Quatrième de couverture des brochure n°17 & 17bis « Les soulèvements arabes face au vide occidental »

jeudi 17 octobre 2013
par  LieuxCommuns

Ce texte est inclu dans nos deux brochures n°17 & 17bis « Les soulèvements arabes face au vide occidental - l’exemple tunisien », première et seconde partie.

Elle sont en vente pour 2€ dans nos librairies. Leur achat permet notre auto-financement et constitue un soutien aux librairies indépendantes (vous pouvez également nous aider à la diffusion).

Il est également possible de les télécharger dans la rubrique brochures.


  • La brochure n°17 est constituée des documents suivants :

    • Quatrième de couverture, ci-dessous...

  • La brochure n°17bis est constituée des documents suivants :

    • Quatrième de couverture, ci-dessous...

Ces brochures n°17 & 17bis ont donné lieu à une réunion publique dont le compte-rendu est ici


Écrits durant un voyage en Tunisie chez nos camarades quelques se­maines après le soulèvement de décembre-janvier 2011, ces témoignages, interviews, analyses et réflexions menés sur le terrain n’ont rien perdu de leur actualité.

Ils montrent un pays miné par une extrême droite musulmane qui règne au milieu de partis ravagés par l’opportunisme et l’inconséquence ; un peuple et des jeunes en lutte, mais sans autre perspective que le modèle occidental dans ce qui l’a de pire comme de meilleur ; des gens lucides et courageux aux prises avec une dégradation croissante de leur condition.

Tout cela était décelable, à condition de se démarquer des mythes en vogue : les révolutions Facebook, la démocratisation d’un régime enfin ali­gné sur les normes occidentales, les exaltations gauchistes de la révolte pour elle-même ou encore ceux qui n’y voyaient que la barbe des isla­mistes. Depuis, ces illusions ne sont pas tombées, mais simplement repor­tées ailleurs.

Car ce que ces soulèvements ont aussi mis en lumière, c’est le vide occidental. Vacuité des interprétations face à l’histoire en train de se faire, d’abord, mais aussi vide politique laissé par des populations repliées dans l’apathie et le conformisme pour ne pas avoir à affronter les inquiétantes réalités de l’époque. Vide de la civilisation occidentale, enfin, autrefois por­teuse des idéaux d’émancipation individuelle et sociale, mais qui, face à la régression archaïque, nationaliste ou religieuse, n’a aujourd’hui rien d’autre à proposer que le règne d’une oligarchie mondialisée, le pillage pla­nétaire et le nihilisme consumériste.

Le soulèvement tunisien a inauguré une ère de basculements géopo­litiques et de crises sans précédents. Mais il a également ouvert la voie aux peuples qui, dans ce maelström, refusent que leur destin soit dicté par quelques-uns. Plus que jamais, ceux qui désirent vivre dans des sociétés libres et égalitaires luttent pour faire advenir un monde viable et décent. Cette perspective nous la nommons, nous, démocratie directe.

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