Mai 68 : Brûlante nostalgie

vendredi 10 septembre 2010
par  LieuxCommuns

Livre de G. Lambert, paru aux éditions du pied de nez, Paris, 1988 (B.P. 75163 Paris Cedex 04)

...« à Marouchka qui fut pour moi la plus belle flamèche de cet incendie-là »...

1 - Sous le canon du temps

Les « commémorations » médiatiques de mai 1968 ont fourni à tous ceux qui n’avaient pas réussi à éviter cette insurrection la possibilité d’en réécrire l’histoire. Ce fantôme, qui hante les galeries du spectacle depuis vingt ans et ne cesse d’y faire trembler les politiciens, ne pouvait pas être présenté au public, et en particulier aux jeunes générations, sans que ses aspects inquiétants aient été d’abord annihilés. La fête insurrectionnelle a donc été confisquée à ses auteurs, sous les encouragements des médias, par ceux qui, dès 1968, s’en voulaient les contremaîtres et n’en furent que les singes politiques : ces «  vedettes dérisoires (qui) venaient sous tous les sunlights pour déclarer à la presse qu’elles prenaient garde de ne pas devenir vedettes. » (1), ces rêveurs d’un Vietnam français - dont ils auraient été les stratèges - qui passaient leur temps à recycler leurs analyses et leurs « directives » pour, comme des sangsues, « coller aux faits » d’un mouvement qui se faisait sans eux (2). Les effectifs meneurs de la pesante parodie idéologique de la révolte qui devait contribuer à l’étouffer : les Bouguereau, Castro, Cohn-Bendit, Geismar, Kouchner, Malhuret, Weber, etc., toute une répugnante génération de militants arrivistes enfin arrivés dans les coulisses de l’Etat et aux postes professoraux et dirigeants qu’ils se vantaient de contester, ont accroché ostensiblement à leurs boutonnières - comme « palmes du mérite » - ce pavé qu’ils n’ont jamais lancé, si peu foulé, et qu’ils mériteraient bien plutôt de prendre dans la gueule, comme l’ont pris autrefois ceux à la succession desquels ils se bousculent.

Mais, pour figurer la vérité « historique », il fallait aller plus loin et mettre en scène l’image du mouvement dans son ensemble. Ceux qu’un journal baptisait les « sans-grades » ont donc eu enfin l’occasion de faire la preuve qu’ils étaient aussi bien parvenus que leurs anciens chefs autoproclamés. Les vieux racoleurs maoïstes recyclés en fils de pub ont pu se féliciter que les « prises de parole militantes » leur aient assuré cette excellente formation de techniciens de l’esbroufe qu’ils rentabilisent aujourd’hui en vendant du Mitterrand qui se décarcasse ou le dernier produit « révolutionnaire » qui va, pour la millionième fois, changer totalement votre vie sans rien en modifier.

Enfin, pour que le rôle de l’irréductible ne soit pas absent de la farce, on nous a présenté comme n’ayant « pas abandonné l’esprit de mai » deux tristes bouffons qui ne l’ont jamais eu et dont le second au moins en a été l’ennemi direct : ce Krivine qui ne désespère pas d’instaurer en France l’Etat bolchevique de 1917, et le briseur de grève stalinien Séguy, hué en 1968 par les grévistes de Billancourt, pas encore désespérés.

Et la génération qui n’a pas connu mai 1968 a été sommée de croire que ces instants merveilleux où « chaque seconde prenait une épaisseur d’éternité » n’avaient été rien d’autre que la caricature affichée par ces abusifs propriétaires.

Comment tout cela ne ferait-il pas rire ceux qui n’ont pas, depuis 1968, vendu leur esprit critique pour un plat de lentilles médiatiques ou sorbonnales ? Comment ne pas se sentir plus réjoui que floué quand, derrière le masque du désabusement méprisant pour les « anciens combattants nostalgiques », transparaît autant la peur qui, depuis vingt ans, n’a pas quitté les défenseurs de l’arnaque économique et du mensonge politique ?

