Condition d’existence de la multiculturalie

Communiqués internes n° 006 & 007 du Comité Central du gauchisme culturel
mercredi 9 août 2017
par  LieuxCommuns

Textes extraits du bulletin de Guy Fargette « Le Crépuscule du XXe siècle » n°31-32, octobre 2016.

La satisfaction des partisans du multiculturalisme est compréhensible devant les succès immenses, si longuement préparés, que leur idéal ne cesse de rencontrer un peu partout dans le monde occidental. Il convient donc de rendre explicite ce qu’un Comité Central conséquent ne manquerait pas de formuler par des communiqués internes à vocation de formation, afin d’éclairer définitivement la logique qui sous-tend cette activité idéologico-pratique. Il s’agit en somme de laisser s’exprimer le “surmoi collectif” de ses partisans les plus déterminés. Leur mot d’ordre peut se résumer à ce cri du cœur des populistes russes de la fin du XIXe siècle, qui fut la boussole du marxisme-léninisme dans toutes ses manifestations : “détruire l’Occident pourri !”.

Condition d’existence de la multiculturalie

(communiqué interne n° 006 du Comité Central du gauchisme culturel)

Écraser l’ennemi transcendantal : l’islamophobie

Manès Sperber avait constaté, après coup, que l’antifascisme avait servi de détour historique interminable, au point qu’après l’écrasement sans retour du “fascisme” (en fait du nazisme), il n’était plus question d’atteindre l’objectif d’une résolution de la question sociale. Cette fonction de diversion n’a cessé de se représenter, pour le plus grand bénéfice de notre cause qui se renforce de ses échecs mêmes. Jean-Pierre Vernant, par exemple, disait ne se sentir encore de gauche que dans la mesure où “je suis concerné et mobilisé partout où je vois le fascisme pointer une de ses grandes oreilles” [1]. Cet aveu éclaire la grande nouveauté qui s’est cristallisée dans les années 1970-1980 : l’antifascisme sans fascistes. Puisque nos ennemis ne se montrent pas à la hauteur de nos attentes, il faut les fabriquer nous-mêmes.

Le mauvais esprit d’un J.F. Revel, dont les ouvrages deviennent de plus en plus difficiles à trouver, à notre grande satisfaction, l’avait amené à formuler dès 1992 une observation particulièrement pernicieuse dans un éditorial du Point :

“On se demande souvent quelle idéologie va remplacer le socialisme. Mais elle est déjà là, sous nos yeux : c’est l’antiracisme. Entendons-nous bien : l’antiracisme dont je parle n’a pas pour but réel de lutter contre le racisme, pas plus que le socialisme n’avait pour but réel de lutter contre la pauvreté et l’inégalité. Ne les a-t-il pas toutes deux aggravées ? Comme toutes les idéologies, celle de l’antiracisme se propose non de servir ceux qu’elle prétend délivrer mais d’asservir ceux qu’elle vise à enrôler. Elle aussi aggrave les maux qu’elle fait mine de combattre. Agissant par la terreur et non par la raison, cet antiracisme fabrique plus de racistes qu’il n’en guérit. Telle toutes les autres idéologies, celle-ci est à la fois confuse et péremptoire dans la théorie, terroriste et contradictoire dans la pratique. L’anti-racisme idéologique, qu’il faut soigneusement distinguer de l’antiracisme effectif et sincère, attise les divisions entre les humains au nom de leur fraternité proclamée”.

Et il osait révéler que le but était de faire en sorte que seuls les Européens puissent être déclarés “racistes”. Une telle perspicacité aurait pu gravement miner les procédures les plus fondamentales de la multiculturalie. La précocité du diagnostic trahit l’infini mauvais esprit du personnage.

Heureusement, la lutte contre l’islamophobie permet aujourd’hui de passer à un stade très supérieur : tout état d’esprit réfractaire à l’indulgence illimitée pour l’islam doit être considéré comme doté des mêmes repères que le racisme transcendantal, et des mêmes sources que le fascisme transhistorique. Cette islamophobie doit être considérée comme l’abomination majeure qui résume toutes les autres. Sa dénonciation vient utilement prendre le relais d’une autre, célèbre en son temps, concernant l’“anticommunisme primaire”, thématique véhémente qui réussit à intimider tant de contradicteurs de la vraie gauche dans les années 1970.

