Pour des assemblées générales autonomes

mardi 26 octobre 2010
par  LieuxCommuns

Ce texte fait partie de la brochure n°16 « Octobre 2010 - La lutte à la croisée des chemins ».

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La brochure est constituée des documents suivants :

  • Tract « Pour des assemblées générales autonomes », ci-dessous...

Tract distribué à 5.000 exemplaires lors des manifestations parisiennes d’octobre 2010

Ce tract a été traduit en Ἀρχαία Ἑλληνική


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TractAGAutonomes

Lors des mobilisations des gens se battent pour leur travail, leurs études, leurs conditions de vie, pour ne pas que d’autres décident à leur place : les Assem­blées Géné­rales (AG) sont le lieu où chacun peut re­nouer des rap­ports humains, s’approprier un pouvoir qu’on lui a confis­qué et inventer une démocratie réelle. Les rela­tions égalitaires qu’on y tisse et les choix aux­quels on est confronté tranchent avec la vie détermi­née et électorale ordinaire. Une assem­blée est un des rares endroits où il est possible de s’éduquer mutuelle­ment à la parole publique, à la discussion collective et à la prise de décision com­mune. Une telle impli­cation peut conduire à un éveil durable à la chose politique comme à un embrigadement ou à un véritable dégoût pour les combats collectifs.

Autour des AG se constituent des petites commu­nautés, où des gens jusqu’ici éparpillés par les ho­raires, les lieux, et les différences se ren­contrent et se retrouvent. Des liens précieux se tissent alors entre corporations, mi­lieux sociaux ou classes d’âge. Ces multiples échanges permettent que s’éla­borent d’autres images de soi que celles imposées par les hié­rarchies ou les statuts officiels, d’autres représenta­tions de la société que celles vé­hiculées par les média. C’est le moment où chacun peut inventer une démo­cratie réelle : des idées no­vatrices, des pratiques origi­nales, des cultures nou­velles peuvent alors être créées. C’est là que peuvent renaître des pensées et des pra­tiques politiques capables de surmonter le naufrage historique de toutes les gauches au XXe siècle.

Une assemblée est fondamentalement un lieu de pouvoir : si celui-ci n’est pas partagé entre tous du mieux possible, c’est qu’il est confisqué par une mi­norité, et les gens rassemblés ne pourront pas faire va­loir leurs revendi­cations propres, ni exprimer la ri­chesse, la force et l’originalité de leur mobilisa­tion.

Face aux manipulations

Se réunir de façon exceptionnelle, en grand nombre, entre gens qui se connaissent peu, pour me­ner une lutte urgente et risquée crée beaucoup d’an­goisse, d’excitation et de fantasmes.

Dans ces circonstances, on a tendance à s’en re­mettre aux « spécialistes » : militants profession­nels des syndicats, partis, groupuscules ou groupes déjà exis­tants. Ils tirent souvent leur légitimité d’être à l’ori­gine du rassemblement, de leur aisance à prendre la parole en public et de leur expérience gestionnaire.

Leur forte implication donne l’illusion qu’ils sont « avec nous ». Mais leur but n’est pas de tenir compte des aspirations des participants : c’est au contraire de s’en servir pour y plaquer des revendi­cations et un mode d’organisation qui ne sert que leurs intérêts poli­tiques ou carriéristes.

Leur mode d’action est répétitif, mais efficace :

  • Préparer : Les militants se sont déjà réunis pour dé­finir une tactique, les mots d’ordre et les revendica­tions sont bouclés, les tracts sont distri­bués, les af­fiches collées et les banderoles dé­ployées, l’ordre du jour est déjà prêt et les décisions n’ont plus qu’à être avalisées par l’AG.
  • Contrôler : La fonction de président de séance, si­non de la tribune, est assurée par un de ces spécia­listes pour in­fléchir le cours de l’AG en minimisant ou en ap­puyant les points à l’ordre du jour, les pro­positions à voter, en gérant la nature ou l’ordre des interven­tions, etc... C’est souvent à eux qu’incombe la tâche de parler à la presse, ou aux autres collectifs.
  • Occuper : Les manipulateurs ne sont pas qu’à la tri­bune : éparpillés dans l’assemblée, ils se relayent pour prendre la parole, appuient leurs interventions réci­proques afin que leurs discours fasse masse. Ils dis­cutent autour d’eux pour convaincre les gens, faire taire, diviser ou occuper leurs opposants.
  • Recruter : Faire circuler une pétition ou une liste de présence leur permet de recueillir vos coordonn­ées pour vous identifier, vous dis­créditer si vous vous op­posez, soit pour vous propo­ser quelques menues res­ponsabilités sous leur contrôle pour avoir une caution de « non-encartés ».

