populisme’,...) ou ses présupposés philosophiques (rousseauisme, spontanéisme, ..)...
Les quelques organisations un peu sérieuse (par exemple l’OCL et OLS) ne nous semblent tenter de s’extirper de ces stigmates que par un recours plus ou moins avoué aux catégories proprement gauchistes, et alignement sur ses fondamentaux (luttes des classes, islamophilie, ouvriérisme, etc.), renonçant par là au meilleur de l’héritage anarchiste, que nous prétendons nôtre.

Tout cela se vérifie largement à travers nos quelques travaux conséquents publiés en brochures, qu’ils portent sur le mouvement des retraites, les soulèvements arabe, les mobilisations grecques ou la question de l’identité, qu’il suffit de comparer avec n’importe quelle production estampillée ’libertaire’. Constats, questions ou perspectives diffèrent presque systématiquement. Ces divergences, voire oppositions frontales, ne nous empêchent pas de côtoyer plus ou moins fréquemment des personnes, des lieux ou des collectifs, mais c’est, à chaque fois, pour vérifier les limites de collaborations qui ne peuvent être que ponctuelles.

C’est donc pour sortir de ces cénacles que notre tentative de ’fédération pro-démocratie directe’ ne s’adresse, dans un premier temps, qu’à des collectifs non-idéologiques, quitte à ouvrir ensuite à ceux qui souhaitent se rallier à une initiative qui voudrait sortir des sentiers (re)battus. Nos interlocuteurs se trouvent donc être en bonne partie issus des mouvements des ’indignés’ français : leurs insuffisances sont patentes, mais ils n’ont rencontrés dans leur réel enthousiasme que sarcasme et noyautage - indifférence des milieux libertaires dans la plupart des cas.

Hors la naïveté désarmante des uns et la panoplie hermétique des autres, nous tentons donc de tracer un chemin qui ne louvoierait pas entre les grandes questions de l’époque, mais tout semble indiquer son impossibilité actuelle - et d’abord les tentatives incessantes de la rabattre sur le déjà-là.

Cordialement

P.

De  : JF
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Fwd : Re : Rapprochement avec les libertaires
Date : 15/01/13

Maracades,

Deux mots pour vous dire le mélange de malaise et d’approbation qui me saisit à lire le texte ci-dessous. Du côté des points d’accord : l’idéologie pour seul viatique, posture maintes fois signalée, notamment par Debord. A quoi il faut ajouter (également noté par les situs) l’a-théorisme agressif (mais tous les libertaires ne sont évidemment pas dans ce cas) couplé ave un pénible anti-intellectualisme, porteur d’une confusion volontaire entre position sociale “petite bourgeoise” et activité de pensée ; le rapport à un “peuple” idéalisé, intouchable, innocent, éloquente compensation d’une séparation sociologique, politique, culturelle d’avec celui-ci ; la naïve conviction consécutive que sa situation, son sort, lui feront tôt ou tard accéder à la connaissance et conséquemment à la haine de l’oppression qu’il subit, et conséquemment à la révolte, et conséquemment à... quoi, au juste ? En écrivant cela, j’ai l’impression de radoter (de répéter ce que je disais du “sujet de la méconnaissance”, et il faudrait développer, revoir, corriger, prolonger mes propos d’alors : c’est un boulot qui ne se fait pas par e-mail, ni en un tournemain...).

Vous parlez d’”ouvriérisme”, ce qui évoque une posture léniniste. Je parlerais plutôt de démophilie (pour ne pas reprendre le terme, pourtant plus adéquat mais utilisé aujourd’hui dans un tout autre sens, de populisme). [Et, de grâce, évitez les “fondamentaux”, un des cookies du novlangue journalistico-culturo-politicard !]

Mais aussi, du côté de ce qui grince à mes oreilles, des schématisations : la “dominante adolescente”, avec son “jeunisme, son “clanisme” et son “psittacisme”, d’abord. Comme s’il n’y avait pas, ou si peu (“dominante”), d’anars sortis de l’adolescence – ou bien faut-il comprendre que le mot dénote un état “psychologique” plus qu’une classe d’âge ? Certes, il ne s’agit que de quelques mots de réponse à un message...