Ces « célébrations » exorcistes ont mis en évidence que les endormeurs professionnels se doutent bien que les insurgés d’hier, s’ils ont - depuis leur défaite - recouvert leurs cœurs et leurs nerfs du vernis de la résignation, n’ont pas oublié leurs griefs. Comment le pourraient-ils, eux qui n’ont pas cessé d’être maltraités et qui, n’en déplaise au satisfait Joffrin, n’ont connu d’autre « progrès » depuis 1968 qu’un raffinement de l’art de les embrouiller accompagnant un perfectionnement de l’inquisition et du matraquage ?

Mais on craint également que mai 1968 ne parle aussi à leurs enfants : à ceux et celles qui ne sont pas épargnés aujourd’hui par les ignominies contre lesquelles leurs parents s’étaient dressés hier ; à ceux et celles qui risquent peut-être de ne pas se satisfaire, comme le fait l’ignoble Geismar, de vivre dans une société où « les droits de l’homme sont affichés dans les commissariats » (") qui n’en abritent pas moins d’arrogants spécialistes de l’arbitraire ; à ceux et celles qui - en décembre 1986 - ont fait voir dans les rues par milliers leur peu de goût pour l’hypocrisie, le mensonge, le cynisme, l’élitisme de carpette, et l’arrivisme piétinant l’humanité,et qui ne se laisseront peut-être pas aussi facilement rouler par les Julien Dray, Isabelle Thomas et Harlem des sbires (en attente de ministère) que leurs parents l’ont été par Serge July, Régis Debray ou Brice Lalonde.

C’est cette peur qui appelle « utopie », « rêves » ou « illusion lyrique », les désirs réalistes de 1968 et y oppose ce « réalisme économique » qui consisterait à « ne pas vouloir changer la société mais s’y intégrer ». C’est cette peur qui rêve qu’on ne voie pas ce « réalisme » là pour ce qu’il est : soumission aux diktats de patrons ayant réussi à briser toute communauté de défense des travailleurs, toute solidarité organisée, et qui peuvent ainsi contraindre les individus à supporter toutes les insultes, avaler des wagons de crachats, afin d’acquérir et de ne pas perdre un emploi toujours plus éprouvant et moins bien rémunéré, mais permettant néanmoins encore de payer une bouffe de plus en plus mauvaise, des clapiers de moins en moins habitables, et les quelques gadgets censés consoler de cette vie de zombie téléguidé.

On sait que les hommes peuvent se lasser de ramper ainsi. On sait que, malgré l’apathie dans laquelle on les a si subtilement installés, ils peuvent un jour en avoir marre d’attraper à pleines mains les perches merdeuses que leur tendent tous les défenseurs de l’étouffant et empoisonnant « bonheur » marchand. On sait que l’esprit de 1968, la volonté de créer « des structures au service de l’homme » au lieu d’être « des hommes au service des structures  » inhumaines, peut ressurgir en France comme il l’a fait depuis dans de nombreux endroits du monde, et qu’alors les gesticulations tapageuses de tous les « gagneurs » seront aussi ridicules qu’un bureaucrate stalinien devant des grévistes polonais.

On a donc tenté d’enterrer mai 1968 pas trop bruyamment, pour ne pas risquer de réveiller la colère qui dort d’un sommeil dont on ne sait s’il est très profond. Mais on en a tout de même trop fait car, mêlées à celles des radieux rangés, on a pu entendre les voix discordantes de gens disant : « Il faut recommencer » (3) . Et, comme ces vingt ans ne sont pas passés en vain, il est évident que « recommencer » ne pourrait signifier pour ceux-là rien de moins que : faire mieux.

Il en reste donc quelques uns pour lesquels l’histoire n’a pas la vertu soporifique que ses manipulateurs en attendent. Il en reste donc quelques uns qui peuvent encore se servir de leur mémoire au lieu de consommer passivement les souvenirs de leur jeunesse remodelés par les colporteurs d’aveuglements. On conçoit que cela puisse être gênant pour ceux qui se flattent de faire de toute tentative révolutionnaire un Disneyland (comme celui qu’ils planifient pour le bicentenaire de 1789). Mais cela ne peut que réjouir ceux qui, dès 1968, ne voulaient «  pas changer d’employeurs, mais changer l’emploi de la vie ».