Le prêt-à-porter revendicatif, idéologique et organi­sationnel qu’ils mettent en place par ce noyau­tage est sans rapport avec la diversité et les désirs des gens. Chercher à constituer une as­semblée démocra­tique, c’est tout d’abord s’affronter à ces mili­tants bureaucra­tiques qui n’hésitent pas à mani­puler, me­nacer et sa­boter.

Se constituer en groupe d’action

Il est pourtant possible, à quelques-uns, d’interve­nir très efficacement en se constituant en minorité active, pour dénoncer les monopoles de pouvoir et les mani­pulations démagogiques. Il ne s’agit nulle­ment de rem­placer une clique par une autre en pre­nant la direc­tion des opérations, mais de permettre l’expression libre des individus présents et d’accom­pagner l’AG dans son cheminement et sa constitution.

Cette minorité peut aider à la maturité de l’as­semblée en incarnant d’abord des comportements dé­cents afin d’instaurer un climat d’écoute et de créativi­té. La domination et le suivisme sont des mécanismes que tout le monde porte en soi. Personne n’a besoin de leçons ou d’ordres, mais bien plus d’interventions qui font ap­pel à la liberté et à l’intelligence de chacun. Il n’y a pas à endoctriner, mais à favoriser par tous les moyens l’émergence d’une volonté collective indépen­dante. Un tel groupe peut favoriser par son existence les échanges d’idées et les initiatives pratiques.

Pour comprendre les impasses

Mais la mise à l’écart des apprentis dirigeants laisse un vide qui peut rendre la nouvelle si­tuation in­supportable. Avant d’être un or­gane de dé­cision col­lective, une AG en lutte est d’abord un lieu où se ren­contrent les gens. Se réap­proprier une autonomie nou­velle au milieu de gens sou­vent mal connus passe par un tâ­tonnement hasardeux, mais normal : dans notre vie courante, nous avons perdu l’habitude de prendre librement des responsabilités. L’exercice est d’autant plus dif­ficile que la pratique de l’autogestion est par nature imparfaite et inache­vée. Mais face à ce qui ap­paraît comme insurmon­table, le premier réflexe est… la fuite sous ses formes diverses : chantage à l’ur­gence (« on n’a pas le temps ») à l’action (« trop de par­lotte, il faut agir ») ou au nombre (« on est trop / pas assez nombreux ») qui sape toute construction du mouve­ment. Alternent également la multiplication des votes inutiles pour pal­lier à une in­consistance foncière (« déci­sionnite ») ; le mu­tisme géné­ral ou la parole in­hibée de peur de remettre en cause un ordre tacite ; le cha­hut lorsque le senti­ment d’im­puissance est trop grand ; les délires indivi­duels ou col­lectifs dès que la parole est libérée ; etc.

Les difficultés rencontrées font souvent dési­rer des solutions toutes faites  : se résigner à voir quel­ques-uns se surimpliquer et se constituer de fait en di­rection oligarchique du mouvement qui manoeu­vrera plus ou moins au grand jour ; penser que seul compte le rapport de force brut et se comporter en consé­quence - ou au contraire, rêver que tout peut être so­luble dans des échanges pacifiés et cou­rir après un consensus chimérique ; etc. Et, dans la plu­part des cas, se décourager et partir.