Pour ce qui est du “gauchisme”, il faudrait tout de même employer le terme – qui renvoie lui aussi au léninisme ou du moins à la forme parti – avec un peu plus de rigueur, ou alors en disant la signification autre que vous lui conférez. Cf notre discussion de trottoir, le mois dernier.

Quant aux “indignés”, je n’ai sans doute pas la fibre assez militante (je veux dire : maïeutique) pour me retenir de me gausser aussi de leur naïveté : j’ai le tort de n’avoir jamais été très tolérant envers la niaiserie politique, quand bien même elle était pavée de bonnes intentions ; mais la leur dépasse tout ce que j’avais vu jusqu’ici. Cela dit, pour ceux qui se sentent des talents de pédagogue, il y a sans doute là des possibilités de faire avancer le bouchon de la conscience politique. Pour ma part, je n’ai simplement pas le courage d’y travailler, de suer sous le joug de cette aimable benêterie.

Et puis, la question de l’idéologie : qu’est-ce exactement qu’un collectif “non-idéologique” ? Comment entendez-vous le concept d’idéologie ? L’indignation est déjà le fruit d’une idéologie : celle qui s’étonne que les choses ne soient pas comme on les a dites au catéchisme, aux cours d’instruction civique ou d’histoire-géo, ou comme on les a entendues dans la bouche des politiciens. Début de lucidité – ou adhésion aux bases mêmes de l’ordre social via la demande de chefs “bons et justes” (Nietzsche), disant vrai et servant le bien commun au sein de “nos” institutions, à commencer par l’Etat ?

En fin de compte, un débat avec les “organisations un peu sérieuses”, genre OCL ou OLS, appuyé sur un ou des textes à discuter ave eux, ne vaudrait-il pas d’être tenté ? Qu’y aurait-il à y perdre ?

A bientôt,

J.F.


De  : G.
À : Lieux Communs
Objet  : architecture
Date : 07/12/14

Madame, Monsieur Bonjour.

Je me permet de vous contacter suite à une lecture intéressé de vos écrits. Je suis un jeune architecte qui tente de remettre un peu de politique et de sens dans sa profession. De longue date passionné par la philosophie, je cherche à établir un lien entre ces deux sciences, ces deux disciplines. Lors de mon master, aidé d’un ami, nous avons tenté d’analyser ce rapprochement.

En 1979, Hubert Damisch écrit : « Qu’avons-nous à apprendre, aujourd’hui, de l’architecture ? Ou encore : cette discipline, au moins en Occident, qui n’aura cesser d’informer le travail de penser, d’où vient qu’elle semble avoir soudainement perdu, au terme de ce millénaire, une bonne part de ses vertus didactiques et heuristiques, sinon toute pertinence théorique ?... La part très réduite faite à l’architecture dans le texte contemporain, critique autant que spéculatif, est un bon indice de la perte de sens dont cette pratique dans le champ culturel qui est pour l’heure le notre. »

Au delà, donc, d’un pur et simple constat de désintérêt des philosophes pour l’architecture, Hubert Damisch se pose la question du sens de cette négligence. L’architecture et la philosophie sont des savoirs-maitres pouvant jouer l’un pour l’autre le rôle de paradigme. Dans ce texte Damisch se demande si cette désaffection n’est pas à mettre en rapport avec une « perte de sens » qui aurait touché l’architecture contemporaine. Non, sans doute, parce que la philosophie aurait manqué à se tâche de « pourvoyeuse de sens », mais parce que l’architecture aurait désappris à penser, dans le même temps que la philosophie aurait cessé de la prendre en considération.