Pour ceux-là, dont je suis, il est clair que si aucun de tous ces éditeurs tellement friands de « témoignages » et « histoires » de mai n’a cru bon de rééditer un recueil des inscriptions qui envahirent alors les murs c’est fort probablement parce qu’elles témoignent trop clairement de ce qui avait été en jeu cet été là ; parce qu’on y voit bien que c’est une manière de concevoir la vie et, donc, l’organisation sociale, qui était combattue dans tous ses aspects et non seulement quelques archaïsmes. J’ai donc cru bon de remettre ces inscriptions sous le nez de ceux qui souhaiteraient les oublier et de les faire connaître à ceux auxquels on veut les cacher. Ce sera ma contribution aux « commémorations » d’une époque qui ne me tient tant à cœur que parce qu’elle m’a initié aux plaisirs d’une vie sans dieu ni maître, si splendidement que je n’ai plus, depuis, voulu me résigner à ne plus en jouir.

Gérard Lambert.

Paris, octobre 1988.

Notes

1 - Le commencement d’une époque, in Internationale Situationniste, № 12, septembre 1969.

2 - « Tous les dirigeants politiques du mouvement se trouvaient dans les « paniers à salade », (le 3 mai 1968 - NdE) Donc, c’était spontané. Dans les cars on se regardait tous, on se disait : Mais d’où ça vient ? Ça ne peut pas être spontané. C’est pas vous ? - Non. - C’est pas ton organisation ? - Non. C’était effectivement spontané. » (Alain Krivine, jn Génération, « feuilleton » télévisé, TF1, mai-juin 1988.) « Je n’ai pas participé aux grandes manifestations qui ont suivi notre arrestation dans la cour de la Sorbonne (…) J’ai rencontré Roland Castro - lui non plus ne pouvait pas aller aux manifs : son organisation, l’UJ., était contre... Il m’a fait « chut ! » et il répétait : « C’est incroyable ce qui se passe, c’est incroyable » Il était venu voir, lui aussi ! » (Daniel Cohn-Bendit, Le grand bazar, Belfond, 1975) « On a commencé à distribuer des tracts pour inciter les gens à former des comités d’action. Mais ils ne nous avaient pas attendus ! » (Jean-Marcel Bougereau, in Génération, op. cit.) « Un militant de la FER crie : « C’est une folie, camarades. Repliez-vous. Ne suivez pas les provocateurs. » Sans résultat. » (Laurent Joffrin, Mai 68 - Histoire des événements, Seuil, mai 1988) « Le lendemain (10 mai - NdE) l’UJCML interdira à ses militants de manifester. » (Joffrin, op. cit.)’’Boulevard du Montparnasse, à proximité de Port-Royal, j’ai été interpellé (le 7 mai - NdE) par quatre membres du service d’ordre de l’UNEF, très émus, l’un d’eux pleurait même, complètement affolés et débordés par les événements, et qui ont tenu à me faire savoir que les manifestants irréductibles qui détruisaient les voitures et résistaient au service d’ordre par des jets de projectiles n’appartenaient pas à leur organisation (...) Ils m’ont supplié de faire intervenir mes effectifs pour mettre un terme à ces actes de vandalisme." (Rapport du commissaire Bondais, in Joffrin, op. cit.) Etc.

3 - In Edition spéciale, Antenne 2,19 mai 1988.


2 - Les murs ont la parole

Plusieurs recueils de graffitis de mai 68 sont parus dans les mois qui ont suivi. Nous avons emprunté à tous pour la présente édition. Nous n’estimons pas leur devoir de « crédit » étant donné que ces inscriptions étaient dès le début dans le domaine public.

[Idem pour cette mise en ligne]

Notre but étant de témoigner de la richesse de l’imagination et la lucidité qui avaient « pris le pouvoir » en laissant tomber l’Etat, nous n’avons pas reproduit tous les graffitis qui se trouvaient dans ces recueils mais une sélection éliminant systémati­quement les « mots d’ordre » des diverses langues de bois politicardes.

Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs.

Millionnaires de tous les pays, unissez-vous ; le vent tourne.

Mettez un flic sous votre moteur.

Exagérer c’est commencer d’inventer.

Nous refusons d’être H.L.M.isés, diplômés, recensés, endoctrinés, sarcellisés, sermonnés, matraqués, télémanipulés, gazés, fichés.