Le travail essentiel peut alors être d’analyser collec­tivement les phénomènes de foules pour donner un sens aux difficul­tés rencontrées. Par exemple dire que « personne ne décide » simplement parce qu’il n’y a pas de tri­bune est une illusion. La contrainte ne s’exerce jamais aussi bien que lors­qu’elle est mas­quée. En AG, cha­cun doit constam­ment se de­mander : « Qui fait la loi ici ? ». Qui édicte les règles d’organisation, qui pose les prin­cipes de fonctionne­ment ? Ils existent né­ces­sairement : repo­sent-ils sur quelques personnes charis­matiques ? Sur une morale non discutée ? De la même ma­nière, déjouer une ten­tative de noyau­tage ou de mainmise, ou dénoncer des proclamations sans ef­fets, c’est bien. Mais ce ne sera ni honnête ni efficace si on ne montre pas ce qui a permis cette ten­tative, ses res­sorts, comme par exemple une peur d’en­trer dans un conflit dur avec une tendance ou le gouvernem­ent ou une démission générale face aux res­ponsabilités à prendre.

Identifier les dynamiques de groupe, les rendre publiques et les analyser collectivement sans cris­pations ni lâcheté contribue à la lucidité collec­tive. Si l’on veut que l’AG soit réellement auto­nome, il faut que les relations de pouvoirs soient vi­sibles, parta­geables et critiquables, sans paranoïa. Il faut mettre en place une or­ganisation et des règles discutées et modi­fiées autant que nécessaire pour correspondre aux be­soins de l’assem­blée et de la lutte.

Faire appliquer quelques principes

Aucun modèle d’AG n’est indiscutable. Rien ne peut garantir l’entente entre les gens et l’intelligence collec­tive. Mais les nom­breuses expériences passées per­mettent de dégager quelques principes pratiques, régu­lièrement redécouverts sur le terrain.

  • L’AG est souveraine, elle seule prend les déci­sions. Les autres organes n’ont qu’une fonction d’in­formation, d’action ou d’analyse, et doivent régulière­ment rendre des comptes.
  • Les tâches sont tournantes. La rotation systéma­tique de toutes les fonctions (animateurs, secré­taires, ...) et de toutes les tâches (affichage, rédac­tion de tracts, ...) évite les monopoles et les fiefs.
  • Les mandatés sont contrôlés. Le vote de man­dats impératifs pour les délégués (désignés par exemple pour représenter l’AG à l’extérieur) et leur contrôle permanent est un principe qui permet la confiance.
  • La vigilance est de mise. La persévérance de cha­cun doit devenir une habitude face aux noyau­tages, aux manipulations, aux sabotages, mais aussi face aux peurs, délires et tâtonnements, qui sont humains.
  • Travailler la participation. Tout doit être fait pour que l’AG favorise de plus en plus l’implication du plus grand nombre, et non l’inverse. Cela suppose de rendre pu­blique les décisions et débats passés.
  • Se structurer autour de l’expression. Affiches, comp­tes-rendus et surtout journaux d’assemblées per­mettent de s’organiser, de rendre visibles les actions ou réflexions et de permettre une mémoire des luttes.
  • Créer des dispositifs, uniquement s’ils ré­pondent à un be­soin précis et allègent sans dommage les séances plé­nières : groupes de travail, commis­sions, cercles de discussions, points techniques, etc.
  • S’autoriser à chercher. Une assemblée est un lieu où les revendications habituelles et les mots d’ordre peuvent être reformulés et transformés pour corres­pondre aux désirs des gens rassemblés et non aux schémas idéologiques préétablis.

Le principe des AG s’est répandu depuis 1968, mais elles s’inscrivent dans la très longue lutte qui vise la gestion par la population elle-même de ses propres affaires, des sections révolutionnaires de 1789 aux soviets de 1917 et aux conseils hongrois de 1956. Dans ces assemblées popu­laires, la parole et le pou­voir ne sont plus la proprié­té privée de quelques oli­garques bien intentionn­és ou non, mais ils sont rendus à la sphère publique.

Les multiples choix à faire concernant la lutte (grève, revendications, préparations d’actions, coordi­nations...) ou la gestion du lieu (occupation, liens avec le quartier, approvisionnement...) engagent chacun au même titre : la démocratie radicale est d’abord une lutte permanente contre l’émergence d’une clique de décideurs.