Je ne suis venu que très récemment à Castoriadis. Pour ainsi dire découvert dans une biographie consacrée, écrite par François Dosse. Le propos m’a suffisamment passionné pour que je me plonge dans ses oeuvres maitresses. Comme le disait Aristote, pour comprendre les choses il faut les voir en train de se développer, il faut les prendre à leur naissance. Les choses germent chez les Grecs. Ce qui fait la Grèce m’a semblait être un bon début. Dans la préface de Pierre Vidal-Naquet, il est fait mention de l’espace civique. Ce derniers nait en même temps que la cité. Vous comprendrez aisément l’intérêt porté à cette idée. Castoriadis parle de la démocratie grecque comme d’un germe, non pas d’un modèle transposable, d’une modèle finie, mais d’un germe nous permettant de mieux comprendre les faiblesses actuelles de notre système démocratique. La question spatiale me semble intéressante dans cette perspective là. Comprendre ce qu’il signifiait chez les grecs pour analyser son devenir.

L’espace, la rue, la ville, tous ces concepts ont été le lieu d’émergence de mouvement contestataire. La revue Utopie de Baudrillard et Tonka. Les situationnistes. Henri Lefevbre. Les mouvements étudiants-ouvriers occupant le terrain des luttes urbaines pour le droit au logement d’où naîtront les groupes révolutionnaires armés, dont les Brigades Rouges et Prima Linea.

L’espace est un enjeu de critique sociale. Il n’est aujourd’hui plus que sécuritaire, policier. L’architecte est, si ce n’est responsable, acteur de ce déplacement sémantique. J’aimerais connaitre le positionnement de Castoriadis sur cette thématique de l’espace. Savoir si dans ses textes, il est fait mention d’un intérêt particuliers pour l’architecture. La conçoit-il comme le support d’une devenir révolutionnaire ? C’est pour cette raison que je me tourne vers vous.

Face à la montée de l’insignifiance, je cherche ce qui fait défaut à ma profession. Trop souvent valet du prince, l’architecte doit aujourd’hui redevenir un citoyen-acteur. Je demeure persuadé que ce projet d’autonomie, si cher à Castoriadis, concerne également l’architecture. A travers ces différentes questions laissées en suspends, c’est une autonomie individuelle et collective applicable à la pratique de mon métier que je recherche.

Par avance merci pour votre temps.

Cordialement

G.


De  : R.
À : Lieux Communs
Objet  : Auto-analyse
Date  : 20/07/2012

Merci de me conseiller sur les ouvrages ou articles concernant l’auto-analyse pour poursuivre une démarche personnelle en suite d’une analyse effectuée.

Recherche également quelques articles sur Lacan, le langage et la pensée,les signifiants.

Avec mes meilleurs sentiments.

R.

De  : Lieux Communs
À : R.
Objet  : Re : Auto-analyse
Date  : 22/07/2012

Bonjour,

La première question que vous posez n’est pas simple.

Sans doute avez-vous déjà lu le texte d’E. Fromm mis en ligne sur le site (http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...), et, peut-être d’autres ouvrages de cet auteur qui traitent du sujet, par le biais - comme le dernier chapitre de ’L’art d’aimer’ (Introduction ici : http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...).

Il y a bien ’L’Auto-analyse de Freud et la naissance de la psychanalyse’, de D. Anzieu (PUF, 1998), mais qui traite plus la question sous un angle historique.

Par contre, vous avez dû voir que le lacanisme n’est pas vraiment notre tasse de thé...

Les quelques textes que nous pouvons vous recommander sur le sujet seraientt d’abord ’Au nom de la loi : Le social colleté par le lacanisme’ (http://www.magmaweb.fr/spip/spip.ph...) puis :

  • Lacan, de l’équivoque à l’impasse, de F. Roustang (Minuit, 1986),
  • Voyages extraordinaires en Translacanie, de F. Perrier (Lieu Commun – si, si ! – 1985),
  • Lacan : le fourvoiement linguistique, de A. Costes (PUF, 2003).

Voire ’Le Schizo et les langues’, de Louis Wolfson (NRF, 2002) ainsi que ’L’Effet ‘Yau de poêle’ de François George.

Cordialement

J.F.