Je t’aime ! ! ! Oh ! dites-le avec des pavés ! ! !

Laissons l’inoubliable !

J’aime pas écrire sur les murs.

Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.

Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse. Ne comptons que sur nous mêmes.

Refusons le dialogue avec nos matraqueurs.

Je crie. J’écris.

№ 595 378 822 334bis de l’anonyme contrainte.

Chariot ! Nous ne sommes plus des veaux. Nous ne sommes plus dévots devant mon général.

Assez d’églises.

Rue des écoles : école de la rue.

Et si on brûlait la Sorbonne ?

Le conservatisme est synonyme de pourriture et de laideur.

Ouvrons les portes des asiles, des prisons, et autres facultés.

Si vous ne voulez pas de pépins, évitez le noyautage.

Attention : les arrivistes et les ambitieux peuvent se travestir en prenant un masque « socialard ».

Je décrète l’état de bonheur permanent.

La barricade ferme la rue mais ouvre la voie.

J’ai quelque chose à dire mais je ne sais pas quoi.

L’infini n’a pas d’accent.

Sous les pavés, c’est la plage...

Pour un lycée démocratique dans la société sans classes.

Pour un lycée sans classes dans la société démocratique.

Il n’y aura plus désormais que deux catégories d’hommes : les veaux et les révolutionnaires. En cas de mariage, ça fera des réveaulutionnaires.

Un bon maître, nous en aurons un dès que chacun sera le sien.

Tout pouvoir abuse. Le pouvoir absolu abuse absolument.

D’un homme on peut faire un flic, une brique, un para, et l’on ne pourrait pas en faire un homme ?

Camarades, vous enculez les mouches.

Rome... Berlin... Madrid... Varsovie... Paris...

Je joue

Vive la cité unie vers cithère.

Concours du prof le plus bête : Osez donc signer les sujets d’examen.

Dans le décor spectaculaire, le regard ne rencontre que les choses et leur prix.

Jém ékrir en fonétik.

L’économie est blessée, qu’elle crève !

Déjà dix jours de bonheur.

Ouvrez les fenêtres de votre cœur.

Quand le patron est libre, l’usine est un bagne.

Voir Nanterre et vivre. Allez mourir à Naples avec le Club Méditerranée.

Je suis marxiste tendance Groucho.

Si vous pensez pour les autres, les autres penseront pour vous.

Soyez réalistes, demandez l’impossible.

Enragez-vous !

Le respect se perd, n’allez pas le rechercher.

Au pays de Descartes, les conneries se foutent en cartes.

Pas de replâtrage, la structure est pourrie.

Faites la somme de vos rancœurs et ayez honte.

Déboutonnez votre cerveau aussi souvent que votre braguette.

Lieu de parole ou bien lieu de parlerie aliénée ?

Solitaire d’abord, solidaire enfin !

Vive Bonnot.

Vive Babœuf.

Il est interdit d’interdire.

L’art est mort. Godard n’y pourra rien.

Un seul week-end non révolutionnaire est infiniment plus sanglant qu’un mois de révolution permanente.

Ne me libère pas, je m’en charge.

Baisez-vous les uns les autres sinon ils vous baiseront.

Ne prenez plus l’ascenseur, prenez le pouvoir.

Pourvu qu’ils nous laissent le temps...

Si je pense que rien ne doit changer, je suis un con.

Si je ne veux pas penser, je suis un lâche.

Si je pense que j’ai intérêt à ce que rien ne change, je suis un salaud.

Si je suis un con, un salaud et un lâche...

je suis pour de Gaulle.

On ne revendiquera rien. On ne demandera rien. On prendra. On occupera.

Autrefois, nous n’avions que le pavot. Aujourd’hui, le pavé.

Il faut systématiquement explorer le hasard.

Il faut paver les lacrymeurs !

Les motions tuent l’émotion.

La forêt précède l’homme, le désert le suit.

Ne changeons pas d’employeurs, changeons l’emploi de la vie.

Je ne suis au service de personne, le peuple se servira tout seul.

Nous n’avons fait que l’insurrection de notre révolution.

Ni robot, ni esclave.

Les syndicats sont des bordels.

Nous sommes tous des juifs allemands.