Collectif politique Lieux Communs

www.magmaweb.fr - lieuxcommuns gmx.fr

PS : Sur le même sujet, on lira « Comment manipuler une assemblée générale », « L’antidémocratisme », « Perspectives des mouvements sociaux » et « Penser le passage du social au politique »


Commentaires

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Pour des assemblées générales autonomes
mardi 3 juillet 2012 à 23h06 - par  frigouret

Je pense que nous serons d’accord sur le principe que toutes les décisions de l’AG doivent être prises au suffrage universel directe. C’est bien plutôt sur la formulation des propositions que se joue la qualité démocratique de l’assemblée. La technique du tirage au sort pour constituer des groupes de travail me semble solide. Je n’ai pas idée de à partir de quel pourcentage un échantillon de personne reflète statistiquement la composition du groupe entier, mais si il s’avérait que cet échantillon soit encore trop important pour constituer un groupe fonctionnel, la succession assez rapide de groupes tirés au sort de taille raisonnable pourrait résoudre ce problème.

Pour des assemblées générales autonomes
mercredi 3 novembre 2010 à 11h27

Texte très inégal dans sa réflexion et surtout traversé de moments d’une naiveté assez édifiante.

Aux AG manipulées par une ou des minorités s’opposeraient les AG démocratiques donc « autonomes » faite de déconstruction/reconstruction de liens sociaux visant être des lieux de pouvoirs partagés, assumés et transparents. Ainsi la genèse des AG est-elle fixé à mai 68 mais on en retrouve le modele dans les soviets de 1917 et de la révolution de 1789.

Pour répondre aux manipulations de minorités organisées et formées agissant au sein des AG on préconise donc la constitution et l’organisation d’un « comité d’action ». Si ce n’est pas pas un serpent qui se mord la queue, je ne m’y connais pas...

C’est la nature meme du politique et de son expression en assemblée que des groupes se constituent pour faire valoir leur position et leur pouvoir déjà constitués. Ensuite, on peut se lamenter de cela et préconiser le remède en diffusant ce genre de texte pour inviter à la formation des « assembléïstes » et la construction d’une culture et d’une pratique d’assemblée qui aillent dans le sens du démocratisme voulu mais il n’en demeure pas poins que cela revient à arriver après la noce et déplorer de ne pas avoir été une orga déjà existante.

La démocratie d’assemblée inclue nécessairement les groupes constitués et leur combat pour le pouvoir et il se constitue nécéssairement avec le temps ce genre de réponse assembléïste qui déplore une telle situation.

Se réferer à 1917 et 1789 , là encore, belle illusion, ces deux dates sont bien les moments forts de la visibilté et de l’émergence des tendances et de leur organisation au sein des assemblées naissantes.

En revanche, le moment pertinent de se texte est bien celui où il est suggéré de se donner un temps en assemblée pour analyser les dynamiques de groupe qui s’opèrent, comprendre les pouvoirs présents et produire cette analyse dans le débat même de l’assemblée en question.

C’est bien la construction collective d’un « savoir de l’assemblée » qui peut modifier son usage et mettre fin à une certain nombre d’illusion, à commencer par celle des assemblées libérées des minorités.

L’assemblée n’est pas magique, tout comme le ciel est désenchanté depuis quelques temps déjà, les tensions et émotions que génèrent l’assemblée, doivent le devenir aussi.

jeudi 4 novembre 2010 à 18h39

Etrange critique, en vérité, et pour le moins confuse, auquel le texte répond déjà, me semble-t-il.

Le prétendu seul « moment pertinent de ce texte » où il est question d’analyser les pratiques groupales n’est en rien séparé du reste : c’est bien ce point, partout présent dans le tract, qui empêche de croire que "faire valoir ses positions« équivaut à »lutter pour le pouvoir« , ou qu’il faille se »libérer des minorités« , ou rêver à des AG »transparentes« ... »Naïvetés édifiantes", effectivement, et qui renvoient à cette autre, que les analyses de dynamiques de groupes se feraient de manière partout spontanée, homogène et immédiate, et chez tout le monde, à partir d’appels anonymes, ou pas du tout, nulle part et pour personne...

Ces « naïvetés » appartiennent à l’idéologie dominante qui considère que toute organisation se mue immanquablement en oligarchie manipulatrice, et à son symétrique gauchisant pour qui tout pouvoir est mauvais. Parti-Eglise-Armée- Etat bolchévique ou mouvement du 22 mars auto-dissout trois mois plus tard ? Alternative infernale qui se mord la queue, effectivement, et qui ne peut voir dans 1789 et 1917 qu’un long cheminement vers la Terreur et le putsch d’octobre, passant par pertes et profits les innombrables minorités actives, formalisée ou non, qui ne cessaient d’agir et de comprendre (l’un pour l’autre) dans le but d’abattre le régime en place et de créer des institutions égalitaires, pour tous.