De  : P.
À : Lieux Communs
Objet  : Contact local
Date  : 06/08/2013

Bonjour,

Sur l’Est de la France (Strasbourg et Lons le Saunier) , j’aurais aimé

savoir si une représentation autre que numérique, incarnée, existait ?

Bien cordialement

P.


De  : A.
À : Lieux Communs
Objet  : Publication
Date  : 07/09/2013

Bonjour,

Je vous envoie ci-joint un texte d’environ trente pages sur le thème de la démocratie réelle, popularisé par les Indignados de la Puerta del Sol à Madrid (2011). Le but du texte est celui d’indiquer des pistes pour être en mesure de rendre concret ce que n’est pour le moment qu’un slogan, ou une perspective politique trop condensée pour pouvoir éclaircir ceux qui seraient spontanément favorables.

Connaissant la teneur de vos publications – que j’apprécie – je vous propose d’envisager la publication d’une brochure, à vos soins, pour laquelle, au besoin, je serais disposé à contribuer financièrement.

Mes meilleures salutations

A.

A., [Universitaire, CNRS, retraité, Publication [ici] avec [Untel] et [là] co-écrit avec [Machin], [là aussi] et [ici encore] en collaboration avec [Tartampion].

De  : Lieux Communs
À : A.
Objet  : Re : Publication
Date  : 25/09/2013

Bonjour,

Votre texte est une sorte d’état des lieux sur la question de la démocratie réelle, qui entend poser les termes du débat. Mais nous n’allons pas le diffuser.

D’abord, parce que dans nos textes et brochures, nous présentons avant tout notre point de vue sur des questions ou des événements. Nous ne nous contentons pas de retranscrire les termes du débat. Or, dans votre texte, vous ne posez pas des questions essentielles à nos yeux. Par exemple la question anthropologique (combien de temps va-t-il falloir à des individus vivant dans une société individualiste et consumériste pour retrouver des réflexes collectifs à l’échelle d’une société, pas d’une place publique ?), écologiques (comment envisager la démocratie dans une société de pénurie liée à l’épuisement des ressources naturelles ?), technologique (si on fonde la démocratie sur internet, que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?), de l’Etat et des autorités, etc. Les préconisations énoncées dans votre texte, les conceptions idéologiques qui les sous-tendent ne sont pas neutres, malgré les précautions de langage dont vous usez pour les introduire, dans la plus pure tradition universitaire.

Donc, pour être francs, avons l’impression que vous n’avez lu aucun de nos textes.

Ensuite, vous le remarquez comme nous : l’engouement pour la démocratie directe augmente. Les textes sur la question vont se multiplier, comme se multiplient actuellement les sites défendant la démocratie directe, le tirage au sort, etc. Nous avons récemment fait une proposition à un certain nombre de collectifs animant ces sites, et qui nous semblaient politiquement proches de nous. L’idée serait de créer une fédération de collectifs adoptant des principes minimaux réunis dans une charte. Cela se concrétiserait par un site web où chaque collectif pourrait présenter ses idées, ses textes. Ce serait aussi un lieu de débat, qui permettra – espérons-le –de clarifier les accords et désaccords, et d’aller plus loin que ce à quoi chacun peut aboutir dans son coin. Ce pourrait aussi éventuellement être le lieu de publication de textes individuels comme le vôtre, mais tout cela n’est pas encore fixé et reste à mettre en place.

Bien cordialement.

LC

De  : A.
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Re : Publication
Date  : 28/09/2013

Bonjour

Je dois d’abord faire état de ma surprise – agréable – en lisant votre réponse. En effet, je ne suis pas habitué à recevoir des réponses argumentées (écrites). Disons que c’est rare.

Je n’avais pas le souci de présenter les termes du débat, mais plutôt de repérer, dans les idées qui sont présentées dans le débat, celles qui semblent correspondre à la fois à ce que recherche la démocratie réelle (rendre les citoyens acteurs des décisions politiques générales et de celles concernant des catégories de citoyens devenant elles aussi des acteurs collectifs), et celles avec le plus de probabilité d’être réalisables.