L’islamophobie doit plus fondamentalement prendre la place réservée à l’antisémitisme dans notre démonologie, pour la plus grande satisfaction des imams et des mollahs, nos alliés naturels. Il nous faut sans cesse les conforter, car nous savons mieux qu’eux ce qui peut nuire intimement à l’esprit occidental en le paralysant par une culpabilité métaphysique illimitée. Nous sommes en effet les héritiers authentiques des intellectuels “progressistes” des années 1950 et 1960, qui surent voler au secours de la bureaucratie soviétique, si embarrassée par des classes ouvrières incapables de se soumettre à leurs directions “organiques” en Pologne ou en Hongrie par exemple.

Tous ces procédés sont hors de discussion. Ils gagnent encore en efficacité quand on les accouple à une autre exigence, comme la question de l’homophobie (nos ennemis devant être méthodiquement psychiatrisés) : tout occidental devra se convertir tôt ou tard à l’islam et à l’homosexualité, sous peine de devoir se considérer comme un déchet humain.

Paris, le 15 mars 2016


La multiculturalie triomphera !

(communiqué interne n° 007 du Comité Central du gauchisme culturel)

Sourate 33 Al Ahzab (les coalisés) :
59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles ...

Puissent les femmes saluer les progrès du néo-islam !

Effarée par les agressions de masse du 31 décembre 2015 dans diverses grandes villes européennes, l’Allemagne envisage désormais de mettre en place des wagons réservés aux seules femmes, tandis que la tenue féminine subit depuis quelques mois de superbes évolutions dans ce pays : les décolletés, les jupes “un peu courtes”, les nuques dénudées doivent disparaître. Le pantalon s’impose de plus en plus. Et s’il reste de grands progrès à faire, comme l’interdiction des pieds nus ou le refus de l’exhibition de chevelures provocatrices, l’allure des changements en cours démontre la puissance de libération des vérités “religieuses” vis-à-vis des valeurs occidentales ! Le caractère délicieusement dégoûtant de chaque centimètre carré de peau nue féminine est un appel à un multiculturalisme rigoureux. Les femmes doivent intérioriser cette honte d’elle-même ubiquitaire et permanente que l’islam leur impose.

Le ras-de-marée migratoire encouragé et fêté par le moralisme multiculturel produit déjà des résultats puisqu’en Allemagne, toujours, le projet d’abolition des publicités aguicheuses, que la morale officielle dit réprouver, mais sans parvenir à les endiguer, est désormais en vue. Il devient impossible, devant la névrose sexuelle de tant de mâles musulmans, de réfréner les risques d’agressions généralisées. Le plus simple serait que prévale une jurisprudence implacable : tout musulman ayant assouvi un désir urgent sous l’empire de ce genre de publicité serait automatiquement relaxé.

Il faudrait par ailleurs envisager la fermeture pure et simple des piscines aux femmes et aux enfants aux horaires habituels : l’un de ces migrants n’a-t-il pas éprouvé un besoin subit dans une piscine en Autriche et violé, avec la féroce brutalité qu’imposait sa lubricité toute spontanée, un enfant de 10 ans ? [2] L’Occident doit cesser de provoquer ainsi les éléments du prolétariat mondialisé... La vague d’agressions sexuelles dans les piscines en Allemagne et en Autriche dessine l’un des fronts de lutte essentiels aujourd’hui.

Nul doute que tous ces dispositifs permettant l’acclimatation des populations allemandes à l’islam, et surtout à sa faction la plus dynamique, assureront au mieux le triomphe des seuls maîtres qui comptent vraiment et qui sont légitimés par leurs droits intrinsèquement supérieurs...

Paris, le 18 mars 2016


[1cité par Daeninckx en 1997, Le Goût de la vérité, essai (Verdier)

[2Le 2 décembre 2015, dans la piscine de Theresienbad, à Vienne. L’auteur, un Irakien de 20 ans, arrivé en septembre 2015, a déclaré qu’il s’agissait d’une “urgence” sexuelle, après avoir tenté de faire accuser à sa place un de ses acolytes de 15 ans... Notons qu’à Bornheim, en Allemagne, la municipalité s’est mise en contravention avec les principes du multiculturalisme en décidant d’interdire ses piscines aux migrants adultes, qui ne parvenaient pas à se retenir d’assaillir les femmes et les jeunes filles...


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