Il me semble que nous sommes nombreux, aujourd’hui comme en 68, en assemblée comme ailleurs, à agir en ce sens, et ce texte se veut une tentative d’élucidation de nos tâches, loin de la magie insurrectionnelle ou du désenchantement manoeuvrier.

Q.

dimanche 7 novembre 2010 à 19h04

Et bien nous sans doute aussi tres nombreux a être impatients de voir ces « comité d’actions » venir s’activer dans les AG pour y apporter science, formation, analyses et même vérités dernières.

Mais nous les attendons toujours...

Si ma critique est confuse, leur présence, elle, reste invisible.

lundi 8 novembre 2010 à 16h18

Pourquoi autant de mépris ?

Les gens d’accord avec le contenu de ce texte sur les AG sont quelques-uns actifs, à St Denis comme à Tolbiac, à Angoulême comme à Rouen, et d’autres, encore, ailleurs, inconnus et anonymes, sans fanfares ni trompettes.

Présence « invisible » évidemment, et comment non ? Toujours minoritaires, peu nombreux et souvent maladroits, obtenant rarement la parole, la gardant peu longtemps, et ne la récupérant quasiment jamais, ils posent des questions dont les réponses sont à créer ensemble face à des assemblées en quête de "vérités dernières", ils hasardent le projet d’une émancipation mutuelle devant des militants ne jurant que par la « formation », tentent de regarder en face des magouilles inextricables et des répétitions générales mortes-nées quand n’est pire aveugle que celui qui ne jure que par des « analyses » puissantes et implacables, proposant une démarche intellectuelle qui ne peut être faite qu’avec les mains sales alors même que rien n’existe s’il n’est pas labellisé « science ».

On peut toujours attendre, effectivement... Mais quoi, au fait ? Ou qui ? Il y a mieux à faire.

J’avoue mal comprendre un tel acharnement. Ce texte se destinait à être une aide à l’action de quidams, partant d’expériences pratiques de quidams, rien de plus - mais rien de moins non plus.

Q.

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Pour des assemblées générales autonomes
vendredi 29 octobre 2010 à 23h19 - par  Yanick Toutain

Bonjour Nous venons (à deux) de parcourir très rapidement votre texte. Les points essentiels sont ceux qui ont motivé notre combat pour la délégation générale révocable.

Si la Commune pratiquait la révocabilité à grande échelle (1 pour 15000)

Si l’année 1917 a vu le quota dminuer (1 délégué révocable pour 500 ou 1000 délégateurs)...

.... depuis plusieurs années - DANS LE BUT DE COMBATTRE LES FAUX (ex) TROTSKYSTES, nous préconisons UN DELEGUE POUR 25 DELEGATEURS. En efffet, la liste des manipulations d’Assemblées Générales est une fidèle description des pratiques scandaleuses que les nouvelles générations de magouilleurs ont apprises des anciennes.

COnsidérer les AG de délégateurs 120, 500 ou 10 000 comme délibératives et décisoires est l’équivalent de la modification constitutionnelle de 1962 : donner au peuple l’ILLUSION de la participation, l’ILLUSION de la DÉCISION.

Plutôt qu’une AG de 800 personnes, la réunion (même en public, au centre d’un gymnase) d’un groupe de 32 délégués de base .... serait une GARANTIE DE DÉMOCRATIE BIEN SUPERIEURE au défilé des GRANDES GUEULES. (25 FOIS 32 = 800)

Ces 32 délégués rendraient compte EN PERMANENCE à leur 24 délégateurs. Et ces 24 délégateurs auraient toutes possibilités de débattre ENTRE EUX pour étudier (même minute par minute) les PROPOSITIONS et les VOTES de leur délégué de base.

Vous trouverez sur Google recherche délégation générale révocable idem par date chronologique http://revolisationactu.blogspot.com/2010/09/delegation-generale-revocable-un-groupe.html

salutations égalitaristes Yanick Toutain Julie Amadis