Pourtant vous dites aussi : « les préconisations énoncées dans votre texte, les conceptions idéologiques qui les sous-tendent ne sont pas neutres, malgré les précautions de langage dont vous usez pour les introduire, dans la plus pure tradition universitaire. ». D’accord que les préconisations et les conceptions idéologiques ne sont pas neutres, et je n’ai pas eu l’intention de cacher cela. Le texte d’ailleurs se veut politique.

Mais vous parlez de « questions essentielles ». Et vous donnez quelques exemples. Certaines me surprennent, mais je n’irais pas plus loin.

Je vous remercie à nouveau et espérons que je puisse une fois mieux centrer votre problématique.

Cordialement

A.

P.S. J’ai lu un de vos ouvrages (’Eléments pour une démarche politique ’), que j’ai trouvé intéressante et rentrant dans la problématique sur laquelle je travaille. De là est venue l’idée de vous envoyer le texte.

Je signale qu’une version de ce même texte sur la Démocratie réelle a été publié dans la revue [Trucmuche].

De  : Lieux Communs
À : A.
Objet  : Re : Re : Re : Publication
Date  : 10/10/2013

Bonjour,

Le texte de la brochure « Éléments pour une démarche politique » n’est pas de nous. Mais c’est vraiment l’exception qui confirme la règle : nous le diffusons avec les nôtres parce qu’il est introuvable par ailleurs, qu’il correspond à nos vues et nos préoccupations, et que son auteur nous a autorisés à le diffuser.

Si vous voulez comprendre l’importance pour nous de la question anthropologique et les limites que nous voyons aux « mouvements des places », nous vous invitons à lire notre brochure sur le mouvement des places en Grèce, notre tract sur le mouvement des indignés et le premier volet de notre brochure sur la démocratie directe.

Cordialement,

Petrus


De  : Lieux Communs
À : A.
Objet  : Contact
Date  : 15/10/2013

salut,

j’ai apprécié la lecture du compte rendu de votre conférence sur islamisme, islamophobie... j’ai moi même fais une lutte contre l’usage du terme ’islamophobie’ depuis 10 ans (notamment sur Wikipedia, mais j’ai lâché l’affaire au bout de quelques temps, et ait continué sur d’autres lieux, actuellemenmt ici : http://XXX), soulevant la question du délit de blasphème... voilà, j’ai découvert il y a quelques temps le CEMF, initié début juillet, et j’arrive pas à les contacter, malgré des messages laissé sur leur facebook. je voulais savoir si vous aviez moyen de les contacter et de leur transférer mon message. en fait, ça fait longtemps que j’attendais une telle association (même si c’est des républicains bobo), qui ne s’allie pas avec extrême droite et riposte laïque & co... et reste critique vis à vis de l’islam. en gros je voudrais les rencontrer afin d’être sur qu’il n’y ait pas d’individus tordus dans leur assoc... et pouvoir ainsi publier tranquillement un lien vers leur projet et peut être certains de leurs écrits.

voilà, en vous remerciant,

atheistement,

a.


De  : F.
À : Lieux Communs
Objet  : Vos Brochures
Date  : 21/01/2014

Est-il possible de se procurer vos brochures par abonnement ? Quelles en

seraient les modalités ?

En effet, habitant Arras, j’ai peu de possibilités de pouvoir me procurer

vos brochures.

Par ailleurs, seriez-vous d’accord pour que j’utilise vos tracts dans le

cadre des municipales en sachant que je ne me présente sur aucune liste et

que je souhaite tout bêtement profiter de ces échéances électorales

pour tenter de sensibiliser mes concitoyens aux questions essentielles que

vous soulevez ?

Vous remerciant par avance,

F.

De  : Lieux Communs
À : F.
Objet  : Re : Vos Brochures
Date  : 22/01/2014

Bonsoir,

La parution de nos brochures n’est ni très régulière ni très fréquente. Nous vous suggérons de les commander via le site de vente en ligne La Pétroleuse (voir la liste des libraires qui nous diffusent https://collectiflieuxcommuns.fr/sp...) Faites-nous savoir si cette solution vous convient, sinon, nous trouverons autre chose..

