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samedi 24 septembre 2005

Nous voulons œuvrer pour une auto-transformation radicale de la société et l’instauration d’une démocratie directe capable d’établir l’égalité des revenus pour tous et de provoquer une redéfinition collective des besoins. Nous y voyons un début de solutions aux problèmes politiques, économiques et écologiques qui ravagent notre époque.
Nos positions ne sont pas des dogmes et ce site se donne pour vocation de les élaborer, de les diffuser et de les discuter. Les documents divers régulièrement publiés ici ne sont pas forcément de nous. Ils sont tous une invitation au travail de chacun, nullement des produits finis à consommer. Nous préférons « essayer d’activer en chacun ce qui ferait désirer la liberté et la fin de la domination, plutôt que de donner des leçons et des ordres ». Vous pouvez commencer par lire notre déclaration et notre forum aux questions. Il est également possible de s’abonner à notre lettre d’information pour suivre nos publications et notre revue de presse.

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Transformation sociale et création culturelle



Les gènes humains n’ont pas subi — que l’on sache — de détérioration du moins, pas encore. Mais nous savons que les « cultures », les sociétés, sont mortelles. Mort qui n’est pas forcément, et pas généralement, instantanée. Sa relation à une, nouvelle vie, dont elle peut être la condition, est énigme chaque fois singulière. La « décadence de l’Occident » est un thème vieux et, au sens le plus profond, faux. Ce slogan voulait aussi masquer les potentialités d’un monde nouveau que la décomposition de l’ « Occident » pose et libère, en tout cas recouvrir la question de ce monde, et étouffer le faire politique par une métaphore botanique. Nous ne cherchons pas à établir que cette fleur-ci, comme les autres, se fanera, se fane ou est déjà fanée. Nous cherchons à comprendre qu’est-ce qui, dans ce monde social-historique, meurt, comment et, si possible, pourquoi. Nous cherchons aussi à trouver qu’est-ce qui y est, peut-être, en train de naître.

Ni le premier, ni le deuxième volet de cette réflexion ne sont gratuits, neutres ou désintéressés. La question de la « culture » est envisagée ici comme dimension du problème politique ; et l’on peut tout aussi bien dire que le problème politique est une composante de la question de la culture au sens le plus large (par politique je n’entends évidemment ni la profession de M.Nixon, ni les élections municipales). Le problème politique est le problème de l’institution globale de la société. La réflexion est anti-« scientifique » au possible : L’auteur n’a pas mobilisé une armée d’assistants, ni dépensé des dizaines d’heures d’ordinateur pour établir scientifiquement ce que tout le monde connaît déjà d’avance : par exemple, que les concerts de musique dite sérieuse ne sont fréquentés que par certaines catégories socioprofessionnelles de la population. La réflexion est aussi pleine de pièges et de risques. On est plongé dans ce monde - et l’on essaie de le comprendre et même de l’évaluer. Bien évidemment, c’est l’auteur qui parle. A quel titre ? Au titre précisément de partie prenante, d’individu participant à ce monde, au même titre auquel il s’autorise d’exprimer ses opinions politiques, de choisir ce qu’il combat et ce qu’il soutient dans la vie sociale de l’époque.

Ce qui est en train de mourir aujourd’hui, en tout cas, ce qui est profondément remis en question, c’est la culture « occidentale ». Culture capitaliste, culture de la société capitaliste, mais qui dépasse de loin ce régime social-historique car elle comprend tout ce que celui-ci a voulu et pu reprendre dans ce qui l’a précédé, et tout particulièrement dans le segment « gréco-occidental » de l’histoire universelle. Cela meurt comme ensemble de normes et de valeurs, comme formes de socialisation et de vie culturelle, comme type social-historique des individus, comme signification du rapport de la collectivité à elle-même, à ceux qui la composent, au temps et à ses propres oeuvres. (...)

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