La pègre, c’est nous.

Nous sommes tous « indésirables ».

Aimez-vous les uns sur les autres.

Vite !

L’art c’est vous.

Le veau d’or est toujours de boue.

Nous voulons les structures au service de l’homme et non pas l’homme au service des structures. Nous voulons avoir le plaisir de vivre et non plus le mal de vivre.

CRS qui visitez en civil, faites très attention à la marche en sortant.

Jeunes femmes rouges, toujours plus belles.

CRS vous pouvez résilier votre engagement ici.

Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi.

Cache-toi, objet.

Le contingent ne sera pas briseur de grèves.

Céder un peu c’est capituler beaucoup.

Non à la révolution en cravate.

La plus belle sculpture c’est le pavé en grès, le lourd pavé critique, le pavé qu’on jette sur la gueule des flics

Faisons nos affaires nous mêmes.

Tirez l’esprit du cachot ici.

Ici, bientôt, de charmantes ruines.

L’imagination prend le pouvoir.

Construire une révolution c’est aussi briser toutes les chaînes intérieures.

Chassez le flic de votre tête. Plus jamais Claudel.

Plus que jamais créer des comités d’action. Avant tout créer des comités d’action. Victoire grâce aux comités d’action. Avez-vous votre comité d’action. Si non créez votre comité d’action.

La culture est un bouillon.

1936, dernière couche de peinture.

Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes.

Je chie sur les politicons, sur les installés. Je chie sur les frontières et les privilégiés.

Celui qui peut attribuer un chiffre à un texte est un con.

A bas les journalistes et ceux qui veulent les ménager.

Ne vous endormez pas à l’ombre des comités. Je jouis dans les pavés.

L’humanité ne sera libre que lorsque le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate (du dernier gauchiste).

La culture est l’inversion de la vie.

Seule la vérité est révolutionnaire.

Je prends mes désirs pour la réalité car je crois en la réalité de mes désirs.

Mai 68 : la France vaque à ses occupations.

Plus je fais l’amour, plus j’ai envie de faire la révolution. Plus je fais la révolution, plus j’ai envie de faire l’amour.

La marchandise, on la brûlera.

Le béton éduque l’indifférence.

Les gens qui travaillent s’ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s’ennuient jamais.

Vive les mômes et les voyous.

3 -Citations reproduites sur les murs

  • « Dans la révolution, il y a deux sortes de gens : ceux qui la font, ceux qui en profitent. »

Napoléon.

  • « Je vis que dans l’histoire on avait le droit de se révolter pourvu qu’on jouât sa vie. »

Jules Vallès.

  • « La barricade est l’indication la plus sûre de l’essor révolutionnaire. »

Maurice Thorez (Barricades de Roubaix, Juin 1937).

  • « Plutôt une fin effroyable qu’un effroi sans fin. C’est le testament policier de toute classe agonisante. »

Karl Marx.

  • « Tout bien considéré sous l’angle du guetteur et du tireur, il ne me déplaît pas que la merde monte à cheval. »

René Char.

  • « C’est parce que la propriété existe qu’il y a des guerres, des émeutes et des injustices. »

Saint Augustin.

  • « La sévérité envers les grand hommes est la marque des peuples forts. »

Plutarque

  • « L’Etat a une longue histoire, elle est pleine de sang.

Clemenceau

  • « Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante. »

Nietzsche.

  • « Le combat est père de toute chose »

Heraclite.

  • « Dieu est un scandale. Un scandale qui rapporte. »

Baudelaire.

  • « Pénétrez idéologiquement les classes ouvrières. »

Mao Tsé Toung.

(Commentaire :) Qui va se faire enculer ?

  • « Amnistie : acte par lequel les souverains pardonnent le plus souvent les injustices qu’ils ont commises. »

Ambrose Bierce.

  • « La bourgeoisie n’a pas d’autre plaisir que celui de les dégrader tous. »

Karl Marx.

  • « La liberté est le crime qui contient tous les crimes. »

Saint Just.

  • « La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini. »

Bakounine.

  • « Déjà un vent salubre se lève d’un bout à l’autre de l’Europe, bousculant les barrières. »

De Gaulle (à l’Université de Bucarest)


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