Quant aux tracts, nous sommes ravis de votre initiative. Dites-nous lesquels vous voulez, nous tâcherons de vous en faire parvenir une cinquantaine de chaque.

Bien cordialement,

Le collectif Lieux communs.

De  : F.
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Re : Vos Brochures
Date  : 27/01/2014

Ne vous embêtez pas pour les tracts, je vais les télécharger et les imprimer sur mon quota de photocopie, c’est toujours cela de gagner...

Je pense surtout à celui intitulé : ’L’oligarchie à visage humain’ et ’donner sa voix ou prendre la parole’ qui me semblent particulièrement bien adapté à notre réalité locale.

Amitiés

F.

De  : Lieux Communs
À : F.
Objet  : Re : Re : Re : Vos Brochures
Date  : 31/01/2014

Bon courage.

Tenez-nous au courant : les lieux où vous avez diffusé (marchés, etc), les réactions, les discussions que ça suscite. Cela nous intéresse beaucoup.

Bien amicalement,

Le collectif Lieux communs


De  : L.
À : Lieux Communs
Objet  : Mutuelle de solidarité
Date  : 04/04/2014

bonjour,

merci de m’envoyer les infos comment creer mutuelle solidarité comme la

votre s’il est possible ; je me suis renseigner auprès de la chambre de

commerce pas moyen je vais voir aves la maison des associations.......

De  : Lieux Communs
À : L.
Objet  : Re : Mutuelle de solidarité
Date  : 06/04/2014

Bonjour,

Il serait étonnant qu’une chambre du commerce puisse vous aider de quelques façon que ce soit à créer une mutuelle de solidarité.

En ce qui nous concerne, nous nous sommes rassemblés, à quelques personnes se connaissant bien, afin de cotiser chacun d’un montant fixe. Un trésorier s’est désigné, qui centralise les emprunts et les remboursement, c’est tout. Notre association n’est pas déclarée.

La première chose à faire en ce qui vous concerne, serait peut-être de trouver une petite dizaine de vos proches (amis, collègues, familles, voisins, etc..) en qui vous avez confiance et de faire de même.

Donnez-nous des nouvelles...

Bon courage à vous

Q.


De  : C.
À : Lieux Communs
Objet  : Groupe à Marseille ?
Date  : 15/04/2014

Bonjour !

Je suis sur Marseille. Avez-vous un groupe dans cette ville ou dans les environs ?

Merci


De  : R..
À : Lieux Communs
Objet  : Bravo
Date  : 03/08/2014

Merci pour vôtre excellent travail.....dommage que vôtre site soit H.S....à quand une véritable revue ?....vos thèses et documents mériteraient l’ écho le plus large.

Avez vous une boite postale ?

A+++

R.


De  : S.
À : Lieux Communs
Objet  : Se rencontrer
Date  : 05/09/2014

Bonjour,

Je viens de découvrir votre collectif et je suis très intéressé par votre démarche. Mais je constate que vos dernières publications et/ou interventions ont déjà un an. J’aimerai par conséquent savoir si vous continuer à être actifs et si oui comment je peux vous rencontrer ?

Merci et à bientôt j’espère

Sébastien

De  : Lieux Communs
À : S.
Objet  : Re : Se rencontrer
Date  : 11/09/2014

Bonjour.

Vous avez raison sur un point : nous sommes moins actifs en ce qui concerne nos interventions et réunions publiques : dans le climat actuel, les discussions fécondes et les débats constructifs se font rares — leurs comptes-rendus en témoignent — et nous avons de plus en plus de mal à rencontrer des gens qui fassent preuve d’un minimum d’autonomie, de curiosité et de rigueur.

Ainsi, Il est faux de dire que nous n’avons rien publié depuis un an : quelques clics sur notre site, ou la lecture de quelques textes annonçant les prochains vous en aurait convaincus. Notre dernière brochure date du mois de mai et annonce la suivante pour l’automne ; notre dernier tract a été publié en mars et notre présentation de nos ’Lectures de références’ en juin. Tout cela est annoncé sur la page d’accueil... Sans même parler du conventionnel ’Plan du site’, qui référence chronologiquement tout ce que nous publions.

