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mercredi 28 novembre 2012
par  LieuxCommuns

Sur la situation actuelle...

La réunion était publiquement annoncée sur notre site mais également ici : http://www.demosphere.eu/node/31285 Son but, au départ, était de discuter de la situation politique et sociale de cette rentrée post-électorale, à partir du tract « Elections 2012 : l’oligarchie à visage humain - Impasses (...)

En réponse à...

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vendredi 30 novembre 2012 à 20h25 - par  Michel

J’ai lu avec intérêt votre compte-rendu et je me permets de vous poster un petit commentaire. Il y a dans la volonté et le désir de la pensée critique sociale de mettre en valeurs ainsi que peut le développer Gunther Anders dans « l’Obsolescence de l’homme », le fait que les moyens techniques et technologiques, aussi bien de gestion des êtres que d’administration, de production et de consommation des choses, sont devenus des moyens qui ne sont plus discutables, qui se reproduisent et qui se vendent. Ces moyens sont présentés comme des fins en soi sans que les objectifs de ces fins soient négociables et discutables. De ce fait, il apparaît pour beaucoup d’êtres que ce système est inéluctable et qu’il est irréaliste de vouloir discuter de ses fins et de ses moyens. Non pas, pour proposer une fin de l’Histoire sous la forme d’une sorte de « Cité idéale » ; mais plutôt sous la forme d’un constat sordide, déjà entrevu par Mandeville, d’une « Fable des abeilles » où toutes activités humaines auraient une réalité à tolérer en elles mêmes et ainsi il faudrait : des voleurs, des gendarmes, des bourgeois, des serfs etc. qui font fonctionner un système d’une sorte de ruche qui va se perfectionnant sous la « main invisible » du profit. Le processus marxiste est décalé dans la proposition d’une troisième révolution industrielle du capitalisme, me semble t’il. Car si les êtres humains n’échappent pas ou ne peuvent pas échapper, dans un raccourci de la description, à l’emprise législative et de contrôle de l’état, à l’exploitation même par ses formes contemporaines de management et de marketing des entreprises, à l’aliénation et à la fétichisation de la marchandise etc. Comment socialement et collectivement proposer une construction et une alternative à ce capitalisme sans attendre qu’il se perfectionne pour nous libérer ; alors qu’il tend déjà à se passer de nous comme acteurs sociaux ? La liberté est dans le coma du fait de l’omniprésence de la techno science et de ses gadgets au niveau des libertés civiques ; alors que chacun est libre dans la distance et la séparation individuelle de « faire comme il lui plaît », dit la publicité » au niveau de la vie ordinaire sans limites à part celle de posséder une bourse d’écus. La révolution personnelle intérieure est à développer bien entendu mais faire preuve d’exemplarité et d’esprit de désobéissance civile individuelle et collective est une autre paire de manches afin de tendre vers une auto-limitation et une sobriété volontaires émancipatrices.

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