Plus directement encore, la rubrique ’Textes à venir’ a été conçue spécialement pour répondre à c plus directement à ce genre d’interrogation.

Quant à se rencontrer, pourquoi pas ?

Cordialement,

Collectif Lieux communs

De  : S.
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Re : Se rencontrer
Date  : 11/09/2014

merci pour ces précision je vais tacher d’être plus vigilant !

bon courage et à bientôt donc puisque je sais maintenant comment trouver les infos.

Sébastien


De  : H.
À : Lieux Communs
Objet  : Beau boulot...
Date  : 18/09/2014

Pour la deuxième ou troisième fois, je me « promène »,sur votre site. Bravo, c’est du beau boulot !

Critiques argumentées,ça fait du bien aux neurones ! Continuez...

H.


De  : C.
À : Lieux Communs
Objet  : Re : Bravo
Date  : 21/10/2014

bonjour,

je viens de découvrir au fil de liens votre site, et semble partager TOTALEMENT votre point de vue ; j’ai essayé de m’inscrire mais ne sais si j’ai réussi, je vais faire un peu davantage votre connaissance en déambulant sur vos pages ... et je pense que je vais essaye de faire quelque chose pour soutenir votre action ;

je viens de créer un site pour essayer de relayer au maximum ces informations ; je vais essayer de vous y faire figurer en bonne place, et je pense que je vous citerai et copierai certaines de vos pages, qui expriment ce que je pense dans un français que je ne saurais rivaliser (c’est bien d’avoir des idées, encore faut-il savoir les exprimer !) ... avec votre accord de préférence.

sincèrement heureux d’avoir fait votre connaissance,

et à bientôt je l’espère,

C.

De  : Lieux Communs
À : C.
Objet  : Re : Bravo
Date  : 27/10/2014

Bonjour C.,

Merci de votre enthousiasme et de vos encouragements.

Apparemment, votre inscription à nos lettres d’information n’a pas marché, il faudrait réessayer, il y a quelquefois des ’bugs’.

Bien entendu, vous pouvez reproduire sur votre blog n’importe quel texte du site, à condition d’en faire apparaître la provenance, comme vous le faite déjà et comme nous le faisons nous-même.

Au vu de vos centres d’intérêt, nos dernières brochures devraient vous intéresser particulièrement :

Introduction générale à la brochure ’Démocratie directe : Principes, enjeux, perspectives’

https://collectiflieuxcommuns.fr/sp...

Ainsi que ce texte, qui est une invitation au débat :

Contre la Constituante

https://collectiflieuxcommuns.fr/sp...

... mais que malheureusement le principal intéressé a préféré éviter (http://etienne.chouard.free.fr/foru...), ainsi que d’autres collectifs (http://lescitoyensconstituants.com/...).

Il nous semble pourtant que nourrir les échanges ne ferait que nous fortifier...

Cordialement

LC


De : H.
À : Lieux Communs
Objet : Re : Revue de presse - - - - - - - - - Semaine du 07.11 au 13.11.15
Date : 15/11/15  

Outre lundi matin, je survole aussi Lieux Communs. Très islamo-critique.  
Suis à Saint-Etienne, villle qui n’a pas peur d’appeler un de ses sites d’info ARMEVILLE. 

 
Et je ne lis pas plus ici qu’ailleurs de mention du genre  
Nous finançons notre niveau de vie en exportant de plus en plus d’armes, et on nous renvoie parfois quelques minuscules pruneaux (sorte de rétro-commission) :

où est le problème ?   h.

De : Lieux Communs
À : H.
Objet : Re : Re : Revue de presse - - - - - - - - - Semaine du 07.11 au 13.11.15
Date : 18/11/15

Bonjour,  
Voilà qui est puissamment pensé.  
Bon courage pour les pruneaux.  
Q.